« 2007-08 | Page d'accueil | 2007-10 »
30.09.2007
Ce dimanche, le JDD me fait prodigieusement chier
Voilà, c'est dit. Il parait que cela n'est pas habile de la part du candidat aux municipales que je suis mais c'est pourtant la vérité.
Pourquoi?

Jeudi, en conseil politique des Verts-Paris pour préparer l'élection municipale, un document de travail est incidemment diffusé en réunion sur le mode "20 pistes plus ou moins bonnes pour le projet des Verts à Paris". Un peu comme on fait dans les entreprises, quoi. Tu soumets la meilleure idée et la plus couillone pour voir les réactions.
Et vlan. Cela n'a pas manqué. Comme la proportion d'irresponsables chez les Verts et à peu prés la même que dans l'ensemble de la population française, voilà le papier sur un bureau de la rédaction de l'excellent journal du dimanche.
Excellent journal qui semble ne pas avoir vérifié ces informations tant il semble avoir recopié texto la fameuse liste.
Ah ah. Bon allez, je vous cite une mesure au hasard. Porter le RMI à un niveau proche du Smic. Soit, en gros, allez, 500 euros nets supplémentaires en moyenne pour, au bas mot, 65 000 personnes.
Ca nous fait du presque 400 millions d’euros en année pleine.
Jeu : sachant que le point de fiscalité est à 16 millions d’euros, de combien je dois augmenter les impôts pour financer cette super bonne idée que voilà ?
EXCLU : nous avons retrouvé l'informateur du JDD, ici facilement reconnaissable en 4*4. Qu'on se le dise!!
Un mail d'un observateur avisé m'indique derrière la vitre du QG de campagne, la présence de Denis Baupin, subtilement camouflé en habit traditionnel Chinois. Ce stratagème de campagne promet moultes rebondissements.
21:15 Publié dans Municipales Paris 2008 , Perso , Politique , Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : municipale, paris, programme, politique
29.09.2007
Un anti-vélib tourmenté prend sa plume
Cher M. Piffard,
Ma condition d’automobiliste est un supplice ! Privé du plaisir quotidien de rouler dans Paris sans craindre d’écraser un néo-barbare, je dépéris à vue d’œil.

Si j’ajoute qu’il ne m’est plus possible en voiture d’inspecter en toute quiétude les recoins de mon nez sans redouter de voir surgir à mes côtés, dangeureusement proche, le visage hilare d’un vélibéré qui m’aurait surpris en plein travail, vous comprendrez mon désarroi !
Ma famille s’inquiète, mes collègues s’interrogent, mes amis me fuient. Chaque jour qui passe rapproche ma Scenic de la casse ! Et voilà le courage qui me manque pour la remplacer ! Vais-je moi aussi céder à l’attrait de la vélib’attitude, cette barbarie moderne qui ne dit pas son nom ?
Aidez-moi M. Piffard, faites connaître au plus grand nombre mon sort d’automobiliste opprimé par la bonne conscience criminelle du vélibeur ! Je compte sur vous.
Bien cordialement
Un Vélibophobe anonyme et tourmenté
extrait d'un courrier transmis sur le site agoravox.
00:05 Publié dans Environnement , Municipales Paris 2008 , Politique , politiques publiques , Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vélib, paris, critique
28.09.2007
Ce qu'il faut savoir sur le régime spécial des retraites de certains élu-es
I-pol a plutot bien anglé son sujet. Mais les cas soulevés ne doivent pas masquer la situation d'élu-es locaux, mal vus de leur employeur, en galère lors d'une perte de mandat et sans chomage. Dommage que le "débat" ainsi ouvert le soit par des exemples peu généralisables et qui apparaissent choquants, mais seulement cela.
Il faut aussi s’attaquer de front à un grand tabou Français : celui de l’endogamie des classes politiques dirigeantes. La création d’un véritable statut de l’élu pour fluidifier socialement le corps de élu-Es, l’obligation de ne pas se représenter au bout d’un second mandat consécutif par exemple, faciliter les salariés du privé dans les fonctions électives, tout cela ferait évoluer notre démocratie dans un sens effectivement participatif et représentatif.
