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29.09.2008
Gauche et crise financière : un malaise apparent
Quand on regarde causer Obama dans le téléviseur, l’impression qu’un individu rencontre l’histoire nous traverse. Autant Royal…
Il y a comme un léger décalage entre la gauche de gouvernement et le pékin de base. Il suffit de considérer l’avènement de la crise financière, il y a maintenant 18 mois, et les réactions des leaders de l’opposition pour déplorer une sorte de contre temps.
C'est en février 2007 que les défauts de paiements sur les crédits hypothécaires se sont multipliés et ont provoqué les premières déstabilisations d'établissements bancaires. Nous sommes à une étape d’une crise ancienne qui s’aggrave et précipite l’économie monde dans sa chute.
Là où Obama met en lumière dans son dernier débat les responsabilités et apporte des réponses, Ségolène Royal…
Non, rien…
00:21 Publié dans politiques publiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : finance, économie, royal, obama
24.09.2008
Contraintes de relance du nucléaire
Parmi les pistes de diminution des gaz à effet de serre (GES), le nucléaire semble vivre son nouvel âge d’or : 439 réacteurs nucléaires sont en activité dans le monde et désormais, l’essentiel du développement est porté par des pays « émergents » (Chine, Inde, Russie). Les nouvelles capacités à mettre en œuvre d’ici 2020 pourraient atteindre 130GW, soit une centaine de réacteurs supplémentaires. D’ici 2030, le rythme de construction serait selon l’IFRI d’une dizaine de réacteurs par an.
La compétitivité vis à vis du gaz et davantage encore du charbon est sujette à caution : les prévisions des coûts de production de l’électricité (OCDE/AIE-AEN) sont très différentes selon les hypothèses retenues de démantèlement en fin de vie et le stockage des déchets. Le bilan global du nucléaire en CO2 serait sensiblement proche du gaz selon les calculs de l’Ademe : le parc nucléaire français est ainsi inadapté aux contraintes de la demande résidentielle ce qui suppose le support de centrales thermiques classiques.
Malgré ce constat, de nombreux Etats et investisseurs parient sur un mouvement de relance.
Sans même entrer dans le débat « pour ou contre le nucléaire », quelles contraintes s’opposent à ce mouvement ?
Contraintes de rareté et de prix de la ressource de base.
Si la productivité des réacteurs continue de s’améliorer, la rareté relative de l’uranium ne laisse à ce jour entrevoir de perspectives d’exploitation au-delà de quelques décennies. Les capacités d’extraction et de recyclage sont limitées de sorte que l’offre est aujourd’hui très inférieure à la demande. Le prix spot de l’uranium a d’ores et déjà été multiplié par 10 en trois ans.
Contraintes d’offre.
Les capacités de production (métallurgiques) ont été amputées cette dernière décennie : trois entreprises disposent des capacités pour construire les cuves en France, Japon et Russie. Le capital humain a lui aussi été obéré par la « pause » des années 90.
Contraintes de financement.
Les pays de l’OCDE qui développent des contrats long terme ou les pays de monopoles (Inde, Russie) disposent davantage de leviers pour le développement nucléaire que les pays émergents où l’Etat manque de moyens ou ceux dont l’atomicité des acteurs est le résultat de marchés concurrentiels (USA, GB).
Contraintes d’exploitation.
Elles sont principalement liées à la question ô combien épineuse de la gestion des déchets. Si des solutions de confinement existent mais reste en suspens la durée. En outre, le stockage géologique soulève le problème de la réversibilité à horizon de plusieurs milliers d’années dans un temps où la recherche sur la transformation des déchets sur des durées courtes n’a pas abouti.
Contraintes géopolitiques, enfin !
Le régime de non prolifération installé dans les années 60 a vécu. Viennent en témoignage de cette nouvelle donne l’essai nucléaire de la Corée du Nord en octobre 2006 et la quête de l’Iran d’enrichissement de l’uranium malgré les réprimandes du Conseil de sécurité des Nations unies. La résolution 1540 adoptée le 28 avril 2004 prévoit des dispositifs de contrôle, d’assistance énergétique et de sanctions.
