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30.05.2008

Visages de l'Islam

Ce reportage est assez représentatif d’une évolution vers un « islam de marché » de régimes qui s’accommodent aussi bien d’un libéralisme pur et dur (pas à la Delanoë…) et de mœurs régressives. Mœurs régressives, c’est à dire l’assignation de la femme à une position inférieure à celle de l’homme, par exemple.

En France, la tentative de représentation d’un islam est en échec sur fond de lutte d’influence. Elle est en rupture avec les attentes de nombreux musulmans comme le montre ce reportage.

Certains musulmans renoncent à leur foi, comme ici en Grande-Bretagne, parfois avec difficultés.

Cependant, comme le révélait l'enquête du Cevipof, pour une grande majorité de musulmans français, qu'ils soient hommes ou femmes, la religion n'est pas un facteur de retrait de la vie française ou d'isolement communautaire. Seul un tiers d'entre eux estime qu'un croyant doit suivre les principes coraniques même si ceux-ci s'opposent à la loi française. Et une écrasante majorité (80 %) considère le mot laïcité comme " très " ou " assez positif "

28.05.2008

C'est l'histoire d'une pancarte

En marge du Festival de Cannes, se tenait le "Short Film Corner", co-organisé par l’Office national du film du Canada et récompensant une œuvre amateur diffusée sur internet. Parmi les 650 films sélectionnés, les internautes ont élu court-métrage de l’année "L’histoire d’une pancarte", du Mexicain Alonso Alvarez Barreda.

26.05.2008

Laurent Cantet, cinéaste témoin de son temps

Laurent Cantet dément la vérité générale d’un cinéma français qui ne raconte pas son époque, frappé par la crise des « films du milieu ». Ces films aux budgets intermédiaires qui ont fait les Sautet dans les années 70 sont aujourd’hui boudés par les diffuseurs et les chaînes de télévision. Ce cinéma-là trouve paradoxalement davantage d’opportunités de financement auprès des grands studios américains…


ENTRE LES MURS
envoyé par elle

Avec son quatrième film consacré par le grand prix du festival de Cannes, Laurent Cantet poursuit un cinéma original, témoin de son temps. On se souvient du film social à la française « Ressources humaines », œuvre inégalée sur ces « immigrés de l’intérieur » que sont les enfants des catégories populaires. Ceux qui évoluent dans l’échelle sociale, le cul entre deux chaises et développent parfois ces « névroses de classe » que raconte si bien l’écrivain Annie Ernaud.

Dommage que Susan Sarandon en retour de lutte ne soit pas venue temporiser un Sean Penn décidément troublé pour cette remise des Césars.

24.05.2008

Politique et autres peaux de bananes

Dans cette entreprise de gosses s’agrippant à ce vieux tramway de Lisbonne du quartier populaire de l’Alfama, je voyais quelques ressemblances avec cette petite gauche qui se cherche un peu partout, tentant de faire dévier un peu de sa route le train social-démocrate.

En vain. Jusqu’à maintenant et depuis mes premiers engagements il y a maintenant vingt ans, que de tentatives avortées et d’intuitions déjouées par les résultats électoraux. Les Verts ont, malgré tout, traduit dans leur participation dans les institutions cette intention. Insuffisant pour faire rêver.

Coincés entre le grand frère gestionnaire et une gauche radicale nourrie au déclassement d’une frange croissante du corps social, le parti écologiste est à un tournant de son histoire. L’échéance européenne en dira l’issue.

De ma balade dans l’Alafama, je retenais la mutation perceptible de ce quartier : la « gentrification » aura, tôt ou tard, raison de le résistance tenace du petit peuple des faubourgs. A l’instar de Paris où la ressemblance de classe gagne jusque dans les files d’attente de la poste de la rue des Goncourt. Du coup, les prémisses de l’affrontement Royal/Delanoê me laissaient dans un état de vague indifférence.