A ce jour, il n'y a que 3 députés anciennement ouvriers alors que cette catégorie sociale occupe plus de 20% de la population active.
00:37 Publié dans Fiscalité , Politique , politiques publiques , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : retraite, régime spécial, élu
26.09.2007
Monop’Paris onzième arrondissement : faut trier !
Dans le cadre du Plan de prévention des déchets ménagers de Paris, le CICA 11 engage des actions pour "la réduction des déchets ménagers par une consommation raisonnée et responsable" .
Et pour cela, ce regroupement d’associations développe des actions pédagogiques sur les « bonnes pratiques » pour produire moins de déchets ménagers.
La direction générale de MONOPRIX a accepté de s'engager dans cette démarche pionnière en mettant dans le coup quatre magasins implantés dans et à la limite du 11ème arrondissement de Paris.
Dans chaque magasin partenaire sera installé durant le mois d’octobre un "point d'accueil" qui sera tenu de 10h30 à 18h30 par des animateurs bénévoles (associations du CICA 11, conseil de quartier, ….du 11e) et un "ambassadeur du tri et de la prévention" de la Mairie de Paris.
A noter qu’une partie des déchets à Paris est utilisée pour le chauffage en réseau urbain développé essentiellement dans les logements collectifs. Une bonne pratique…à généraliser pour la prochaine mandature ?
01:56 Publié dans entreprises , Environnement , Municipales Paris 2008 , politiques publiques , Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tri sélectif, monoprix, cica, onzième arrondissement
25.09.2007
Rare vidéo du premier ministre en déplacement, fustigeant "la situation de faillite" de l'Etat Français
00:05 Publié dans Politique , politiques publiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : finances publiques, déficit budgétaire, endettement, fillion, marges de manoeuvre
24.09.2007
Lors des primaires, les démocrates pronent une couverture sociale universelle
Favorite des sondages, la candidate à l’investiture démocrate propose une assurance maladie « universelle ». Echaudée par sa précédente tentative d’instaurer un tel système (en 1993, alors en charge par Bill Clinton d’instruire ce dossier), elle limite sa réforme à la seule initiative des individus, incités par des allègements fiscaux. Pas d’obligation absolue de couverture par l’Etat fédéral, selon Hillary Clinton.
John Edwards se veut plus volontariste et précise qu'il financera sa proposition d’assurance universelle par une réforme globale de la taxation sociale favorisant les revenus des salariés moyens.
En appui de ses propositions, le candidat Edwards cite souvent son enfance, dans une famille de la "working class". Il émaille également ses propos d'exemples. Des cas sordides rencontrés lors de ces déplacements dont celui de cet homme, incapable de se faire soigner une malformation l'empêchant de parler depuis cinq décennies, ne sachant pas la marche à suivre ("procedure") auprés des assurances.
14:50 Publié dans Fiscalité , Médias , Politique , politiques publiques , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : primaire, usa, edwards, clinton, campagne, santé, politique
21.09.2007
La ville de Paris soumet au débat son "plan climat"
Avec son futur "plan climat" qui doit être examiné par les élus parisiens début octobre, la Ville de Paris se veut "exemplaire sur son patrimoine". A l’initiative des Verts, porté par Yves Contassot, ce plan affiche un certain nombre d’ambitions.
La Ville espère réduire en 2020 par rapport à 2004 de 30% les émissions de gaz à effet de serre et la consommation énergétique du parc municipal (véhicules, bâtiments publics, HLM, etc.).
Plus globalement, l'objectif est fixé à 25% de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur le résidentiel tertiaire et résidentiel, principale source de hausse de GES (gaz à effet de serre) sur ces 10 dernières années. L’engagement retenu dans le plan est ainsi plus contraignant que les objectifs européens (20%).
