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30.01.2008

Les tribulations d’un candidat aux municipales et « le mystère Patrick Bloche »

Ce soir, nouvelle « diff » devant deux supermarchés autour de Goncourt. Public populaire, davantage que sur Richard Lenoir. Par rapport à il y a quelques semaines, prise de nos tracts plus chaleureuse. La main est plus « attrapante », parole de « diffeur ». On cause plus aussi. Un lecteur du Figaro magasine nous lâche que nous sommes le seul parti dont la cote remonterait en ce moment. Une électrice socialiste traditionnelle nous dit qu’elle va réfléchir cette fois ci au premier tour. La fusion entre le PS et le MRC de George Sarre n’est pas à son goût. Un papi va voter pour la première fois pour les Verts. L’alliance avec le Modem « n’est pas son truc ».

Une amie écolo justement nous aperçoit et impose à sa progéniture un arrêt discussion. Et là, une bagnole toute fumante à l’arrière se gare juste à notre niveau.

- Mais quel est ce c… ??

Mort de rire. Patrick Bloche, himself, en descend. Il rejoint une réunion « sur la démocratie » qui se tient dans le coin. Patrick nous rassure en affirmant qu'il s'est collé une pastille verte sur le pare brise. Les enfants encore asphyxiés de Florence, notre amie écolo, passe du bleu pale au jaune. C'est bon signe.


df49295c773bee1b88f60c2e1a36aeff.jpgJe demande à notre patoche local ce que monsieur Bloche, premier fédéral, pense de la déclaration de Delanöe sur de possibles alliances avec le Modem.

- On se tournera PRIORITAIREMENT vers les Verts.

Bon, ça ne fait pas de doute. D’autant qu’il ajoute en s’éloignant que « tout dépens de vous », du score des Verts.

Autrement dit, si le Modem prend en otage un arrondissement clé, comme le douzième, il va commencer à buter les gosses dans les autres arrondissements.

Entendez, les élus Verts au conseil de Paris notamment.
Voilà, c’est bien ma veine.

Un de nos élus dont la productivité était proche de celle de l’union soviétique avait été écarté lors de nos investitures. Il se retrouve aujourd’hui chef de file du parti centriste sur le onzième. Au grand dam des militants du Modem dont le choix de Madame de Sarnez n’est pas à discuter.

Le revoilà en situation de me dessouder, avec d’autres…avec l’assentiment possible des camarades socialistes.

A Paris, Delanöe fait coup double. Il voit ainsi l’occasion de diminuer son allié écolo trop dissipé et de s’appuyer sur un autre, dont le programme et les listes ont été bricolés en catastrophe.

Entre l’ex-Tibériste Bariani et « l’anti impérialiste » Catahier, pour quoi vote-t-on quand on glisse un bulletin Modem dans l’urne ?

On s’en fout en réalité.

Le Paris du Maire est au delà. En faisant de Paris un laboratoire pour de nouvelles alliances, Delanoë fait la nique a Ségolène Royal en adoptant sa propre stratégie.
Une alliance bricolée potentiellement majoritaire évite de surcroît une refondation idéologique au parti socialiste, travail qui est moins la tasse de thé de Delanöe que de Royal.

Sur le trottoir d’en face, avenue Parmentier, une boite à Pizza fait des promos sur la « grande à emporter ». Sur le comptoir du patron, un exemplaire de "La Stampa". En Italie, la coalition Prodi est tombée.

Et Rudy Giuliani vient de jeter l’éponge.

Madame Tissot (UMP 11e) fait du spam auprès des électeurs

Comme Madame Tissot a fait l’arbre de l’UMP cachant la forêt des absents de sa liste présentée en 2001, cela explique peut être cette démarche un peu virtuelle vis à vis des électeurs…

27.01.2008

Pourquoi des gens de gauche virent à droite

Ce dimanche, affluence record sur le marché Richard Lenoir. Les Verts débarquent en premier vers 9h30. Une quinzaine, bon poids.

Surprise des socialistes qui se pointent bien trois quart d’heure plus tard en déballant à la hâte le portrait de Patrick Bloche, leur tête de liste. Patrick me serre la main en m’appelant Jean-Charles ce qui fait bien marrer le camarade Duclout. Je lui demande quand même d’actualiser la fiche me concernant. Pour quand Gérard relira sa fiche. Euh, pardon, Patrick je voulais dire.
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La "Tissot-team" (UMP) est également présente. En blouson de pluie bleu et slogan écrit dessus. Ils ont vraiment du pognon à cramer. Je serre la main de Pierre, le patron des jeunes UMP du 11e. Pas franchement antipathique mais un peu trop accro à sa dévotion quasi religieuse au Président Sarkozy.

Lecture de leur programme. Du verbiage « écolo » que les partis conjuguent aujourd’hui à tous les temps pour masquer la confusion idéologique ambiante. A un parking prés. Ils veulent le mettre à côté de la Mairie semble-t-il.

