01.12.2007

Pendant les JO, Pékin poursuit la répression

Shi Tao purge une peine de dix ans de prison dans son pays pour avoir envoyé un courriel qui contenait des informations sur la réaction gouvernementale au massacre de la place Tiananmen.

Shi Tao a envoyé ce courriel aux États-Unis à partir de sa messagerie électronique Yahoo!. Les autorités chinoises l'ont accusé d’avoir divulgué des secrets d'État à l'étranger.

25.11.2007

Chronique d'une campagne municipale : le marché Richard Lenoir, onzième arrondissement de Paris

Ce matin sur le marché Richard Lenoir.

Temps doux, affluence sur le terre plein central : PS, LCR et même le PRG devisent entre deux cabas.



Les Verts sont de retour : une dizaine de militants « diffent » leur tract de lancement de campagne et leurs premiers arguments « pour un logement plus juste et plus écologique ».

Le Parti socialiste avait choisi le même thème. Avec moins de logement social et pas du tout de traitement écologique du bâti.

Les passants comparent.

En gueulade avec une homme d’une cinquantaine d’années sur le mode du « boulevard écolo pas exploité par les Verts ». Le monsieur élèvent deux hérissons dans son appartement, ces arguments ont du piquant.

Beaucoup plus grave, un monsieur m’explique qu’il est en France depuis 34 ans, qu’il travaille, que ses enfants ont une chambre dans un hôtel d’hébergement d’urgence et…qu’il dort dans une voiture.

Chronique des délaissé-es qui souffrent en silence. Je prends ces coordonnées sans rien lui promettre.

Un peu plus tard, les glaneurs-ses du marché Richard Lenoir précédaient de peu les services de nettoyage de la municipalité.

05.10.2007

Immigration : 4 défénestrations en 4 semaines

La politique du ministère de l’intérieur commence à produire ses résultats.

A coups de forces de police bien voyantes, on nous fait croire à l’efficacité d’une « politique d’immigration choisie».

De quoi s’agit- il exactement ?

Pour le Président de la République, il s’agit de rompre avec le traditionnel « regroupement familial », en faveur d’une « immigration économique » sensée être mieux formée et plus en phase avec les besoins des entreprises.

Tests aux enfants de plus de 16 ans sélectionnés par ADN.

Ces mots font écho aux statistiques ethniques et à un méticuleux effort de classification de la population actuellement à l’œuvre (1). Une véritable rupture par rapport au consensus intervenu lors des lois de bioéthique en 1994 qui réservait ce type de test à la recherche médicale et à certains types de délinquance.


Dans les faits, les « quotas d’immigration » donnés aux préfets fixent un objectif de 50% "d’immigration économique", totalement irréaliste par rapport aux mouvements actuels (2). Et complètement factices : l’immigration familiale est aussi la conséquence d’une immigration économique.

De plus, « l’immigration de travail » n’est, contrairement à ce que martèle la communication gouvernementale, nullement facilitée. Un ami Syrien me disait récemment que la « carte de compétence et talents », prévue par la loi de juillet 2006, n’est pas mis à l’œuvre et le fonctionnaire qui est sensé l’attribuer dispose d’un pouvoir quasi absolu.

Bref, on va précipiter dans l’insécurité totale des dizaines de milliers de personnes supplémentaires, véritablement traquées dans leur travail et leur vie.

Pourquoi toute cela ? Pas d’issues proposées par les collectifs qui s’opposent aux expulsions ?

Précisément. Selon les données fournies par l’UE, les reconduites à la frontière ne représentent même pas d’un point de vue strictement quantitatif, une politique à la hauteur de l’importance des personnes présentes et entrantes sur le territoire (3).

Que dire de cette politique en dehors des enjeux soulevés, brutale dans ses méthodes, parfois mortelle dans ses fins, coûteuse dans ses moyens pour finalement…aboutir à des faits divers ?

La réponse est dans la question.

Dans l’immédiat, des milliers de parents d’élèves, de citoyenn-es anonymes font ce qu’ils peuvent au cas par cas. A Belleville, à Parmentier, ailleurs.


(1) On ne peut que signer d’urgence la pétition anti-test ADN à l’initiative de SOS et de « Charlie Hebdo » sur : www.touchepasamonadn.com
(2) Selon le ministère de l’intérieur, sur 187 000 titres de séjours accordés l’an dernier ; 11 000 seulement l’étaient au motif du travail et 92 400 au titre de l’immigration familiale
(3) Lire à ce propos les posts des 20 et 21 août : "L'immigration, une chance pour la France" et "Immigration : quelques pistes pour sortir des impasses actuelles"

08.09.2007

Amnesty : le film de la nouvelle campagne


Bullet !
envoyé par AmnestyBE

19.08.2007

Soutien à RESF : l'exemple de Belleville

De l'article "Les bellevillois soutiennent RESF", publié dans Libération, le 22 décembre 2006.
En amont des prochaines contributions - à compléter- concernant l'immigration.

