07.03.2010
En campagne à la campagne...mais en ville
Il y avait une petite foule ce matin dés 10 heures pour la balade de la biodiversité entre XIe et XXe arrondissement. Une bonne quarantaine de personnes dont des curieux attirés par l'effet facebook pour une visite pas virtuelle du tout pour le coup.

Sur Alexandre Dumas, on comprenait visuellement le Paris du début 19e, cerclé à l'Est par des vignes approvisionnant la consommation locale. Celle des populations ouvrières notamment, nombreuses à cette époque et habituées des "folies" et autres lieux de convivialité à la périphérie du Paris d'alors. Nous longeons un bâtiment érigé par une ancienne famille propriétaire terrienne, lieu de construction de locomotives livrées en Bretagne.En remontant vers le 20e, on (re) découvrait un patrimoine industriel et sa végétation parfois unique. Des traces des vignes, encore agrippées à des fenêtres…
Entre les interstices de pavés, un début de vie. Saviez-vous que plus de 50% des arbres à Paris sont ceux que nous voyons le long de nos avenues?
Du coup, notre proposition de planter "1 million d'arbres de ville en priorité en petite couronne" trouvait tout son sens. Au-delà de l'aspect visuel, cette flore parfois faite de "presque rien". Un univers en réalité qui attrape la poussière, décante les eaux de pluie ou nous protège de quelques degrés des chaleurs estivales. Pour beaucoup aussi de résidant-e-s qui restent à Paris toute l'année, le seul contact avec un tampon végétal dans une ville qui reste très minérale.
Derrière le Père-Lachaise, un petit jardin miraculé, lieu d'une biodiversité et d'une faune en hibernation : quelques photos qui vous transporteront peut-être dans un imaginaire extra-muros. Or, c'est bien à Paname que nous étions.

De la nécessité de travailler sur nos trames "vertes et bleues"...pour la nature et pour nos aussi.
"Beaucoup de pédagogie à faire auprès de nos élu-e-s mais également des services", parfois plus prompts à trouver une solution goudronnée à nos revêtements de trottoirs qu'à laisser un peu respirer le sol. Nous touchions du doigt une ville plus respirable, réconciliée avec sa nature trop négligée. Notre guide, Bruno, terminait de nous convaincre des vertus pédagogiques d'une telle visite, pas seulement utile pour les sorties scolaires. Un peu plus de nature même brouillonne dans notre cité, c'est un peu mieux de lien écologique et social pour nous, citoyen-NE-s qui aimons la ville.

En arrivant à la diff' du 11e sur Bastille, les lunettes vertes de Luis (photo) nous ramenaient dans l'urbanité qu'on aime bien aussi:o)
15:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, biodiversité
26.02.2010
Tractage vérité
Qu’est-ce que tu fous à Trappes, non mais j’hallucine, on est à la Porte Lescot aux Halles avec Laure et Coco, oui, l'équipe vient de nous planter, Philippe et Luis « diffent » dans le Marais, bonjour madame, c’est le 14 mars, Europe Ecologie, oui, c’est ça, Eva Joly c’est nous, ah merde, je la connais c’est Anne, je l’ai pas reconnue sur le moment, elle anime le réseau RESF, je suis complètement dans le pâté, mate le patron du café, il a un client qui s’est barré sans payer, non Monsieur, Dany n’est pas « libéral », regardez, là, c’est quand même bien écrit sur le tract, non mais t’as vu comment les soces ont manoeuvré dans le Languedoc, je suis dégoûté, c’est n’importe quoi…non mais la prime aux stars ca me gave mais trop, quoi...
… oui viens on dégage vers le Prisu, non mais comment il fait ton mec pour supporter tes absences j’y crois pas, oui, là, demain 27 février venez danser à l'Européen, venez parce que y’aura pas forcément la place pour tout le monde, mais qu’est ce qu’il me soule lui avec Nostalgie à donf’ dans sa caisse…
…lui il est trop con ça fait quinze fois que je luis dis qu’on va être deux pour tenir les bureaux de vote, non pas vous, tiens donne ça à ta maman, oui, Stockholm c’est l’après kyoto mais vous savez ça fait trente ans qu’on en parle, non, non ce sont les scientifiques qui le disent, oui d’accord mais Alègre est seul là dessus, pardon, t’as pas le contrat, tu sais le programme en carton, là…
…ça c’est trop grave, si tu te mets pas à poil t'as pas droit à une caméra, je ferai mieux de braquer une banque pour faire parler de moi, attends je file c’est le trou de 21 heures aux caisses, je vais encore rien bouffer ce soir…on s'est encore foiré le JT de toute manière...