Comment y arriver ?
En développant des politiques publiques sur les principales sources et de hausse des GES depuis de nombreuses années. Les transports et le logement.
Sur le plan du patrimoine, l’objectif affiché est clairement de « cibler le stock »..
Toutes les constructions neuves doivent respecter la norme thermique de 2005, soit 50 KWh par an au m2 pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire. Ces constructions représentent seulement 1% du patrimoine en moyenne, renouvelé chaque année. Et moins encore sur Paris.
Le « stock », ce sont les bâtiments anciens à rénover, c’est à dire le cœur de l’enjeu des GES. L’objectif à atteindre serait de 80 KWh dans un plan comprenant une rénovation thermique de 3.000 équipements publics.
Mais pour les 85% du bâti à Paris qui date d'avant 1975, le "plan climat" propose un "plan Marshall" de rénovation d'ici à 2020 traitant :
- un quart du parc social, soit 55.000 logements en commençant par les plus "énergivores" (1)
- pour les 100.000 immeubles privés qui devraient être réhabilités d'ici à 2050, il est proposé des aides aux copropriétés pour un diagnostic énergétique et des travaux d'isolation subventionnés. (2)
Ce plan va être envoyé dans les conseils d'arrondissement, avant d'être débattu en commission (comprenant la majorité et l’opposition) et éventuellement amendé, puis soumis aux élus parisiens les ler et 2 octobre.
Comment faire œuvre utile pour ce plan ?
En évaluant une cible pertinente à atteindre sur le bâti ancien qui soit à la hauteur des enjeux du « facteur 4 » ?. (3)
Quelle pourrait être cette cible ?
Si on prend comme objectif les 100 000 immeubles privés amenés à être réhabilités d’ici 2050, le traitement d’une proportion de 75% d’entre eux serait déjà une belle performance.
L’objectif actuel est de subventionner 300 immeubles en 3 ans dans le cadre d’un processus dit « PIG », projet d’intérêt général, soumis aux copropriétés, combinant conseil, aide au diagnostic thermique et subventionnement des travaux.
Le travail qui s’amorce dans les arrondissements permettra de décliner et d’affirmer l’ambition du plan climat sur son volet patrimoine.
Mais d’ores et déjà se pose la question des leviers financiers (4) pour accélérer l’effort en matière d’isolation. Les trois quart des crédits d’impôts consentis à l’échelle nationale en matière énergétique concernent le renouvelable et, pour une frange minoritaire, l’efficacité énergétique.
Au niveau parisien, la réflexion et les débats dans les arrondissements et au conseil de Paris pourraient également permettre d'adosser à ce plan un chiffrage et une enveloppe budgétaire pluriannuelle.
(1) sur un total de 220.000 logements sociaux. Le gain serait de 220.000 tonnes équivalent C02.
(2) D’autres mesures sont préconisés dans le plan tel que le recours au chauffage urbain et au gaz collectif. La ville dispose déjà d’un solide réseau de chaleur sur lequel elle peut s’appuyer pour connecter les plus gros consommateurs : administration, établissements scolaires, hopitaux…
(3) l'objectif du groupe de travail constitué autour de l’objectif du « facteur 4 » était d'étudier les pistes crédibles capables de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre de la France d'ici 2050.
(4) lire dans la rubrique ou le tag "énergie" les articles sur le sujet relatant les expériences des crédits bonifiés mis en oeuvre par des conseils régionaux : NPDC, Picardie...
Les "nouveaux outils financiers" pour financer l'efficacité énergétique ont fait l'objet d'un atelier aux dernières assises de l'énergie de Grenoble que j'ai eu le plaisir de co-animer avec Arnaud Caron, Vice-Pdt en charge des finances et de la planification de la région Picardie.
