30.04.2009

Les origines du premier mai

Un petit rappel historique pour ceux qui n’auraient pas suivi en cours. Bien qu’en me remémorant mes lointains souvenirs à ce sujet, je me demande même si cela figurait au programme.


Bon, faut que je file à République!

28.04.2009

Secrets de famille

Il y a eu ce mariage.

Déjà qu’à l’approche de la trentaine, ca craignait un peu mais là…
A la veille de la cérémonie, patatras. Va te faire foutre. La mariée annonce qu’elle se barre, comme ça, sans raison.

On avait pourtant tout prévu : la maison louée par trop loin de celle des beaux-parents, la cuisinière, un splendide jeu de serviette et ses gants assortis, tout le bastringue de la cuisine, les tasses et cuillères, un chien. Par terre. C’est quoi ce bordel ? Putain, je me suis pris une de ces rouste quand j’ai posé la question.
Il semble que la mariée ait couchée avec les boches en 42, qu’elle a eu deux trois copines gouines en 46 et qu’elle ait entretenue une relation avec un commerçant juif et communiste pendant quelque temps aussi, juste avant l’Algérie. En 1962, on avait déjà atteint le quota.

20.04.2009

Le dérapage annoncé du président Iranien

C'est une scène digne d'un Chaplin.
Un petit dictateur apprenti donneur de leçons ou comment faire une com' en externe dans un gant de velours pour masquer sa main de fer dans son propre pays...et son échec économique. Avec un ami comme cela, les Palestiniens n'ont vraiment pas besoin d'enemis et la lutte contre le racisme s'en serait bien passée.

"Ne transigeons pas sur la liberté de penser", par Jean-François Julliard et Robert Ménard, dans le "Monde" de ce soir. Extrait.

"Ne soyons ni dupes ni complices. Pour l'instant, le nouveau projet de déclaration finale de "Durban II" a éliminé des points de discorde. Dans ce document de 17 pages, le concept de diffamation des religions a été remplacé par la pénalisation de "l'incitation à la haine religieuse". Non seulement cette nouvelle formulation ouvre la porte à toutes sortes d'interprétations liberticides, mais en plus elle s'est faite au prix d'un marchandage sordide : il ne sera pas fait mention du refus des discriminations liées à "l'orientation sexuelle", défendu par les capitales occidentales au grand dam des pays musulmans et africains ou du Vatican. Cette concession occidentale ressemble fort à une déshonorante capitulation. Il faut se mobiliser."

Aprés la tatrufferie d'Ahmadinejad, on ne sait s'il faut souhaiter un Durban III dans les mêmes conditions...

07.04.2009

Au sujet de la concertation sur l'Ilot Breguet, Paris 11

« Ils devraient quand même allumer les lumières dans les toilettes, les soirs de réunion. »

Relativement peu de jeunes à la dernière réunion de concertation sur l’Ilot Breguet Sabin à Paris 11e. Une salle correctement remplie cependant. Des Adjoint-es, en veux tu, en voilà. Il y a les habitué-es. La très active Martine Cohen de l’ASQP qui attrapera un peu plus tard le Maire par le col, par exemple. « Toujours pas de documentation disponible à l’avance, il faut qu’on découvre tout au moment de la réunion. » Des visages connus. Des militants. Des écolos, des socialos, des gens de l’Ilot.

La réunion ne portait pas sur la parcelle 2 de la poste, ni sur la une, cédée au privé, même si on apprenait le lendemain dans « le Parisien » que la crise était passée par là et que les promesses d’installation d’entreprises s’envolaient vers d’autres cieux.

Il était plus particulièrement question de la parcelle 3, acquise par la mairie, du 27 au 35 rue Breguet.

Monsieur le Maire a démarré avec 25 minutes de retard. Le déroulement des exposés était articulé autour de la restitution d'une enquête. Environ 430 retours ce qui est "faible" selon Martine et plutôt "bon" selon François Vauglin, Conseiller de Paris PS et Adjoint.

Cinq esquisses présentées reprenaient les priorités pointées par cette enquête, axées sur :

1- Un jardin "traversant" de la rue Breguet à la Villa Marcès (de la "verdure" selon Patrick Bloche, très inspiré ce soir là, plutôt qu'un jardin en coeur d'ilôt par exemple)
2- la seconde priorité était plutôt "petite enfance" (crèche) puis « équipement sportif » (le culturel étant dans la parcelle 1)
3- enfin "des logements sociaux" même si cette priorité arrivait régulièrement en rang trois ou quatre dans les réponses

Bref, à partir de là, le cabinet mandaté développait 5 scenarios grâce à des planches vues de haut ou de travers. A chaque fois, des "résultats" en termes de "nombre de logements", de "mètres carré de jardins"...

