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07.10.2008
Fiscalité : Delanoë à contre-temps
Le nouvel adjoint aux finances du maire de Paris a proposé aujourd’hui une hausse de 9% de la fiscalité locale en 2009. Ça fait un sacré revirement et une manière assez désinvolte de « cadrer » le débat d’orientation budgétaire qui a lieu deux mois avant le vote du budget. N’est-ce pas à l’issue du débat que doivent venir ces questions et en particulier, en abordant le document budgétaire à proprement parler ?
Mais ne boudons pas notre « plaisir ».
Souvenez vous . 2001. Tabou fiscal : pas de hausse des impôts pour le nouvel exécutif. Promis, juré : c’est Bertrand qui l’a dit, y’a pas intérêt à moufter dans les rangs.
Le projet de la précédente mandature s’est ainsi financé par un recours accru à l’emprunt, surtout dans la seconde partie du mandat. Aujourd’hui, la logique a montré ses limites car pour rembourser les charges d’emprunt, il faut bien mettre des ressources en contrepartie, et donc, « un peu de fiscalité ».
Sauf que ces +9%, s’ils avaient été mobilisés en 2001, cela représentait en glissement environ une fois et demie plus que +9% en 2009. Bein oui, parce que +9% en 2001, c’était un peu moins d’emprunts tous les ans entre 2002 et 2008 et donc moins besoin de fiscalité en 2009.
Je pinaille ?
A peine. Car, à cette erreur de pilotage budgétaire, s’en ajoute une autre, beaucoup plus importante.
En pleine récession, le maire de Paris se voit contraint de mobiliser plus de 100 millions de fiscalité supplémentaire dont une bonne partie sur les ménages.
Comme gestion à « contre-temps », on ne fait pas mieux. A défaut d’être contre le vent.
23:09 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : impot, paris, delanoe



Commentaires
L'homme se pèse à la hauteur de son argent,
Il nait avec un numéro de compte en banque, et meurt en rendant celui-ci pour le suivant. D'autres hommes égoistes, ne pensent qu'à laisser des bons instants, ils se prennent à vouloir donner du coeur aux enfants, à caresser l'éternité, mais ils oublient que l'argent n'a pas de prix et que c'est seulement avec cela que la société nous autorise à les juger.
Cordialement
Ecrit par : temps | 07.10.2008
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