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30.08.2007
C'était le 3 juillet : "RMI : stratégies comparées d'insertion Paris / Hauts-de-Seine + la piste du chèque "fruits et légumes""
Selon le quotidien "20 minutes", quelque 58 200 personnes sont allocataires du RMI à Paris. La Ville leur consacre 54 millions d'euros par an. Dans les Hauts-de-Seine, le budget est de 15,59 millions d'euros, au bénéfice de 28 556 personnes.
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Paris a annoncé hier une diminution du nombre d'allocataires du revenu minimum d'insertion (RMI). Selon la Ville, il y aurait 4 000 allocataires de moins par rapport à 2006. Paris dit miser sur une politique de réinsertion
professionnelle spécifique pour les RMistes. Tout comme son voisin des Hauts-de-Seine. Les deux départements les plus riches de France revendiquent d'être à la pointe dans ce domaine. Si l'objectif à atteindre est le même,
la politique menée est en revanche différente. 20 Minutes dresse un comparatif des deux dispositifs.
A Paris, 4/5e du budget total est consacré à l'insertion sociale des RMistes. Cette politique comporte quatre axes : l'aide à la mobilité, un service santé composé de médecins et de psychologues, la création d'un fonds
d'initiatives pour des demandes de financement individualisé, et le logement. Pour le volet professionnel, les RMistes sont suivis par les services départementaux, avec l'aide d'associations et autour des forums de l'emploi organisés par la Ville. La capitale expérimente aussi le suivi de RMistes par des entreprises privées : des contrats avec dix sociétés spécialisées dans le placement ont été signés. Sur les 1 600 RMistes suivis,
le taux de retour à l'emploi s'élève à 57 %, dont 37 % ont un emploi durable, un CDD de plus de six mois ou un CDI.
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Dans les Hauts-de-Seine, ce recours au privé pour le reclassement des allocataires est la priorité du conseil général. Depuis l'année dernière, Ingeus, une société australienne spécialisée dans le reclassement, est en
charge des allocataires du RMI depuis plus de deux ans. Trois sites ont ouvert à Asnières, Antony et Nanterre. Chaque allocataire rencontre un conseiller une fois par semaine. Après le retour à l'emploi, Ingeus continue
à suivre la personne pendant un an. Sur les 2 000 signataires de la charte d'accompagnement, plus de 600 ont retrouvé du travail, dont une centaine en CDI. Et pour les allocataires depuis moins de deux ans, des tuteurs ont été mis en place."
La question de la (sur)vie des citoyens dans cette situation passe également par des politiques plus volontaristes au niveau local. Un complément de RMI-parisien pourrait être ainsi envisagé mais l'effet de seuil est important pour dépasser le seuil de pauvreté, la moitié du salaire médian. Certains Etats ont opté de manière trés efficace en faveur d'un chèque "fruits et légumes" : les personnes en minima sociaux cumulent aussi les désordres alimentaires les plus importants avec les conséquences sanitaires qu'on sait (obésité...). Loin d'être une mesure de "charité", il s'agit de répondre rapidement et efficacement aux effets de la misère sociale. C'est à la mesure d'une collectivité locale. C'est l'inaction, même assortie de beaux discours, qui cause dans ce domaine des ravages.
22:20 Publié dans Municipales Paris 2008 , politiques publiques , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, haut de seine, rmi, stratégie, insertion
28.08.2007
C'était le 16 avril : "les non-dits des choix fiscaux à Paris"
De fait, la VDP a fait le choix de financer de manière croissante ses politiques publiques en opérant un triple déplacement de ses recettes qui va à l’encontre de son développement financier durable et reflète des choix politiques que nous remettons en cause :
- du contribuable local vers le marché immobilier dont une part marginale des produits reviennent dans les caisses de la ville au détriment de son appauvrissement sociologique et d’une répercussion à terme dans ses dépenses sociales notamment, beaucoup plus importante
- du contribuable immédiat vers le contribuable différé tout en diminuant par « le tabou fiscal » sa capacité ultérieure à couvrir les charges futures de ses emprunts
- du contribuable « intra-muros » vers le contribuable à la périphérie contre une logique de développement durable
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Ce déplacement représente, pour les seules recettes courantes, environ 20 points de fiscalité depuis le début de mandature et alimente un cercle vicieux écologique et social.