La salle semblait plus intéressée par les scénarios dits des "jardins traversant" (entre 1000 et 1400 m2 ouverts au public) avec une hypothèse plutôt haute de logements (entre 35 et plutôt 50 logements dans le scénario dit numéro 3).
Des questions venaient de l'ASQP d'abord, sur la qualité environnementale y compris du chantier ainsi que sur les impacts de la circulation. Ce qui n’appelait pas de réponse précise dans l’immédiat.

François Vauglin insistait sur la nécessité des parkings pour répondre à une "obligation" sans que le projet soit frappé de "pénalités financières". Une voiture par appartement, donc.

La direction de la petite enfance soulignait également ses préférences en termes d'accès pour la crèche ce qui écartait le scénario "réhabilitation" en rez-de-chaussée.

La Ville n'excluait pas une demande d'habitants de "jardin partagé" le temps des travaux...

En quittant la salle, je me sentais aussi conforté dans les choix du public en me disant que l'exposé nous conduisait peut-être à ces conclusions logiques…

« Ah tiens, on ne nous parle plus de l’étude sur le bâti commandé à un autre cabinet ». Ah, oui.

A suivre…

05.04.2009

Il y a 25 ans : fermeture des mines en GB

25 ans après la fermeture de ses mines, l’Angleterre ouvrière n’en finit pas de sombrer. Plus de 200 000 emplois rayés de la carte en quelques mois par Madame Thatcher alors Premier ministre. Après l’échec de la « grande grève » par les mineurs, il a fallu attendre les années Blair pour que des fonds publics aident massivement à la reconversion des bastions miniers. Remplacés au deux tiers par des emplois de services à des salaires inférieurs, la crise actuelle vient raviver des plaies encore béantes.


En voyage scolaire en Grande Bretagne à la fin de ce conflit, dûment mandaté par le Comité d’entreprise de l’usine de mon paternel, je me souviens de l’impopularité extrême de tout ce qui représentait le pouvoir de l’époque. Chaque passage à la télévision d’un quelconque sous ministre se soldait par un crachat sur l’écran.

Le leader de la grève, Arthur Scargill, ne faisait pas l’unanimité non plus. Très marxiste, peu soucieux de la consultation des mineurs eux-mêmes, il proclamait qu’aucun niveau de perte ne pouvait justifier quelconque reconversion. La colère populaire était davantage le fait d’une absence d’« après » pour les mineurs, dénié, que de la fermeture de certaines mines, inévitable. Dans l’année qui suivit ce conflit inédit dans l’histoire, certains bassins frôlaient des taux de 50% de chômage.

01.04.2009

G 20 : l'autre Chine...

Si l’enfer existe, il doit ressembler aux mines chinoises. Le web-documentaire interactif produit par Honkytonk films et diffusé par « Le Monde » propose un parcours singulier au pays du miracle économique. Exploitation la plus sauvage, croissance engloutissant des centaines de milliers de paysans démunis de tous droits sociaux, voracité de l’ultra capitalisme en ressources énergétiques… Ce document original et fort bien réalisé laisse à l’internaute la capacité d’enquêter au gré de rencontres qui se finissent la plupart du temps devant les autorités. 20 morts par jour au bas mot pour donner à la Chine le charbon nécessaire à tout prix.

Un excellent web-documentaire à visionner d'urgence...


Voyage au bout du charbon
LEMONDE.FR | 17.11.08
© Le Monde.fr

 

 

Jia Zang-Ke signe un magnifique documentaire social qui n’a pas beaucoup de chance d’être distribué en Chine. Derrière le déclin d’une zone ouvrière mythique, la caméra saisit des bouts de vies broyées par l’horreur industrielle sans foi ni loi. 24 City raconte la mutation d’anciennes métallurgies en un complexe résidentiel de luxe. Dans sa "mutation" à marche forcée, le système post-communiste fait peu de cas des individus qu’il avale, broie et régurgite. En 2007, j’ai eu la chance de parcourir les environs de Pékin. Un guide disait que derrière des centaines de milliers de paysans absorbés pour alimenter une croissance à deux chiffres, une réalité faite d’absence de couverture sociale, de négation de droits civiques, d’interdiction pour ces citoyens d’inscrire leurs enfants à l’école. Des familles démembrées qui se quittent pour ne jamais se revoir. La Chine, c’est aussi l’émergence d’une classe moyenne de plusieurs millions d’individus et, en bas de l’échelle sociale, des prolétaires ruraux vivant nus dans la campagne, se partageant l’unique vêtement pour sortir du village. « Vous ne vous rendez pas compte en occident que l’obsession quotidienne pour des millions de chinois est seulement de trouver de la nourriture pour le jour même ».

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