Elle est confrontée au bon vouloir de dirigeants peu ouverts au droit international et décidés à changer les équilibres de puissance régionale.
16:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nucléaire, relance, contrainte, énergie
13.09.2008
L'offensive Obama
Selon "la presse canadienne", la campagne présidentielle américaine reprend de plus belle. Barack Obama se montre désormais plus incisif: son nouveau spot, télévisé depuis ce vendredi, montre un John McCain "has-been" incapable d'envoyer un e-mail...
Le spot est couplé à un autre, positif cette fois, qui met en valeur le message de Barack Obama comme candidat du changement, qui garantira de meilleurs soins médicaux, fera baisser les impôts et rassemblera les Américains.
Réagissant à cette offensive démocrate, un porte-parole du Comité national républicain, Alex Conant, a accusé le camp Obama de "tenter de détruire" John McCain et sa colistière avec des attaques personnelles. "Cela tend à prouver que la politique d'espoir d'Obama n'est qu'un vain mot."
12:55 Publié dans Politique, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, élections, us, mc cain
12.09.2008
N. Sarkozy ou la bonne du curé
Il se trouve toujours une bonne âme tolérante pour accompagner la laïcité d’un qualificatif : « positive », « ouverte » ou je ne sais quoi.
Aurait-on idée de parler de liberté positive ou négative ?
Quelle arrière-pensée se cacherait derrière une expression telle que « fraternité ouverte » ?
En réalité, il n’est pas besoin de qualifier la laïcité qui n’est ni contre ni pro, ni areligieuse, elle la délimite (la religion) simplement dans le champ privé en la séparant de l’espace public et politique.
Dans le même temps, la laïcité libère la spiritualité de l’empire religieux et supprime tout privilège à quelque dogme que ce soit.
On a vu entrer par la fenêtre de plus ou moins généreux apôtres d’une laïcité « ouverte » au sujet des musulmans. Ne sont-ils pas les premiers, des millions de musulmans, croyants ou non, à subir le joug de l’immixtion religieuse dans tous les espaces de la vie des citoyens et des Etats ?
On en constate également les ravages, aux Etats-Unis, avec une offensive des néo-protestants ou de rabbins radicaux en Israël dans toutes les pores de la société.
On voit maintenant le chef de l’Etat entrer par la grande porte d’une laïcité « positive », se tenant bien de définir ce qu’il entend par une laïcité « négative ».
Bien des pays nous envient notre laïcité et encore davantage de citoyens qui n’oublient pas qu’il y a une liberté au moins aussi importante que la liberté religieuse, c’est la liberté de ne pas croire, d’être athée ou agnostique. Et une liberté plus importante encore : la liberté de conscience, précisément garantie par la laïcité. Tout court.
Allez expliquer cela à M. Sarkozy…
18:25 Publié dans Politique, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, pape, religion, laîcité
10.09.2008
Une rentrée pas très classe
par Luc Chatel - Témoignage chretien du 2.09.2008, à nouveau en parution
Mardi 2 septembre, sur France Inter, un homme politique menait la charge contre l’une des récentes mesures du gouvernement : la création du fichier Edvige, visant à recenser des informations sur tout ce que le pays compte de responsables associatifs, politiques et syndicaux. Qui occupait ce rôle d’opposant vigoureux à Nicolas Sarkozy ? François Hollande ? Martine Aubry ? Ségolène Royal ? Que nenni. François Bayrou, l’infatigable troisième homme. La veille sur RMC, Vincent Peillon, l’une des figures du renouveau générationnel au PS, s’emportait avec vigueur contre des responsables politiques « malfaisants ». Parlait-il de ses opposants politiques ? De Brice Hortefeux ou de Xavier Darcos ? Que nenni, de ses petits camarades Laurent Fabius et Jean-Christophe Cambadélis. Ces deux interventions résument à elles seules l’état du débat politique en France en cette rentrée 2008. Et surtout l’état calamiteux de la gauche Les universités d’été successives avaient déjà dressé un tableau peu rassurant. La plus intéressante a sans doute été celle des Verts, qui sont arrivés à sortir de leurs luttes intestines pour annoncer une possible large liste d’union aux Européennes, autour de Daniel Cohn-Bendit, José Bové et les amis de Nicolas Hulot. Sympathique, certes, mais quelles garanties aurons-nous que ce « coup » aura des prolongements dans le fonctionnement et le comportement politiques des Verts ? Assez peu, à vrai dire. Les élections européennes ont souvent été pour eux le moment du sursaut, avant de replonger dans des discours inaudibles.