Il accroît en effet l’insécurité budgétaire de la ville car une proportion croissante de ses produits est assise sur une fiscalité injuste, aléatoire et spéculative.
Il fait peser sur nos voisins immédiats les conséquences des choix de la VDP, néfastes tant socialement qu’économiquement ou en termes d’aménagement du territoire.
En contreparties, les dépenses à financer sont récurrentes, en progression à venir rapides et doivent compenser pour partie les effets de la spéculation immobilière que la VDP contribue à alimenter par sa position de sous fiscalisation structurelle.
Sur la période récente, le mode de déploiement de la dépense publique a privilégié dans des proportions croissantes les « financements mixtes » (Paris plage…) au détriment de la maîtrise de la politique publique. Les expériences alternatives de gestion de service public (associatif, coopératif, économie solidaire…) et les dépenses de proximité (mairies d’arrondissements) sont en progression mais restent malgré tout émergentes. Les transferts extra-muros (transports…) ont augmenté fortement et doivent poursuivre cette tendance en relation avec les enjeux d’aménagements qui débordent les frontières administratives.
09:10 Publié dans Economie , Municipales Paris 2008 , politiques publiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, fiscalité, impôt, stratégie, tibéri, delanöe, les verts
27.08.2007
C'était le 26 janvier : "fréquentation accrue des transports en commun à Paris"
Plus d’usagers des transports collectifs et moins d’automobiles dans les rues, c’est une meilleure qualité de l’air, moins de bruit, davantage de fluidité et d’équité, c’est une ville plus agréable à vivre.
Le trafic sur les réseaux RATP a augmenté de 1,9% en 2006 (contre +1,3% en 2005).
L’augmentation de la fréquentation est particulièrement sensible sur le métro (+2,7%),
Le trafic des lignes bus à Paris (hors Noctilien) a baissé de 1,9% au global du fait des travaux de voirie qui ont perturbé la circulation des bus (par exemple pour les lignes 26, 31 et 96), mais a recommencé à croître au dernier trimestre (+1,8%) en lien avec l’achèvement progressif des travaux. Les fortes croissances enregistrées sur les lignes Mobilien ayant fait l’objet d’aménagements confirment l’impact extrêmement positif des couloirs de bus et des aménagements en faveur du bus sur leur fréquentation notamment le week-end.
Le Noctilien confirme son succès : il a progressé de 34% (augmentation de 107% depuis 2001).
Pour Denis Baupin, adjoint chargé des déplacements, « les conditions sont réunies pour que les importants renforcements d’offre mis en œuvre depuis lundi 22 janvier 2006 (14 lignes de bus parisiennes renforcées) incitent encore davantage de Parisiens et de Franciliens à choisir les transports collectifs, qui constituent un des leviers d’action essentiels face aux enjeux climatiques et de qualité de l’air ».
00:20 Publié dans Economie , Environnement , Municipales Paris 2008 , politiques publiques , Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bus, métro, rer, transports en commun, fréquentation, service public, Paris
26.08.2007
Vers la refondation des Verts, suite et pas fin
Les militants ont le vague à l’âme. Certains, fatigués depuis pas mal d’années, ont déjà franchi le rubicom. Au Modem, tel Jean-luc Benhamias, écolo historique, accompagné de quelques cadres. Pas foule non plus. D’autres doutent et remettent déjà en question notre participation à une future élection présidentielle, du moins, dans ses formes actuelles. Pas mal s’interrogent aussi sur une recomposition générale à gauche, plaçant le parti dans un modèle confédéral (un peu sur le modèle de l’olivier en Italie) ou simplement réduit à un courant d’un futur grand parti de la gauche. Tous (ou presque) ont senti le boulet passer et misent sur une refondation de l’écologie politique.
Une refondation des contenus, d'abord, en tirant les leçons de ce que les électeurs nous ont dit. Attentes contradictoires qui se sont cristallisées majoritairement dans un vote « réformiste » voire anti-système (du centre…), dès le premier tour de l’élection présidentielle.