Je trouvais dans l’autobiographie de Rupert Everett (1) une attitude potentiellement féconde pour l’avenir. Au delà des demi-dieux et des quarts de célébrités que nous propose le paysage médiatique, la lucidité caustique et distanciée de cet acteur nous indique que, si elle n’est pas un chemin direct vers la réussite, elle est dans la vérité.

Temps maussade ce jour. Cortège des enseignants éclairé entre Bastille et Répu.



(1) « Tapis rouges et autres peaux de bananes », éd. K & B.

22.05.2008

Un portrait de Barack Obama

Un article du "Monde" qui nous donne l'occasion de balayer plusieurs visages de Chicago, cité dont le maire démocrate actuel, Richard Dailey, trés écolo, s'est imposé à force de politiques de mixités urbaines. Un portrait complet du candidat à l'investiture démocrate, quasi certain aujourd'hui d'être désigné par sa formation.


A noter que la Ville de Chicago pourrait lancer son "vélib"...avec Jean-Claude Decaux.

18.05.2008

Dimanche soir, c'est cinéma.

16.05.2008

Une trilogie Française : Fadela, 34 ans...

Fadela fait des ménages. C’est sa profession.

Cela commence à 4h45 dans un immeuble d’assurance à la Défense. Cela implique qu’elle se lève vers 3 heures.

Fadela dit qu’elle a de la chance par rapport à ses collègues. Son trois pièces est en bout de ligne de RER, à « seulement » 45 minutes de son premier lieu d’embauche.

Puis elle embraye à 6h dans une chaîne de salle de sport, à côté de Nation. Avec un peu d’avance sur son heure, elle pique parfois un somme de 10 minutes à même le sol, juste à côté des douches des vestiaires femme.

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7h15. Fin de sa première journée. Elle croise les premiers clients du gymnase. Il y en a un qui est gentil. Il lui dit toujours bonjour en arrivant. Elle refile chez elle, voit défiler Paname du train. Elle aime bien cela. 8h. Elle arrive juste pour lever ses trois enfants quand ils prennent la classe à 9 heures. .Sinon, c’est sa voisine qui s’en occupe ou sa sœur, c’est selon.Toilettes.

10 heures. Les courses, en voiture puis direction l’hypermarché de son agglomération, pour un mi-temps. Fin d’après-midi : là, elle va chercher systématiquement sa progéniture. Le collège est excentré, il faut reprendre la bagnole qui commence à rendre l’âme. Goûter. Pas d’aide pour les devoirs : Fadela s’est arrêtée au primaire. C’est le plus grand qui s’occupe des autres.

Difficile de tenir ces trois-là. Vers 19 heures, Fadela pique déjà du nez. Demain, c’est rebelote. Coucher à 20h30 au plus. Le petit reste souvent devant la télé. Il doit dormir dans la même chambre que sa sœur plus âgée d’un an. Disputes fréquentes. Difficultés pour se concentrer à l’école. Le plus grand, Karim, va chez ses copains. Il a promis de rentrer avant le coucher de sa mère. L’adolescence arrive. Les emmerdes aussi. Il sait qu’il est « pas comme les autres ». Déjà, le boulot de sa mère, mais là, on lui a déjà fait la gueule dans les boîtes du coin pour son stage de fin de troisième.

La fin du mois arrive, c’est pas dommage.

Salaire net, 950 Euros à tout casser. Les allocs n’arrivent pas à 45O Euros au total. C’est pratiquement tout côté recettes. Pas droit aux APL. L’année de la base de calcul, les revenus de Fadela étaient justes au-dessus du plafond. Fadela dit qu’elle n’est pas à plaindre, qu’« il y a plus malheureux »..