00:10 Publié dans Economie , Energie , entreprises , Environnement , Municipales Paris 2008 , politiques publiques , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : énergie, gaz à effet de serre, isolation, thermique, prêt à taux zéro, logement, plan climat
19.09.2007
A A A : la note salée accordée aux finances de la ville de Paris
Pour la première fois, la Ville de Paris a obtenu la note maximale (AAA) décernée par trois grandes agences de notation financière.
Le maire, Bertrand Delanöe, s’en félicite. Il y voit « des encouragements » pour la gestion de la municipalité. Une gestion qui permettrait de financer dans de meilleures conditions les équipements municipaux.
Mais de quoi s’agit-il exactement ?
Cette note est une indication communiquée à la « communauté financière » sur la gestion passée et anticipée du budget de la Ville.
Qui est intéressé par cette note ?
« La communau… », les banques, quoi. Plus la note est élevée, plus la ville a des chances de bien payer ses échéances de dette à l’avenir. Un peu comme la note qui est donnée (en secret cette fois) par votre propre banque au sujet de vos finances personnelles quand vous empruntez pour acheter votre logement par exemple…
Quelles sont les conséquences de cette note?
Quelques centimes de rabais accordés aux taux d’intérêts des emprunts à contracter. Cela tombe bien, la montée en puissance des emprunts contractés par la ville est nette depuis 2005. Elle reflète la sortie des chantiers impulsés depuis 2001. Une meilleure note = emprunter moins cher = c’est tout bon.
Comment cette note est-elle calculée ? Quel comportement récompense-t-elle?
Huit années de budgets sans toucher aux taux de la fiscalité directe et indirecte et pourtant des dépenses qui ont fortement augmenté sur cette période. En réalité, les agences de notation ont récompensé une stratégie qui a consisté à maximiser les recettes « subies », c’est-à-dire les droits de mutation, en hausse d’un équivalent de 20 points d’impôts directs. C’est énorme ! En contrepartie, le Maire a décidé de ne pas augmenter les taxes directes, c’est-à-dire les recettes « qu’on SE choisit pour financer ses projets ».
Résultat : la ville a rendu ses finances plus sensibles aux aléas de la conjoncture immobilière tout en se plaçant dans un double conflit d’intérêts. Elle perçoit, d’une part, les dividendes de la spéculation, qui favorise l’exclusion sociale, et elle finance, d’autre part, des dépenses de plus en plus récurrentes, celles de son budget de fonctionnement et de l’action sociale notamment, par des recettes aléatoires. Pas très vertueux que cela…
Y’a-t-il des effets pervers ? Existe-t-il un « plan B » ?
Le Maire annonce des économies liées à cette stratégie de 4 millions d'euros d'intérêts. Soit. Il est probable que la poursuite de cette conduite ne soit pas compatible avec une forte hausse des investissements de la Ville dans un futur proche : couverture du périph’, accélération des travaux pour le tramway, éradication totale du logement insalubre…sans compter les nécessaires dépenses de fonctionnement pour les crêches etc.
Par exemple, une hausse de 50% de l’effort d’investissement de la Ville sur la période 2008/2014 demanderait la mobilisation d’un « grand emprunt » supplémentaire de 3 milliards d’euros. Sur 30 ans, il générerait une charge d’annuité face à laquelle il serait nécessaire d’inscrire l’équivalent de 10 à 12 points de fiscalité directe pour pouvoir faire face à son remboursement.
Soit un coût « grosso modo » de 20 à 30 euros d’impôts supplémentaires par an pour un ménage résidant dans un deux pièces.
La question à laquelle nous avons à répondre en tant que citoyen est simple :
- Faut-il renoncer à un programme qui va générer 3 milliards de travaux et probablement des milliers d’emplois pour une ponction fiscale supplémentaire équivalente à la note d’un repas dans un restaurant ?
- Faut-il prendre le risque de répondre à l’urgence de ces investissements quitte à renoncer à une économie de 4 millions d’euros par an, soit l’équivalent à l’année du prix du dessert de ce même repas ?
Les agences encouragent la ville à "garder le cap". Ces gens-là n’ont vraiment aucun goût.