C’est au prix de ce travail de repositionnement idéologique replaçant l’écologie de transformation au cœur de nos projets que nous y parviendrons. En délaissant nos maladies infantiles de cette « petite gauche », crypto identitaire et bien loin des attentes populaires. Si un parti a pour vocation d’incarner une vision pour la société, il ne peut seulement empiler des attentes citoyennes contradictoires. Il doit arbitrer tout en prenant le pouls. On ne peut pas faire de politique sans et surtout contre le peuple.
Ce choix-là, d’autres l’ont fait. La gauche ultra qui use de toutes les misères pour consolider son assise a sa tête de gondole. Elle se nourrit du déclassement d’une frange croissante du corps social tout comme le vote populiste. Elle ne propose pas d’alternatives ni en France et encore moins à l’étranger, comme on l’a vu dans l’épisode post-TCE. Elle parle des « luttes » comme si elle méconnaissait totalement le climat social et les tensions existantes au sein d’un monde du travail. Le salariat dans ce pays ne se réduit pas à une icône. Il n’attend pas le grand soir. Il prend le métro ou la bagnole chaque matin, parfois pour gagner une maigre croûte. Une vie de chien.
Il existe pourtant une nouvelle gauche. Emergente. Les Piketti et autres « république des idées » esquissent une nouvelle pensée économique et sociale. Les écologistes doivent compléter et élargir ce creuset.
D’une certaine manière, la droite a fait sa refonte idéologique. Elle est d’inspiration néo-conservatrice et anglo-saxonne. Si la gauche ne sort pas de son coma, on va en prendre pour 10 ans. Soyons honnêtes, ce n’est pas seulement avec l’archétype du « quinqua-blanc-fonctionnaire-retraité » qu’on va la sortir de son long sommeil. Ils hantent tous les partis. A l’heure où un premier ministre Britannique démarre un mandat à la petite quarantaine, on est péniblement en France conseiller général après avoir sucé tout le monde.
Pour la gauche, le pilotage de sa mutation a commencé.
(note du 25 mai, toujours à peu prés d'actualité...)
Les journées d'été des Verts se terminent, quelques retours aprés quelques jours de pause. Le temps d'une dernière série de redifs : parisienne et de mon arrondissement, le onzième.
08:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : refondation, verts, piketti, république des idées
25.08.2007
Le sénateur Obama pointe les travers du système médiatique dans un contexte de prise de position controversée
Le « Daily-show » serait un mélange, assez inédit en France, de Karl Zéro, en plus impertinent, et de Groland en plus pertinent. Bête noire des républicains, son présentateur, John Stewart, passe au karcher la politique Bushienne dans tous les domaines. Et particulièrement son naufrage irakien.
Invité du « show », le sénateur Obama précise sa vision de la politique étrangère et pointe la logique médiatique qui tente de le faire passer pour « celui qui veut les changements mais dont l’expérience fait défaut ». Il confesse dans le numéro spécial de « Courrier international » de cette semaine qu’il a du mal avec le format « réponse en soixante secondes » ce qui n’est pas un avantage dans son cas.
D’autant que ce candidat à l’investiture démocrate s’est montré à la fois partisan depuis le début d’une non intervention en Irak en prônant par ailleurs un interventionnisme comme au Pakistan. Ce qui a fait bondir l’aile gauche de son parti. Position complexe, format d’expression court…
Sur la chaîne concurrente CBS, Barak Obama répond à la question de sa présence dans une telle émission satirique. Le système médiatique est ainsi fait que le fond des échanges est, selon lui, au niveau de nombre émissions « sérieuses ».
01:00 Publié dans Médias , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, primaire, démocrate, usa
24.08.2007
Les raisons (profondes) de la défaite de la gauche
Dix jours après la défaire de la gauche au second tour de l’élection présidentielle, des camarades PS (proches DSK) du 5è, du 13è et du 14è arrondissements de Paris ont invité Dominique Reynié (professeur à l’IEP de Paris), Laurent Baumel (responsable aux études du Parti socialiste) et Jean-Marie Le Guen (Député de Paris) ont faire part de leurs premières analyses.
