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18.08.2008
Géorgie : une gauche bien silencieuse
Les Russes ont frappé un grand coup. Après l’annexion de l’Ossétie sécessionniste, ils réussissent une intervention militaire inédite depuis longtemps contre un pays membre de l’ONU. Même en 1989, Gorbatchev avait refusé d’envoyer les chars contre la Pologne « agitée » par Solidarnosc.
Bien entendu, le président Géorgien ne devait pas de se montrer dupe de possibles interventions en sa faveur. Il le devait pour ses populations mais cela n’est plus la question.
Aujourd’hui, la tétanie de la communauté internationale ne doit pas être masquée par les initiatives diplomatiques du président Français. Celui-ci cristallise un rapport de force favorable aux Russes à défaut… de regarder le coups d’après.
Des coups suivants, vous pouvez lire un sur le Site d’Arnaud Caron de retour d’Ukraine. C’est tout une partie de l’Europe centrale et donc de l’Europe dont il s’agit.
Consentirions nous au retour d’une guerre froide avec ces assassinats dignes des vieux James Bond (la journaliste Anna Politkovskaïa, Livinenko assassiné en plein Londres) sur l’autel de la sécurisation de nos approvisionnements énergétiques ?
Un scénario d’encerclement de la Russie par un encerclement de pays intégrés à l’OTAN est séduisant. Mais il est aussi probable que de voir accepter par les USA un pays comme le Mexique à une union militaire qui serait dominée par Moscou. Aucune des deux grandes puissances –USA et Russie- n’accepteraient ce type de configuration dans leur proche périphérie.
Il reste donc à prendre nos responsabilités. « Nous », c’est l’Europe. Une Europe qui a les moyens de pression quand elle facilite des investissements dans des gazoducs sous la Baltique aux seuls bénéfices de la Russie. Une Europe élargie y compris à la Turquie pour nous donner les moyens d’aborder nos rapports avec le monde arabo-musulman et l’aider à faire face avec Nous à l’empreinte islamiste. En l’état, nous semblons donner ce mandat au maître Russe bien loin des valeurs humanistes de l’occident. Nous ne partageons ni ses moyens ni ses objectifs de reprendre la main sur ses anciennes colonies, de maîtriser par des prédations futures son pétrole en Azerbaïdjan ou par la douceur avec l’Iran.
Cela passe aussi par le développement d’une Europe diplomatique et donc militaire.
A ce jour sur les sites des partis de gauche, toujours rien sur la Géorgie.
17:35 Publié dans Economie, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : géogie, russie, otan, europe



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