10:45 Publié dans Fiscalité , Municipales Paris 2008 , Politique , politiques publiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : notation, finance, budget, paris, delanöe
18.09.2007
Suicide et pression au travail : une décision sans précédent de la sécurité sociale
Fait sans précédent, la sécurité sociale a reconnu comme accident de travail le décès de Christian Amoldy, salarié de Continental-Clairoix, près de Compiègne. Un décès intervenu plusieurs semaines après un malaise sur son lieu de travail.

Contrairement aux récents suicides médiatisés à travers "l’affaire Psa-Citroën", la direction ne pourra pas se réfugier derrière l’argument habituel du « cas individuel ». La CFDT s’appuie sur cette décision qui fera date pour pointer, à juste titre, la responsabilité de l’entreprise.
Pressions, matraquage d’un management destructeur, voilà la réalité d’un nombre croissant de travailleurs. Comme dans cette usine d’un des premiers employeurs Picards.
Alors, doit-on se résoudre à la loi du silence, tourner la tête et fermer les yeux encore une fois?
Il n’y a aucune fatalité à la hausse vertigineuse dans notre pays du harcèlement moral et de la pression au travail .
Une des causes aggravantes du « stress chronique » est liée au temps de travail. On nous ressasse que les Français travailleraient moins qu’ailleurs. C’est un mensonge utilisé à des fins de propagande électorale. Un salarié français travaillait en moyenne 36,4 heures par semaine au troisième trimestre 2006 contre 36,1 dans l’ex-Union Européenne à 15, et notre productivité est une des plus forte d’occident.
La réponse de Continental à ce nouveau drame est toute trouvée. Cette entreprise laisse enquêter « comme d’habitude ». Comme si l’horreur vécue sur ce site faisait partie de l’ordinaire.
Elle s’apprête également à faire passer le temps de travail à 40 heures avec une baisse des jours de congés à la clé. Le chantage à l’investissement est mis en avant « comme d’habitude », lui aussi.
Comme pour étouffer le silence assourdissant après cette nouvelle mort au travail.
JMP & AC.
14:31 Publié dans entreprises , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : suicide, travail, cfdt, harcèlement, pression
17.09.2007
La tecnoparade, la gauche de la gauche, le PS, l’immeuble de la rue Basfroi et la benne à ordure
Il y a des soirs comme ça, samedi, je rentre d’un long séminaire pour le boulot et, là, je tombe, les bras pleins de dossiers et de produits bio, sortant du train :
- sur un taxi refusant la course, me conseillant le métro pour je ne sais quelle raison, un autre qui me laisse tomber pour cause de techno-parade prés de « Répu ». Il aime pas ça la techno parade mon taxi pourtant c'était bien cette année : l'écologie en tête de gondole.
- un peu plus tard, juste en ouvrant la porte chez moi, sur une lettre d’invitation de la mairie du onzième m’informant d'une réunion de « concertation » à 19 heures sur le devenir de l’immeuble Basfroi. La « concertation » porte en fait sur un projet ficelé de la direction de l’urbanisme…A 19 heures, ça tombe bien, comme une majorité de parisien, mon temps de transport est supérieur à 2 heures par jour. C’est ça, la « proximité »
- juste après, pour me remonter le moral, j’entends sur France-info Besancenot et Hollande, gueuler, à la fête de l’huma, pour l’un, que sa gauche à lui voulait « renverser l’économie de marché » (1), pour l’autre, à la remorque, prôner "l’union des forces" mais on sait toujours pas sur quoi exactement…
Enfin, motif de réjouissance, une (autre) invitation dans le onzième, aux « journées de la propreté », avec possibilité de visiter une benne. A ordure.
Motivé.
(1) Pour « renverser l’économie de marche », écrire à : LCR-France. Adresse : pages jaune.
20:15 Publié dans Municipales Paris 2008 , Perso , Politique , Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : humour, politique, gauche, onzième arrondissement