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« Ca va être difficile, mais il faut faire très vite » : la conclusion de Dominique Reynié résume parfaitement le défi présenté au PS par la victoire de la droite le 6 mai.
Faire vite, car l’ampleur de la défaite est à la hauteur du retard pris par la gauche française, pas seulement depuis cinq ans, mais depuis 1993, moment à partir duquel se met en place une nouvelle génération politique de gauche dans le monde (Clinton aux USA) et en Europe (Blair en Angleterre, Schröder en Allemagne, Zapatero en Espagne).
Alors que le monde subissait de très lourds bouleversements – globalisation et mondialisation, montée des sentiments d’insécurités et des xénophobies, apparition du terrorisme, agrandissement de l’Europe, émergence des technologies de l’information – « le PS a progressivement glissé hors du temps » par son immobilisme. Incapable de répondre aux aspirations et aux craintes des français face à un monde à la fois ouvert et anxiogène, sa crédibilité s’est progressivement effritée, malgré des succès de circonstance pris à tort comme des votes d’adhésion.
Dès lors, si la réaction n’est pas vive et rapide, si les leçons ne sont pas tirées et si le PS ne réagit pas fortement en se renouvelant en profondeur, le « devenir PCF du PS » n’est pas à exclure.
Parmi les explications de la défaite avancées lors de la soirée, figurent des éléments superficiels mais non sans incidence (le calendrier de campagne du PS par exemple, depuis la synthèse du Mans jusqu’à l’investiture de sa candidate) et des causes plus profondes, à explorer finement : le non à la Constitution européenne en 2005, qui a pu servir de sas vers un vote souverainiste, les partisans du non ayant très majoritairement voté Sarkozy ; une offre politique insuffisante, trop concentré sur la méthode (démocratie, institution, dialogue social…) et pas assez sur le contenu ; un discours oscillant de la déclaration de principes au détail des mesures, sans que le niveau intermédiaire, celui de l’orientation politique, apparaisse clairement ; une prise en compte insuffisante de l’état de fragmentation rarement atteint par la société et de la scission entre inclus et exclus ; une incapacité dramatique à proposer une vision fédératrice et solidaire de la société ; un défaut de renouvellement criant du personnel politique à gauche.
Malgré quelques signes positifs, comme la forte mobilisation, le vote des classes populaires et la permanence d’une détermination sociale du vote, la tâche qui attend le PS est colossale et le temps est déjà compté. La rénovation doit être entreprise sans délai.
Les Verts sont en ce moment en journées d'été. Autour de l'initiative de Daniel Cohn Bendit, un certain nombre d'entre eux font le debrieffing sur les causes, profondes elles aussi, de l'ornière que connait leur parti.
02:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dsk, refondation, défaite, recomposition
23.08.2007
Révélation
Selon un test un peu con mais marrant quand même, ma personnalité révèlerait le super-héros caché suivant en moi...
Your results:
You are Green Lantern
| Hot-headed. You have strong will power and a good imagination. ![]() |
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Ceci dit, le 51% de wonder woman m'interpelle un peu quand même...
23:11 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : green lantern, super héro, test
22.08.2007
Municipales : selon le site d'information www.fluctuat.net, "madame Panafieu pourrait être victime du syndrome Royal à Paris"
Les escarmouches à l'encontre de Françoise de Panafieu, candidate UMP à la mairie de Paris, vont aller crescendo dans les semaines à venir. Et ces attaques viennent exclusivement de son camp.
Aujourd'hui dans Le Parisien, c'est Bernard Debré qui demande à ce qu'elle retire sa candidature à son profit (personne ne rit).
Il y a quelques semaines on évoquait l'éventualité d'une candidature Jean-Louis Borloo, le numéro 2 du gouvernement excluant mollement "pour l'instant" une telle option. Dans les deux cas, l'idée est de fédérer les électorats de droite et du centre qui détiennent la clef du scrutin.

Comme en toute chose, le monde entier est suspendu à l'arbitrage de Nicolas Sarkozy en la matière. Seul l'Elysée peut orchestrer le retrait de Panafieu, en l'indemnisant pourquoi pas par un maroquin ministériel.