« Bein ouais, faut bien se garer ».

Bein ouais.

« Faut bien marcher, prendre le bus et pédaler en sécurité aussi. La rue n’est pas infinie, il faut faire des choix », je lui réponds.

Bein ouais.

Grosse marrade entre nous. Un ancien Vert plutôt « alter», pas seulement politiquement d’ailleurs, qui, se voyant dessoudé du projet de liste Sarre... puis écarté de la liste Sarre-Ps… puis se retrouve…au Modem. A notre grande stupéfaction.

Je décide alors de faire la tournée des programmes électoraux sur le net pour déceler les raisons de son revirement subit et de vous en faire le compte rendu sur ce blog.
Comme ça, ça vous oblige à revenir lire ici.

Un petit teaser cependant.

La comédie humaine, en voilà au moins une bonne raison. Mais ça manque un peu de plumes pour être vraiment drôle.

Non sens et poltique

23.01.2008

Paris, 11e : par où George Sarre (MRC) est rentré, on l’a pas vu sortir…

La fusion entre les troupes de M. Sarre (MRC) et de M. Bloche (PS) fait l’objet d’un silence assez étrange dans la presse.

Après que le premier a formulé il y a quelques semaines dans « le Monde » quelques critiques peu amènes sur l’exercice du mandat par son second, adjoint et par ailleurs député, il semblerait que tout cela se fasse entre amis.

Pourtant, à bien y prêter l’oreille, la fusion des listes chevènementiste et socialiste provoque remous et critiques, côté MRC surtout. Un élu de ce parti, évincé par l’accord, tance vertement la position du maire du 11è qui a lâché le morceau alors que lui, porteur de l’union PS-MRC depuis le début, s’en trouve finalement écarté.

Allez comprendre les mœurs politiques.

Il va sans dire, M Sarre s’explique sur le fond dans une lettre adressée à ses militants dont voici quelques extraits.

M. Sarre évoque ainsi «(…) 13 ans d'un travail quotidien, minutieux, (…) et considère que sa fierté, et celle du MRC, n'est pas d'être « en haut de l'affiche».

Bigre.

Et plus loin, de citer ses nouveaux centres d’intérêts qui constitueront probablement les contours de sa future délégation auprès du maire de Paris : la création d'un Grand Paris etc.

Mais, ajoute M. Sarre, il « ne dépose pas pour autant le drapeau ». Ce serait mal le connaître. Et d’ailleurs, il conduira avec courage dans les prochains mois, « une délégation de cadres et d'élus de Paris du MRC pour une visite officielle au Venezuela, en Bolivie et en Argentine ».

La révolution Sarriste s’apprête peut être à traverser nos frontières du onzième. En attendant, l’édile du onzième confirme qu’en politique, tout a un prix. Même ses amis.

22.01.2008

La Roquette, mon amour : deux listes à gauche pour le onzième arrondissement de Paris

-et puis, (nous rappelle Anne de Rugy, notre adjointe Verte au transport), au moment de parler des travaux sur la fontaine de la rue de la Roquette, ils se sont lâchés sur les SDF. Donc, là, j’ai dit stop. Et les gens ont eu effectivement l’impression d’être allé trop loin.


Ca sert aussi à cela un élu : à rappeler à notre conscience que le vernis de la civilisation craque facilement.

Le maire, lui, soumet aux voix son « plan » de travaux de la rue de la Roquette. 30 présents dans la salle. Moitié pour, moitié contre.

Bon, là, c’est un mauvais exemple. Mais la démocratie locale, ça pourrait être quelque chose de bien.

Cette réunion de « concertation » réalisée à la hâte par un maire en fin de règne n’était pas franchement inintéressante. On apprend, certes, que fermer la placette Daval ou inverser le sens de la rue du Cdt Lamy déplace du trafic routier comme sur le simulateur « simcity ».

Bien.

On y croise à la tribune Patrick Bloche, leader du PS local, tête baissée sur le même dossier que le notre, remis en séance. A moins que cela ne soit sur ses courriers de l’assemblée nationale. Silencieux.

On y entend le maire, sorti, emporté par un accord avec le PS, signant la fin de son mouvement, celle d’une époque aussi.

Il y a maintenant deux projets pour la rue de la Roquette. Celui, issu du rapprochement PS-MRC, présenté à la va-vite. Ni catastrophique, ni très bien ficelé.

Il y a la démarche des Verts, esquissée notamment par Anne. Un pari qu’on pourrait tenir « comme à Nantes » ou à Bordeaux, où des choix assez radicaux sur l’espace public permettent à tous de retrouver sa place dans la cité.



Le document de « concertation » de la Mairie à la main, déambulation juste après à l’angle de la rue de Lappe. Souvenirs des premières « bitures » du provincial fraîchement débarqué à Paname. La rue de la Roquette, ma porte d’entrée à moi sur le onzième.

A la veille d'une récession mondiale?

