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27.11.2007

La nuit nous appartient

On aurait tort de voir dans cette bande-annonce de facture classique un nouveau « nanard » à la mode "effets spéciaux". « La nuit nous appartient » est le troisième fil de James Gray, auteur de « seulement » trois films. Les deux précédents sont « little Odessa » en 1994 et « The Yards », en 2000.

Sur fond de conflit psychologique ou familial, James Gray parvient à esquisser dans une vision très « Scorcesienne » certains maux de notre temps. La corruption dans les marchés publics dans « The yards », sur fond de conflit familial. Son nouvel opus est digne d’une tragédie grecque.

Une ébauche de critique sociale toujours prégnante dans ce cinéma américain que n'hésitent pas à financer les grandes "majors". Il n’y a pas de petits profits. Là où notre exception culturelle cinématographique peine à sortir des oeuvres nombrilistes, désaffectionnées par le public et invendables à l'étranger. Pas très universaliste que tout cela…c'était la minute politiquement correcte ou incorrecte, c'est selon.

Une mention spéciale à Joachim Phoenix, littéralement habité par son rôle et torturé. Une course de voiture hallucinée de la vision de ce réalisateur. Vous n'aviez jamais vu de course de voitures auparavant.



Selon « allo ciné » : « La vision des films de Francis Ford Coppola et notamment d' Apocalypse Now en 1979 alors qu'il n'a que dix ans ont changé sa vie. James Gray qui se destinait à la peinture se tourne vers le cinéma qu'il étudie à University of South California. Après un film de fin d'études remarqué, la reconnaissance de ce jeune talent ne se fait pas attendre.

En 1994, alors qu'il n'a que 25 ans, son premier long métrage Little Odessa reçoit le Lion d'argent à Venise ex-aequo avec Créatures célestes de Peter Jackson et le prix de la critique du festival de Deauville. Ce film noir s'attache au conflit psychologique d'un tueur solitaire, Joshua Shapira, interprété par Tim Roth en rupture avec sa famille et la petite communauté russe de New York.

Il faut alors attendre six années avant de découvrir son second long métrage sur grand écran. Entre-temps, il se permet de refuser de mettre en scène plusieurs scripts dont Ennemis rapprochés que tourne Alan J. Pakula en 1997. Il écrit aussi une adaptation de la nouvelle de Philippe K. Dick, Paychek, mais aucun studio ne souhaite le financer.

Miramax relance la carrière du réalisateur en décidant de soutenir son nouveau projet The Yards qu'il a écrit entre 1995 et 1997. James Gray y revisite une nouvelle fois le film noir. The Yards lui permet de travailler avec un casting prestigieux composé de James Caan , Faye Dunaway et Ellen Burstyn qui accompagnent les plus jeunes Mark Wahlberg, Joaquin Phoenix et Charlize Theron. Le film a été sélectionné en compétition officielle à Cannes en 2000. »

Commentaires

Salut Jean-Marc

Je suis aussi un fan de James Gray (Little Odessa repasse sur le cable).
Le côté shakespearien de ses deux 1ers films permet d'aller plus loin qu'un simple polar.
Pour info, je suis allé voir le dernier Cronenberg (les Promesses de l'Ombre) et c'est super
A+

Christophe

Ecrit par : christophe R. | 27.11.2007

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