Mais pouquoi vouloir congédier une candidate aussi bien installée ?
Car depuis qu'elle a gagné les primaires en février 2006, la députée de la 16ème circonscription est en gros jugée totalement inapte à battre Bertrand Delanoë. Ce que les chiffres démentent pourtant assez vigoureusement : François de Panafieu a largement remporté les primaires, obtenant 40 % des suffrages à elle seule, soit un score équivalent au cumul de ses challengers Claude Goasguen (23,43%) et Pierre Lellouche (18,95 %). Les législatives ont montré que sa popularité ne s'arrêtait pas aux limites de son camp puisqu'elle a été réélue sans problème avec 64 % des voix dès le premier tour.
Ses adversaires pensent que quel que soit son succès actuel, elle sera au mieux la mieux placée pour perdre et n'a pas le potentiel pour remporter la mairie. C'est ce qu'on pourrait appeler le syndrome Ségolène Royal et qui n'a pas fini de handicaper les femmes en politique. Oui vous pouvez être populaire, plus que nous tous (les hommes), mais ces adhésions relèvent de l'impulsif et sont donc précaires. Le royaume de l'émotionnel a des frontières qui le séparent du premier tour où vous prendrez une toise qu'avec recul n'importe qui était capable de prévoir.
Forts de cette belle théorie, des types aussi populaires qu'un virus hivernal se croient autorisés aux attaques les plus basses et promis aux sommets qu'ils n'atteindraient même pas en rêve. Aux Etats-Unis, les Républicains se demandent en ce moment si une candidature démocrate de Hillary Clinton n'est pas au fond la meilleur nouvelle qui soit. Tous les hommes qui ne sont pas obnubilés par la conservation du pouvoir (et dont nous sommes) sont tristes.
Source, le 14 août :
http://politique.fluctuat.net/blog/
18:45 Publié dans Municipales Paris 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : panafieu, municipales, paris, ump
Sept enseignements capitaux de ce premier tour (23/04)
Hier soir, entre un Sarkozy plus habité que jamais et une candidate socialiste encore trop détachée, quelques enseignements post-premier tour qui a passionné les Français-Es.
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1/ La gauche de la gauche régresse. Le « relatif bon score de Besancenot » n’en n’est pas un : il cristallise l’électorat protestataire au détriment de ses concurrents de la gauche « anti-libérale », Bové et Buffé. C’est un fait désormais démontré, il n’y a pas eu de vase communicant entre cet électorat et celui des Verts dont la nature « réformiste », pour aller vite, se traduit par un vote dés le premier tour, essentiellement en faveur de Ségolène Royal.
2/ Les Verts subissent de plein fouet les effets du « vote utile ». Leurs électeurs sont allés directement supporter la candidature de Ségolène Royal sans passer par la case Voynet. Malgré une candidature qui n’a pas versé dans la démagogie, l’électorat écolo a choisi la « sécurité dans la réforme » et se détourne également du vote protestataire sur sa gauche radicale. Le vote Vert n’est pas un vote « anti-capitaliste » et peine à s’identifier dans un scrutin national et présidentiel.
3/ Ségolène Royal fédère le vote socialiste traditionnel (Midi-Pyrénées, Limousin…) et mord plus globalement sur l’électorat réformiste (Vert, communiste), sans plus. C’est déjà cela. Le PS renoue avec les jeunes, la classe moyenne, obtient une majoration sur les nouveaux inscrits mais ne parvient pas à obtenir la préférence des catégories populaires tout en se délestant, sur le centre, d’une partie du vote social-démocrate.
4/ La gauche dans son ensemble est à un niveau historiquement bas : 37%, cela nous fait revenir à l’avant Epinay sans le poids du vote communiste. Pour le second tour, c’est un vrai motif de questionnement. Les réserves se trouvent de fait dans un centre composite.