Olivier Besancenot, lui, a au moins le mérite de la clarté. Attirant de plus en plus de monde sur son projet de Nouveau Parti Anticapitaliste, il crée la surprise à gauche. Mais au service de quel discours ? S’il y a du renouveau dans son auditoire, ses concepts restent datés, notamment sur les questions écologiques et internationales. Ses interventions récentes sur l’Afghanistan et la Géorgie n’ont pas marqué grand monde. Le PCF, de son côté, nous annonce qu’il veut « penser le changement ». Se donnera-t-il les moyens d’ouvrir véritablement le débat en interne ? Quant au PS, censé être la principale force d’opposition, autour duquel la gauche devrait s’organiser, il ne nuit pour l’instant qu’à lui-même. À sa survie et au moral de ses troupes. Triste rentrée.
14:22 Publié dans Politique, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rentrée, politique, gauche
06.09.2008
Des entreprises reviennent en France après avoir délocalisé
SI LES DÉLOCALISATIONS inquiètent toujours les opinions publiques, notamment en France et aux Etats-Unis, certaines entreprises effectuent, discrètement, le mouvement inverse. En septembre 2006, Samas, société néerlandaise, numéro un européen de l'ameublement de bureau, a rapatrié à Noyon (Oise) son activité délocalisée en Chine, près de Canton. Depuis 2000, le groupe y sous-traitait la fabrication
de caissons de bureau.
La situation de Samas n'est pas isolée. " On peut estimer à environ une cinquantaine le nombre de relocalisations par an en France... Sur deux millions d'entreprises françaises ", analyse Jean-Pierre Chanteau,
économiste au CNRS. Le retour est souvent dû à une délocalisation " mal maîtrisée ", souligne-t-il.
En 2000, au moment où le marché de l'ameublement est en pleine crise, Samas France, filiale du groupe néerlandais, décide de délocaliser sa production. Le prix d'achat du produit fini proposé par les
sous-traitants chinois est de 20 % inférieur au coût de production à Noyon. Un calcul vite fait... mais mal fait. Sur ces 20 %, la moitié est absorbée par les coûts de transport. Et la délocalisation n'évite pas à Samas France un redressement judiciaire en décembre 2004.
A son arrivée en janvier 2005, la nouvelle direction reconsidère la stratégie de sous-traitance. D'abord, la qualité n'est pas au rendez-vous. Ensuite, l'entreprise connaît des problèmes de réactivité.
" Nos clients veulent des produits personnalisés sous des délais de quinze jours à trois semaines. C'est intenable avec un sous-traitant à l'autre bout du monde qui ne propose que deux coloris : gris foncé ou
gris clair ", explique Vincent Gruau, PDG de Samas France. La solution : rapprocher le site de production des clients européens et des bureaux d'études du groupe.
Dans le même temps, l'usine de Noyon tourne au ralenti. " On atteignait le seuil de pérennité du site. Or, il était inconcevable de fermer, nous aurions perdu trop de compétence, explique M. Gruau. Nous avons donc décidé de produire les caissons à Noyon. " Grâce à des gains de productivité et à un investissement de près de 400 000 euros, l'écart de coût entre Canton et Noyon est presque effacé. Depuis septembre 2006, le carnet de commandes de l'usine de Noyon est plein.