En mars 2007,Pierre Larrouturou, alors candidat à l’élection présidentielle, évoquait la crise financière qui n’avait pas encore frappé les États-Unis...

21.01.2008

Paris : à six semaines du premier tour, le maire du onzième arrondissement « concerte » à mort

Il faudra que les élus de la majorité de l’arrondissement de gauche qui ne sont pas de la même couleur que M Sarre s’y fassent. Pour connaître l’agenda des concertations dans les quartiers, c’est bien sur le site de la Mairie qu’il faut aller surfer.



Ce soir, la salle des fêtes de la mairie n’aura jamais aussi bien porté son nom. Les habitants de notre arrondissement se verront proposer par « la Direction de la Voirie et des Déplacements un projet global destiné à fluidifier et embellir la rue de la Roquette ».

Et pour être bien lourd, au cas ou on l’aurait pas compris, « l’information » précise : « pour que cette concertation ne soit pas un slogan, mais une réalité, (…) la municipalité du XIe associe les riverains à ses projets ».

D’après moi, le magistrat que la commission nationale va mandater pour certifier les comptes de la campagne de M Sarre devrait réintégrer cette « information » dans la catégorie « tract grossier ».

Ou alors, c’est qu’il ne saurait pas faire la différence entre la rue de la Roquette, justement, et une douce balade en ville.

Et qu’est ce qu’il nous propose le Maire de Sarre en guise de « programme ambitieux » ?

Des élargissements de trottoirs, « une rénovation de la Fontaine située au 70 rue de la Roquette »...

On ne sait si cela sera terminé avant le premier tour, le dimanche 9 mars, mais je connais au moins un chef de chantier en ce moment qui doit avoir chaud au cul.

Et surtout, le maire veut régler le problème de « bouchon » qui touche encore la rue de la Roquette, entre la rue Keller à la place Léon Blum. « Il a donc été décidé de réaménager la rue avec une seule voie de circulation, à côté de laquelle seraient créées de nombreuses places de livraison et de stationnement de courte durée ».

Donc là, vous avez bien compris que ce soir, le fonctionnaire de la direction de la voirie ne vient pas pour s’emmerder avec les habitants ou les résidents. C’est du bouclé comme sur du papier millimétré : toutes les rues faisant l’objet d’une fermeture ou d’une inversion de circulation sur la rue de la Roquette sont citées dans l’annonce de la « concertation ».

Jusqu’au changement de l’emplacement du feu à proximité de la Mairie, place Voltaire.

A la limite, ce soir, venez pour voter si vous êtes plutôt « rosiers » ou « œillets » pour les bacs à fleurs.

Il a un truc sympa le Maire. C’est quand il nous parle de « concertation » à quelques jours des élections sur un projet aussi important, il fait un peu comme le fonctionnaire dans le film « Jean de Florette ». Vous vous souvenez, celui qui est spécialiste de la circulation des eaux sous-terraines.

Il vient nous expliquer les problèmes de tuyaux et si t’es pas d’accord, c’est que soit t’es con, soit t’es contre le progrès.

Bon.Nous les Verts, on s’apprête justement à ouvrir le débat sur la question en abordant la question d’une rue à circulation réservée. Et si on en parlait sérieusement ?

Pour aller plus loin, Site Municipales Verts 11e et bientôt dans vos boites aux lettres, notre « plan vert ».

20.01.2008

In memoriam : 2007, année Sarkozy

Que restera-t-il de cette année ?

Un vague arrière-goût de chiotte.



Non parce que le président a mis si peu de temps pour renier, en matière de politique étrangère notamment, ses engagements de campagne.

Non. Cela, on le savait déjà par avance tant les promesses furent à cette occasion contradictoires.

Aux cris sur le « pouvoir d’achat », on entendait rapidement en écho « paquet fiscal » mais bon, c'est encore un autre sujet.

Rions un peu justement.

Car 2007 restera l’année « droite pipole » comme rarement on aura vu dans l’histoire de notre pays. A force de dire que c’est « sans précédent », on va finir par le croire.

Mais alors, d’où vient ce vague à l’âme phytosanitaire ?

Il est vrai qu’en sortant un peu de nos frontières, il y a un je ne sais quoi de « french touch » qui a perdu de sa valeur ces derniers temps.

Il faut vraiment jeter un regard jusque chez nos amis américains pour assister à une telle mise en œuvre de la vie privée du premier personnage de l’Etat telle qu’on la voit dans l’hexagone.

Et c’est sur ce même fond de bigoteries si peu française que les régressifs de tous poils s’emparent de la politique. C’est rarement au profit des questions économiques et sociales.

De ce côté-ci de l’atlantique, j’ai noté dans les conversations un vague sentiment d’atterrement qu’on range dans la catégorie « discussions de noël ». Parfois suivi d’un « au moins, au temps de Mitterrand, ça avait davantage de classe ». Et on referme cela dans un placard à balai, juste à côté de la pharmacie.

18.01.2008

Histoire sans parole

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