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08.05.2008

Barack Obama puise dans son histoire personnelle les sources de son engagement

Difficile de trouver plus illustratif dans l’imaginaire collectif du « rêve américain » que le destin de Barack Obama. Après sa victoire quasi-décisive en Caroline du Nord, le sénateur démocrate tend une perche à Hillary Clinton dont il sait qu’elle lui sera une précieuse alliée dans son affrontement face à Mc Cain. Il poursuit sa course sur fond d'évocation de son histoire personnelle et avance un profil assez "modéré-compatible" nécessaire pour mordre sur l'électorat indépendant.

Un destin unique rappelé par le site de communication politique « exprimeo.fr ». Pas mal d’éléments sur le parcours d’Obama dans l’excellente biographie de Durpaire et Richomme « L’amérique de Barack Obama » :

« Son père a grandi au Kenya et vivait comme berger d'un troupeau de chèvres. Il a gagné une bourse pour étudier à Hawaï. Là, il a rencontré une jeune femme originaire du Kansas et l'a épousée.

Barack Obama naît de cette union le 04 août 1961. Sa mère est d'ascendance cherokee et le prénom Barack signifie " béni " en Swahili.

Cette union prend fin lorsque son père retourne au Kenya pour y travailler comme économiste. Sa mère se remarie et la famille emménage à Djakarta. En 1971, Barack Obama revient à Hawaï vivre chez ses grands-parents pour s'assurer une meilleure scolarité que celle susceptible de lui être donnée en Indonésie. Il étudie le droit à l'Université de Columbia à New York. Il s'installe à Chicago puis repart étudier le droit à Harvard. A son retour il devient Professeur en droit constitutionnel à Chicago et entre dans un cabinet juridique.

Ensuite, autre particularité, il défend tout ce qui peut rassembler l'Amérique. Son discours sur la guerre d'Irak en est symbolique. A Boston en 2004, il pointe d'abord toutes les obligations qui doivent entourer ceux qui envoient des troupes en Irak.
Il déclare : " quand nous envoyons nos jeunes femmes et hommes, nous avons une obligation solennelle de ne pas cacher les mauvaises nouvelles, de ne pas voiler la vérité au sujet du pourquoi ils y vont mais surtout à leur retour nous devons les assurer de notre solidarité matérielle ". Et d'ajouter " qu'il faut immédiatement envoyer assez de troupes pour gagner la guerre, faire la paix, gagner le respect du monde et revenir en Amérique ".

Enfin, Barack Obama incarne l'honnêteté dans la présentation de son propre cursus personnel. Il dévoile ses erreurs, des travers et il est loin de dresser un tableau idyllique de son passé ; loin s'en faut.


Ces trois traits sont le socle de la " Obamania " actuelle. »
Ci-dessus, le candidat à une station de vote : ampathique!
Et çi-dessous, dans cette nouvelle vague de spots diffusée en Virginie, Hillary Clinton ne semble pas vouloir lacher l'affaire.



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