« Barack Obama puise dans son histoire personnelle les sources de son engagement | Page d'accueil | Encore un peu de buzz pour Drucker et Besancenot... »

09.05.2008

- C'est loin la Birmanie? (la phrase du jour)

Un bref aller-retour dans ma région natale ne me rend jamais aussi agréable les rues de l’est de Paris que plongées dans cette quasi-torpeur estivale.
Du côté d’Oberkampf, les terrasses ne sont plus chauffées que par les agglutinements autour de toutes sortes de breuvages. Vers la place Stalingrad, les fontaines devant le canal aspergent une foule consentante. Celle qu'on on y croise est de tous âges, de toutes classes sociales.
Une part profite certainement de leur RTT.
Ce métissage se fait sans bruit et procède d’une alchimie qui devrait inspirer nombre de politiques urbaines.


A quelques heures d’avion, un régime sanglant laisse crever sa population sur le dogme d’une idéologie morte. Nous assistons à la plus grande catastrophe sanitaire de ces cinquante dernières années sans la même émotion que nous avions manifestée lors du Tsunami.

Est-ce par relativisme que nous acceptons davantage les horreurs quand elles sont commises par des régimes tyrans ?