5/ Le Bayrouisme est composite. Il réussit l’alliance du vote démocrate-chrétien classique (dans les terres d’Aquitaine, d’Alsace, des Pays de Loire et de Bretagne) et du vote de gauche modéré (Limousin, carton à Paris…). Comme tout matériaux composite, il peut péter dès lors qu’il délaissera une de ces deux composante. En même temps, la formation centriste est au milieu du gué. Rester à droite, même implicitement, en sauvant son groupe à l’assemblée par un accord de non-concurrence avec l’UMP (De Robien à la manœuvre). Poursuivre sa mutation en choisissant une alliance stratégique (« des Verts au centre ») qui conserve les chances de François Bayrou pour les présidentielles suivantes.
6/ Nicolas Sarkozy réussit son pari mais c’est un fusil à un coup. L’opération de liposuccion du FN a fonctionné (score exceptionnel en PACA et regain en Alsace…) ce qui relativise la performance du candidat UMP au premier tour. L’opération de séduction vers les centristes a déjà commencé. Un « pôle centriste et de gauche » est en cours de constitution à l’UMP, ultime avatar d’une politique de communication habile à laquelle Nicolas Sarkozy nous a habitué ?
7/ Le second tour est ouvert mais avantage à Sarkozy. Gauche et droite voient leur salut dans la captation d’un centre, maître du jeu. L’hypothèse d’un choix centriste scellé par un accord avec la gauche n’est pas l’hypothèse la plus probable. Au défi de franchir le cap avec la gauche et les Verts, les centristes peuvent préférer…de ne pas choisir. Bénéficier d’un accord tacite avec l’UMP qui aiderait à la reconduite des sortants UDF, miser sur un éclatement du PS qui paierait le prix de sa non-mutation attendue par une frange de son électorat. Faire finalement un choix plus facile (plus séduisant ?) que l’hypothèse d’un partenariat avec la gauche. A suivre…
Epilogue : Les Verts ? Ils pourraient connaître une évolution parallèle à celle du PS. La constitution d’un pôle écologiste indépendant est pourtant nécessaire au PS dont le « recentrage » est susceptible de laisser en jachère un électorat progressiste qui peut tomber dans une ornière et la régression « anti-capitaliste ». On a déjà vu ce que la constitution d’une force « à gauche de la gauche » a donné. C’était il y a moins d’un an.
13:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, premier tour, les verts, centre, bayrou, analyse électorale, sarkozy
21.08.2007
Politique de l'immigration : quelques pistes pour sortir des impasses actuelles (II)
Pour l'heure, la France doit ratifier la Convention Internationale des Droits des Migrants. Cette convention, qui s’applique à tout le processus de migration (préparatifs, départ, transit, séjour) vise à garantir le respect des libertés fondamentales et des droits de la personne humaine...
Il existe une oppression spécifique aux femmes issues de l’immigration du fait de leur dépendance à leur partenaire comme parfois de leur pays d’origine, et de leur précarité. Pour lutter contre celle-ci, il faut mettre en place une autonomie juridique des femmes migrantes afin qu’elles ne dépendant plus de leur partenaire, faciliter l’accès à un cursus comprenant alphabétisation et/ou langue française et formation professionnelle. Nous devons également abroger les conventions bilatérales défavorables aux femmes.

Mais pour fonder une grande initiative en matière de politique d’immigration dans notre pays, il faut surtout sortir des tabous qui bloquent notre société sur cette question. Nous régularisions plus de 100 000 personnes par an dans les années soixante. Pourquoi notre ambition républicaine a disparu ?
L'Espagne a régularisé récemment près d'un million de migrants. Cela recadre singulièrement nos enjeux nationaux et pointe d'autant notre politique de gribouille.
Pour autant, une ouverture sans conditions ne saurait tenir lieu "d'autre politique" qui cacherait mal son masque libéral. En effet, les tenants d'une immigration "non choisie" font le jeu des partisans de la politique restrictive actuelle, fondée sur les liens familiaux.
En s'affublant de la supériorité morale, ils ne disent pas que leur choix est aussi...celui du patronat. En réalité, c'est celui d'une économie qui utilise les services des migrants en jouant la pression à la baisse des salaires et à la remise en cause des compromis sociaux.

De fait, le statu quo actuel privilégie ceux qui ont la chance d'avoir des liens familiaux ou qui répondent aux critères patronaux. C'est à dire massivement la main d'oeuvre faiblement ou pas qualifiée (1). Ce choix c'est aussi celui de l'auto engendrement de l'immigration actuelle par l'immigration passée et, finalement, l'absence de diversité.