… tiens Anny dis à Laure qu'elle bouge pas non mais regardes moi à force de m'enfiler des bières la gueule que j'ai, non mais Durand il a pété un cable sur les autres qui veulent t'interdire de te présenter aux élections dés que t'as grillé un feu rouge, super...ça fait combien de débats LGBT qu'on s'enfile déjà?
…t’as trop rien compris la vidéo surveillance ça passe complètement après les problèmes de taf non mais tu vis sur quelle planète…ca fait quinze fois qu'on leur dit que la Région c'est les lycées, les trains, la formation professionnelle et l'apprentissage, non mais faut vraiment qu'ils se sortent un peu les doigts du cul aussi...
22:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : élection, europe, militant
Les Régions face aux reconversions industrielles
15:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.02.2010
Education et reproduction sociale en deux minutes
Pommes et citrons
envoyé par EuropeEcologie. - L'info internationale vidéo.
16:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.02.2010
"Liquidation totale" : les Régions face aux licenciements
Le bouillon de la ferme des célébrités signerait-t-il le retour du "sens" ?
Dans la vie politique, le "sens" s'était assurément invité ce vendredi, en fin d'après-midi au Sénat, à la projection du documentaire d'Hélène Desplanques. Diffusé à l'initiative des sénateurs Verts Blandin et Dessessard, en présence de Jack Ralite et d'une bonne trentaine d'ancien-NE-s salarié-e-s dont une grande majorité de femmes, ouvrières licenciées au terme d'une mise en faillite frauduleuse par un groupe leader de la bagagerie (1).
Liquidation totale, c'est l'histoire de la lutte conduite autour du site de Samsonite, situé à Hénin-beaumont dans le Pas-de-Calais, où ont été fabriquées des valises pendant plus de 20 ans. L'usine est fermée sur décision de sa direction américaine qui organise une reprise fictive par un soi-disant entrepreneur de panneaux solaires. 18 mois plus tard : pas un panneau n'est sorti de la fabrique dont la fausse reconversion est organisée pour que le groupe échappe à ses responsabilités sociales. Il était en effet bien plus avantageux pour lui de financer une pseudo reconversion à quelques millions d'€ plutôt que de s'engager dans un vrai Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) d'un coût supérieur à 120 M€ (2)
Liquidation totale, c'est l'histoire de ces femmes, emmenées par Renée, leur battante déléguée du personnel, assistées de leur avocat dans une lutte de David contre Goliath. Et c'est David qui gagne une première bataille : celle de l'indemnisation des ouvrières du site, en attendant d'attaquer le groupe sur un plan international.
Dans ce type d'affaire; ces groupes internationaux fuient les contentieux liés au Droit du travail, question de visibilité oblige".
Que sont les ouvrières devenues ?
Quelques mois après la première bataille gagnée des indemnisations, "c'est toujours la galère pour plus d'une centaine de salarié-e-s" dont on est sans nouvelles pour nombre d'entre eux.
Les Régions ont vocation à coordonner l'action économique des collectivités. Le rapport de la Cour des Comptes de novembre 2007 pointe l'insuffisance d'évaluation dans ce domaine, des subventions ou aides distribuées sans autre ambition que de répondre parfois au chantage à l'emploi. Le cloisonnement avec les politiques de formation pour les reconversions, la dispersion des dispositifs sont également soulignés.
Trop souvent, les cellules de reconversion n'ont pas d'objectifs de résultats et sont payées "à l'inscription des personnels à reconvertir", sans plus d'exigence.
Abandonnés à leur sort, une fois les caméras des médias éteintes, les salariés tombent alors dans une solitude qui se terminent au bout de deux ans…par une "fin de droits". Fin de vie.
(1) Cette reprise a été jugée frauduleuse par les Tribunaux, son auteur a été condamné à un an de prison ferme
(2) dans le cas d'un site de près de 250 salariés, ce genre de provisionnement de telles sommes est courant.
nb :l'essentiel des licenciements ont lieu hors plans sociaux, soit environ 250 000 par an hors année "exceptionnelle" telle que 2009.
Liquidation totale
Durée : 52 minutes
Documentaire réalisé par Hélène Desplanques, produit par Mécano Productions, France 3 et RTBF. Disponible en DVD.
20:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : samsonite, emploi
18.02.2010
Fiscalité : la région pieds et poings liés?
Synthèse d'un débat auquel j'ai participé pour Europe Ecologie, sur le Monde.fr
Plus 46% de hausse des impôts régionaux, en six ans, pour l’Ile-de-France. Le signe de “la folie fiscale” et de “l’ irresponsabilité” des socialistes tonne l’UMP. Non, réplique Marie-Pierre de la Gontrie, vice-présidente du conseil régional chargée des finances. Si l’augmentation peut sembler importante, “sur la feuille d’impôt c’est peu, de l’ordre de 5 à 10 euros. C’était aussi pour s’adapter aux transferts de compétence suite à la loi Raffarin de 2004″. Et surtout, “la région Ile-de-France reste peu fiscalisée par rapport aux autres”. Là-dessus, les chiffres lui donnent raison.

Cette polémique sera bientôt d’un autre temps. Pourquoi ? Parce que l’autonomie fiscale des régions, “il n’en reste rien” explique-t-on à l’Association des régions de France (ARF). Difficile alors d’augmenter les impôts . Sans la taxe professionnelle et sans la taxe sur la bâti qui devrait disparaître en 2011, “les régions auront 8% d’autonomie financière alors qu’avant c’était plus de 20%.”
Elles n’auront plus que la taxe sur les cartes grises et une petite part sur la TIPP (taxe intérieur sur les produits pétroliers). Et si la taxe carbone entre en vigueur- son but étant, entre autres, de réduire la consommation de carburant- les revenus de la TIPP pourraient en pâtir.
Recentralisation
Pour Roger Karoutchi, chef du groupe UMP à la région, la question de l’autonomie fiscale a un préalable: “Il n’est pas possible de faire progresser l’autonomie fiscale si en parallèle les régions ne prennent pas l’engagement de ne pas agir dans tous les domaines, y compris très loin de leurs compétences, en multipliant les dépenses publiques.”
Pour leur budget, les régions devront donc compter sur des dotations d’Etat et sur des transferts d’impôts, sans pouvoir agir sur leurs montants. “C’est une forme de recentralisation, résume-t-on à l’ARF. Les régions rentrent dans une aire de difficultés où elles vont avoir du mal à financer leurs compétences”. L’Etat promet des compensations, “mais il y a un risque que ces dotations soient gelées et qu’elles augmentent moins vite que l’inflation”, poursuit l’expert de l’ARF.
Alors existe-t-il encore des marges de manœuvre ? “La seule variable d’ajustement, ce sera le recours à l’emprunt”, déplore Jean-Marc Pasquet, candidat Europe Ecologie à Paris et spécialiste des questions de fiscalité. Une solution qui n’est pas du goût de Stéphane Cossé, le conseiller économique d’Alain Dolium, tête de liste Modem, en Ile-de-France. “On ne peut pas gérer une collectivité par l’endettement. Les régions vont devoir épargner les bonnes années pour pouvoir s’endetter et investir les mauvaises.”
Inquiétude
Faut-il voir dans cette recentralisation fiscale la volonté de l’Etat de reprendre la main sur des régions dirigées à une écrasante majorité par l’opposition socialiste? Certains s’en inquiètent comme le président de l’ARF (et président de la région Aquitaine), Alain Rousset. Voilà ce qu’il déclarait en décembre dernier : “L’Etat jacobin cherche aujourd’hui à multiplier ses interlocuteurs pour affaiblir les regions (…). La région est reconnue comme échelon d’avenir par les Français mais ses actions sont contraintes, ses moyens coupés et son projet politique enterré.”
“Ces arbitrages à la veille des élections régionales relèvent de l’idéologie et d’une approche politicienne qui consiste à couper les moteurs fiscaux de la région”, renchérit le Vert Jean-Marc Pasquet. L’élue socialiste Marie-Pierre de la Gontrie va dans le même sens: “Nicolas Sarkozy ne tolère pas des institutions qui mettent en place des politiques publiques qui ne soient pas décidées par lui”
Faux procès rétorque Roger Karoutchi. “Vous ne muselez des gens que si vous réduisez complètement leurs ressources. Si elles ont les mêmes ressources c’est absurde de dire cela.” Pour savoir si l’Etat tient ses engagements en matière de compensation, seul les années à venir apporteront une réponse. Car c’est bien connu, en politique, les promesses n’engagent que ceux qui les croient.