" MOUVEMENT DE BALANCIER "
Atol, le réseau coopératif d'opticiens, a, lui aussi, reconsidéré sa délocalisation chinoise. Fin 2005, il a rapatrié la sous-traitance de sa ligne de lunettes griffées Ushuaïa. " Il fallait quatre mois pour lancer une nouvelle monture, ce qui est trop long dans la lunetterie, où l'on travaille sur des séries courtes renouvelées fréquemment,
explique Philippe Peyrard, directeur général délégué d'Atol. Et nous ne recevions pas ce que nous commandions : les références couleur chinoises sont différentes. "
En septembre 2006, Atol a renouvelé pour trois ans son contrat de sous-traitance avec Oxibis, situé à Morbier, dans le Jura. Le surcoût est estimé à 500 000 euros par an, soit 10 euros par paire de lunettes.
Le prix d'un positionnement " responsable ", sur lequel ce réseau coopératif a bâti une partie de sa communication.
" Délocalisations, relocalisations : c'est un mouvement de balancier permanent pour les firmes qui ne dépendent pas d'un territoire ", analyse El Mouhoud Mouhoud, professeur d'économie à l'université Paris-Dauphine. Il cite l'exemple d'une entreprise belge de textile-habillement qui a relocalisé ses unités d'assemblage à Roubaix,
en 1997, pour réduire ses coûts de production. La même raison l'avait auparavant poussée à délocaliser cette activité à Bombay (Inde).
Guillaume Guichard
© Le Monde![]()
08:20 Publié dans Economie, entreprises, Fiscalité, Politique, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : délocalisation, relocalisation, qualité, sous traitance, coûts de production, lunetterie, emploi
05.09.2008
Visages du conservatisme américain : Sarah Palin
Selon The Hill , alors qu'elle était candidate au poste de gouverneur, en 2006, Sarah Palin a défendu le fait d'enseigner dans les écoles publiques la théorie "créationniste" de l'origine de l'univers - c'est-à-dire l'affirmation de la vérité scientifique du récit biblique de la Genèse et de l'origine divine de la vie sur Terre, le rejet de la théorie de l'évolution avancée par Darwin et de toutes les données scientifiques contredisant la vérité divine. "On devrait enseigner les deux théories à l'école, et permettre d'en débattre, même si cela ne fait pas partie du programme", a plaidé Sarah, qui a longtemps été active dans les associations de parents d'élèves de sa ville.
On a aussi appris qu'une fois élue maire de Wasilla, elle avait tenté de "nettoyer" la librairie municipale en y censurant les ouvrages jugés hostiles aux "valeurs" chrétiennes et aux "bonnes moeurs", sans qu'on sache si Darwin était du lot. Elle avait licencié la bibliothécaire qui avait refusé l'autodafé, avant de revenir sur sa décision en expliquant qu'elle n'avait voulu que "faire des suggestions". Mais son approche religieuse et hostile à la recherche scientifique (à la recherche génétique sur les cellules souches ou à celles sur le changement climatique, où elle ne voit qu'un complot écolo) est en contradiction avec les positions adoptées par le passé par son numéro un, John McCain, ce qui présage quelques couacs à la Maison-Blanche.
Aucune de ces "révélations" n'est bien sûr de nature à faire naître des doutes dans l'électorat conservateur. Au contraire, car ce sont des idées et positions largement partagées, et peut-être même majoritaires, dans l'Amérique profonde. Mais elles rendent moins probable encore qu'elle puisse attirer les voix d'électeurs indépendants, voire démocrates modérés, dont McCain aura besoin. À moins qu'ils ne voient en elle qu'une cheerleader (majorette), choisie par le candidat républicain pour mobiliser la droite conservatrice. Mais c'est là une suggestion que ses très nombreux nouveaux fans estiment clairement "sexiste"...
Informations issues du site du "Point".