Plusieurs priorités.
Il nous faut faire ce travail impératif sur notre histoire commune, il est temps. Ce sans quoi, notre avenir commun sera occulté ou le "débat" sera monopolisé par les tenants d'une histoire partielle en vue d'instrumentalisation (type "Indigènes de la république"...) ou d'une présentation partielle, de l'esclavage - dans ses réalités d'hier et contemporaine.
Nous devons cesser de détourner le regard de la réalité imbriquées des dominations économiques ET de la corruption, du clanisme, de l’imbrication entre le religieux et le politique. Ce sont autant de freins à une nouvelle donne pour l’Afrique avec la complicité de puissances et de firmes (2).
Quand sortirons nous du paternalisme traditionnel vis à vis de l’Afrique? Faut-il éviter de pointer les détournements et l'utilisation des 80 milliards d'avoirs issus de la rente pétrolière pour la seule Algérie?
L'Afrique n'est pas pauvre dans son ensemble. Son problème global est politique mais dépasse la seule question de la "gouvernance", au sens de la Banque mondiale (3).
Peser au niveau international pour de justes cours des matières premières, base d’un nouvel ordre économique, remettre à plat la politique agricole commune qui est une impasse pour tous les agriculteurs.
Desserrer l'étau de la dette et favoriser l'émergence de constitutions pérennes comme pierre angulaire de la démocratie...
En l'état, notre réponse est étriquée, sécuritaire, sans proportion avec les enjeux. Elle va à l’encontre des intérêts les plus élémentaires des migrants. C’est aussi un non sens pour l’Europe et la France, nous l'avons déjà évoqué précédemment (4).
Certains pays (le Canada, la Grande Bretagne) mettent à l'essai un accueil des immigrés sur des critères permettant la mixité des populations, au delà des seuls besoins liés à leur économie.

Les politiques manquent de courage en intégrant un supposée blocage de l’opinion. Ils se cachent derrière l'alibi sécuritaire à grands coups de com'. Pour combien de temps ?
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NOTES
(1) Selon les analyses de plusieurs démographes reprises par Michèle Tribalat (in libération, 9 août 2007)
(2) Les pays créanciers ne sont pas étrangers à l'accumulation d'une dette colossale. Ils portent la lourde responsabilité de la pratique d'une politique de prêts incontrôlée, répondant plus à des intérêts économiques, politiques et personnels obscurs qu'à une politique cohérente de coopération au service du développement des populations. Particulièrement, la France n’est le premier contributeur de l'IPPTE (programme de réduction de ladette), à hauteur de plus de 12 milliards d'euros, qu’en conséquence d’un soutien financier intéressé, voire parfois criminel, de Paris aux régimes « amis de la France » en Afrique (le Cameroun, l’ex-Zaïre de Mobutu et la Côte d’Ivoire figurent ainsi parmi les principaux débiteurs de la France, sans même parler du Congo-Brazzaville ou encore du Rwanda).
(3) Selon le Comité contre la faim, "la dette des pays du Sud est le résultat d’une politique d’endettement aussi irresponsable de la part des gouvernements des pays créanciers que de la part de ceux des pays débiteurs. Or, seules les populations des pays débiteurs en ont assumé le coût, au prix de millions de vies humaines : le remboursement de la dette prive en effet les Etats de ressources nécessaires au financement des secteurs sociaux essentiels. Aujourd'hui, nombre de pays croulant sous une dette impayable ne seront même pas en mesure de réaliser les OMD. La mise en place d'un partenariat mondial pour le développement implique à la fois la reconnaissance par les créanciers de leurs responsabilités, en annulant la dette, et le rééquilibrage des pouvoirs entre créanciers et débiteurs dans la gestion de la dette, vers des règles équitables et transparentes pour tous."
(4) "L'immigration, une chance pour la France", billet sur ce blog du 20 août
21:10 Publié dans Politique , politiques publiques , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : immigration, solution, dictature, btp, oppression, femme