Arthur Nazaret, Tanguy de l’Espinay, Pierre Guillaume Creignou
12:05 Publié dans Fiscalité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fiscalité, région
09.02.2010
Le "100 rue de Charenton" : un modèle de réussite culturelle et solidaire
La chronique culturelle est parfois ponctuée d'histoires malheureuses telles que les difficultés rencontrées par le "104", en quête d'une nouvelle direction et surtout d'un projet viable. Au cœur des quartiers populaires du 19e arrondissement, ce vaisseau d'une douzaine de millions d'euros et d'une soixantaine de salariés n'a pas encore trouvé sa vocation.
A quelques pas de Bastille, le "Cent rue de Charenton" dispose d'un budget bien plus modeste[1] Il connaît un succès véritable et, fort de plus de 2000 artistes affiliés, cet espace longtemps laissé en friche par EDF est soutenu depuis son ouverture (2008) par la Région Ile-de-France. Il pourrait bien être précurseur d'un nouveau modèle culturel appropriable par les collectivités.
Cet après-midi, des candidat-e-s de la liste parisienne d'Europe Ecologie[2] parcouraient le lieu, véritable ruche d'artistes affairés et concentrés. Au milieu d'un "open space" traversé par de vastes tables de travail, notre délégation était accompagnée de Frédéric de Beauvoir, responsable et notre guide attentionné. Cachés derrière une façade banale, trois niveaux dédiés aux productions d'œuvres de plasticiens dans des ateliers partagés, salles de répétition ou de créations d'oeuvres numériques et audiovisuelles.

L'organisation des "ateliers en commun" permet d'optimiser les équipements avec une économie de moyens. Une rotation facilitée par un système ingénieux d'inscription d'artistes[3] "non-sélectionnés" renforce également le décloisonnement des disciplines. A l'instar d'une piscine, où des nageurs confirmés rencontrent des débutants, un peintre du dimanche peut converser avec un artiste confirmé d'un autre domaine, croiser à l'étage dédié aux "performances" une troupe de danse ou un Lambert Wilson en pleine répétition…
Dans le prolongement de ces espaces le "SOCLE"[4] a pour mission d'accompagner la formulation, l'émergence et la réalisation de projets artistiques, culturels, générateurs d'emplois. "Quand on reçoit un artiste au RMI ce qui est le cas de 60% d'entre eux, un simple parcours dans les lieux déclenche l'envie bien plus qu'une prise en charge par Pole Emploi!". Une structure de gestion vient en soutien des artistes, en les mensualisant, leur produisant une feuille de paie voire un complément de rémunération."L'effet réseau" multiplie les opportunités et les échanges.
La délégation des candidat-e-s d'Europe Ecologie se déplaçait au milieu de bris et de gravats d'une pièce vouée à devenir un espace de restauration. Dans une atmosphère de fabrique d'arts colorée et organisée, nous partagions sur la manière de mieux soutenir cette réussite alliant des démarches d'insertion mais également de formation qui relèvent des politiques régionales. La proximité de la Gare de Lyon permettait à Corinne Rufet de faire le lien avec le projet de minimisation de l'impact écologique des tournages : à deux pas d'un nœud ferroviaire majeur, le "100" a toute sa place dans la chaîne de production culturelle, dense en Ile-de-France mais éclatée.
Jean-Marc Pasquet
Candidat les Verts-Europe-Ecologie, 5e de liste à Paris.
Contacts :
01 46 28 80 94
Le "cent" est ouvert à tous-tes, les visites et inscriptions sont le samedi à 10h30.
[1] inférieur à un demi million d'euros de budget annuel comprenant des ressources propres d'environ 150 000 euros et d'une participation de la Région proche de 200 000 euros ainsi que du soutien de la Ville de Paris
[2] Parmi lesquels Claire Monod, Bastien François, Laure Lechatellier, Jean-Marc Pasquet ou la conseillère régionale des Verts Corinne Rufet, en charge du suivi du dossier à la Région. Danielle Fournier, Conseillère de Paris était également présente.
[3] Les tarifs de réservation sont de quelques euros selon les revenus pour des tranches de 4 heures de travail environ
[4] "Solidarité, Culture, Lien social, Emploi" (SOCLE) est une structure d'économie sociale et solidaire
21:35 Publié dans régionales 2010 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