Dés le 2 du mois, il faut en sortir 700 pour le loyer sec, rajouter les charges.
A peu prés 100 Euros par semaine pour la bouffe. Trois bricoles. Ne pas s’écarter. Souvent des pâtes, une fois pare semaine de la viande, jamais de fruits, très peu de légumes. Ce mois-ci, ça ne va pas passer. Il va falloir choisir entre la bagnole et la facture d’électricité. Putain de convecteurs. Le mois prochain, on éteindra tout après le lever des drôles. Impossible de renoncer au RER ou c’est la fin. Or, il faut penser à changer les chaussures de la petite, régler la note de la cantine, avancer la piscine…

Il va falloir arrêter le Mac-Do le samedi.

15.05.2008

Mobilisation des enseignants

Selon le site de la chaine LCI, « sur les 884.000 enseignants, "je n'en connais pas un qui se réjouisse d'avoir perdu 6% de pouvoir d'achat depuis 2000 mais, majoritairement, ce qui révolte le plus ce sont les mesures de carte scolaire", c'est-à-dire la traduction sur le terrain des 5.000 suppressions de postes prévues à la rentrée, a expliqué mardi Luc Bérille, secrétaire général du SE-Unsa. Selon lui, de la maternelle à la terminale, "plus de 50% des personnels devraient se mobiliser" jeudi.


Principal syndicat du secondaire, le Snes-FSU table également sur "plus de 50%". Son secrétaire général, Bernard Boisseau, ne cache pas non plus qu'au-delà de la revendication concernant un pouvoir d'achat affecté "depuis 25 ans", "l'essentiel pour les enseignants sera de contester le projet de décret" allongeant le temps de travail de certains enseignants et instaurant leur bivalence. L'entourage du ministre de l'Education, Gilles de Robien, a précisé mardi que ce décret "devrait être publié vendredi".

Cinq fédérations de l'Education ont officiellement appelé à la mobilisation du 8 février: FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT, Faen. Elles ont été rejointes par le Snalc-CSEN, syndicat du secondaire classé à droite et très opposé au fameux décret. Les enseignants partiront d'abord

Le soutien décisif du sénateur Edwards à Barack Obama

L'ex-candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle de novembre John Edwards vient d’apporter son soutien à son ancien rival Barack Obama.

Appartenant à l’aile du parti démocrate la plus proche des cols bleu, le soutien de l'ancien sénateur de Caroline du Nord pourrait aider Obama à séduire les "Hillary democrats", la classe ouvrière blanche qui le boude.

Un de ses proches cité par le site du Nouvel Obs, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a expliqué qu'il voulait désormais s'impliquer pour réunifier le parti, la campagne des primaires ayant été particulièrement dévastatrice.

11.05.2008

L'Islam dans la presse en ce moment

Il y a quelques articles sur l’Islam ces jours-çi. Un dans le « Washington Post » qui constate avec raison le manque d’aménagements que nécessiterait un traitement un peu pragmatique des pratiques religieuses en prison dans le domaine alimentaire. Etonnant pour ce quotidien de référence : aucune remarque sur une des causes du déficit d’imams pour accompagner les prisonniers. La question de la formation dont elle sait qu’elle est problématique pour le « clergé musulman » n’est qu’à peine esquissée.

Un autre article d’un quotidien d’Arabie saoudite, publié par « Courrier International », relate le vrai « bonheur » d’un imam saoudien de retour de son périple en France. Il évoque le financement par Monsieur Dassault d’un lieu de culte sur sa commune. On y apprend qu’un autre homme d’affaire « de droite » aurait ainsi bénéficié des votes de la communauté pour le bon traitement qu’il aurait accordé à la question religieuse. Il faut vraiment lire la presse libre d’un grand pays démocratique pour être informé…car du côté du journal « Le Monde », c’est encore embryonnaire.

Dans un article du 10 mai sur « la famille musulmane » en rendez-vous annuel de l’organisation radicale UOIF, la journaliste relate sans contre champ un discours que ne renierait pas une Christine Boutin. A l’inverse des trop rares enquêtes qui valident la sécularisation des pratiques dans un contexte de conservatisme des mœurs des musulmans de France. Pas tous croyants également, il faut le rappeler.

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