22:25 Publié dans Médias, Politique, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, élections, us, mc cain
03.09.2008
Déchiffrer un plan social
1/ déroulement de la procédure d’un plan social
- La période d’information et de consultation sur le projet durant laquelle les élus du personnel doivent comprendre le fonds et la forme du projet, déterminer leurs réactions et suggérer des solutions alternatives, informer leurs mandants et recueillir leurs avis et volontés
- La phase d’organisation concrète des licenciements et des mesures du plan social au cours de laquelle est élaborée la liste des futurs licenciés. A la suite, se mettent en place les diverses mesures du plan social et sont envoyés les lettres signifiant aux salariés concernés leur licenciement.
- La phase d’application effective des licenciements et des mesures du plan social, échelonnée au rythme de l’insertion de chaque salarié dans le dispositif du plan le concernant.
2/ les acteurs d’un plan et les conditions de la mise en œuvre effective des dispositifs prévus
L’entreprise : elle doit garantir l’engagement de moyens (financiers, materiels, humains…) au service des structures qui piloteront la mise en œuvre du plan social sans se substituer à elles.
Les cellules de reclassement : elles gèrent globalement le projet et ont une autonomie de décision autonome. Pas de limitation de durée tant que tous les salariés ne sont pas reclassés. Leurs moyens doivent intégrer le financement de bilans de compétences (et pas uniquement les bilans liés aux savoir faire professionnels). Les partenaires associés (cabinets) doivent être recrutés sur critères de compétences (références…) et doivent avoir une bonne connaissance des bassins d’emploi locaux.
La commission de suivi : de composition paritaire, elle comprend l’ensemble des parties prenantes au plan social dont les organisations syndicales et représentatives du personnel et la direction départementale du travail. Elle veille :
- à ce que les salariés en reconversion soient dégagés des contraintes de production
- au suivi quantitatif des OVE et à l’interprétation du plan social
- l’information de proximité des salariés
Les missions de développement économique : c’est un outil de construction de perspectives économiques sur les sites concernés. Une part minimum des emplois ainsi valorisés doivent être « réservés » aux salariés concernés par le plan social.
Les élus :concernés par les répercussions sur leurs territoires, ils peuvent jouer le rôle de lien entre les administrations/pouvoirs publics et les salariés.
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07:40 Publié dans Economie, Politique, politiques publiques, Social | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : phases, plan social, étape, acteurs, cellule, reclassement, OVE
01.09.2008
J'ai testé pour vous Rudy Ricciotti....
Lu sur le site régional "le ravi", au sujet de l'article "Rudy Ricciotti, l'archi frime", en réaction, le 8 avril 2007, par
"J’ai testé RR"
http://www.leravi.org/article.php3?id_article=68
Du vécu...
J’ai travaillé dans le collège de Sausset, oeuvre du RR en question.
Architecture extérieure très belle.
Le seul problème c’est que l’architecte n’a pas daigné prendre en compte sa destination : recevoir une communauté éducative.
Coins et recoins rendant difficile la surveillance, retrécissements à des passages voyant défiler des centaines de personnes en quelques minutes, CDI invivable dès les premières chaleurs (pas de fenêtre), portes que le Mistral empéchait d’ouvrir avant qu’elles ne soient modifiées, annexes sans accés indépendants...
Ayant honoré le site de sa présence à plusieurs reprises, RR s’est fait remarquer pour son savoir-vivre : les recoins, c’est pour furer, l’architecte n’a pas à prendre en compte les contingences pédagogiques et il faisait visiter les classes sans s’inquiéter de la présence d’un cours.
Néanmoins, assez rapidement las de se faire apostropher par tout ce bas peuple béotien, M. l’artiste nous a privé de sa personne et nous a laissé seuls avec notre prosaïque quotidien.
Dernier coup de pied de l’âne du destin : le panneau indicateur à l’embranchement indiquant "collège/déchetterie"
Quand ça veut pas...
13:40 Publié dans Environnement, Médias, Politique, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : architecture, urbanisme, ricciotti