Publié également sur "BelleVille Blogue", créé début novembre 2005.
Ce blog est un "blog local" sur la vie citoyenne des 10è, 11è, 19è et 20è arrondissements, et plus particulièrement, du plus beau quartier de Paris : belleville :o)

Facilement consultable dans les archives du site http://blog.belleville-paris.info

Je n'ai malheureusement pas pu me rendre à ces rassemblements autant de fois que je le souhaite pour des raisons professionnelles notamment. Le dernier rassemlement en date du 14 août, tombait également mal. J'essaierai de me libérer pour le second mardi du mois de septembre. Le réseau lié lors de ces mobilisations est, selon mon amie Florence Jamay, trés impliquée sur Parmentier, l'occasion de tisser des liens forts entre militant-es, parents, enfants. Il permet d'aborder de manière "concrète" un tabou que nombre de nos voisins européens ont fait sauter. On y reviendra demain et aprés demain sur lesitécolo.

A Paris, la mobilisation au long cours porte ses fruits

Engagés depuis la rentrée 2005, des parents d'élèves de l'école Olivier-Métra ont pu sauver des familles. Par Catherine COROLLER, quotidien "Libération".

76fe925744818239e52f56a24a5d7991.jpg
Ce mercredi, de très bon matin, on les retrouve attablés dans un café de Belleville, quartier populaire du XXe arrondissement de Paris. Nathalie Boissonnet, éditrice, Jean Serror, journaliste _ tous deux parents d'élèves _ et un troisième homme, également membre du Réseau Education sans frontières (RESF). Ils militent contre les expulsions de parents sans papiers d'enfants scolarisés. Ce café est leur quartier général. Il est situé à quelques encablures du groupe scolaire Olivier-Métra : deux écoles maternelles, deux élémentaires, soit 900 élèves. Leurs enfants y étaient scolarisés avant d'entrer au collège, et c'est là qu'est né leur engagement. Nathalie Boissonnet, Jean Serror et d'autres se retrouvent régulièrement dans ce bistrot pour faire le point sur la situation des familles. Le serveur sympathise avec leur cause et fait signer des pétitions. Sur la table du café, Nathalie Boissonnet a posé un portable. C'est le standard d'urgence pour trois arrondissements de Paris : Xe, XIe, XXe. Les familles sans papiers menacées d'arrestation peuvent l'appeler : «Des commerçants nous préviennent quand la police organise des rafles de sans-papiers au métro Belleville.» Dès qu'elle est informée d'un problème, Nathalie déclenche l'alerte. Le réseau se mobilise, arrosant les autorités de mails, de pétitions, de coups de téléphone, d'interventions d'élus.

«Elles ont très mal vécu les refus»
75eefc06bd474e5b717898c98b7625a9.jpg
Leur engagement date de la rentrée scolaire 2005, quand Liangbo Pan, un Chinois, père de deux enfants scolarisés à Olivier-Métra, est expulsé. Des parents d'élèves proches de la FCPE et des enseignants créent le collectif Un visa pour leur père. Liangbo Pan revient clandestinement, se cache pendant un mois, et est régularisé. Le 13 décembre, Rachida Driouche, marocaine, mère de deux enfants scolarisés, reçoit un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Le 6 janvier, jour où le tribunal administratif doit statuer sur son sort, tous les enseignants du groupe scolaire se mettent en grève, les écoles ferment leurs portes. «C'était la première grosse mobilisation dans des écoles parisiennes», rappellent les deux militants. Le 11 janvier, la préfecture délivre à Rachida Driouche une carte de séjour de dix ans. Depuis, la mobilisation n'a pas faibli, soutenue par les élus de gauche de l'arrondissement et le maire socialiste Michel Charzat, qui a multiplié les cérémonies de parrainage républicain. Cette année, six instituteurs parrainent des enfants. Les militants de RESF ont appris à taper à toutes les portes. A deux reprises, ils ont fait intervenir la Défenseure des enfants. Claire Brisset se mobilise en faveur de la régularisation d'une mère célibataire chinoise, qui a obtenu des papiers. Sa successeure, Dominique Versini, a été saisie du cas d'une coépouse malienne, mère de trois enfants, qui se retrouve dans la nature après avoir quitté son mari. Au total, les militants du RESF ont accompagné 39 familles du quartier, 27 étant strictement d'Olivier-Métra. Quatre, dont les Pan et les Driouche, ont été régularisées avant la publication de la circulaire Sarkozy du 13 juin. A la suite de la parution de ce texte, 21 familles ont déposé un dossier de régularisation. Près de la moitié sont chinoises, les autres, serbes, marocaines, algériennes, égyptiennes, maliennes, haïtiennes... «Toutes entrent dans le cadre de la circulaire», affirment Nathalie Boissonnet et Jean Serror. Mais là, déception. Deux ont obtenu des papiers ; quatorze ont passé un entretien en préfecture mais ont essuyé ensuite un refus ; quatre ont été convoquées mais attendent toujours la réponse ; une s'est vu opposer un refus sans même avoir été convoquée. «Dans la lettre, il n'y a aucune explication, aucun argument, rien», déplore Nathalie Boissonnet. Les déboutées ont déposé des recours. Elles renouent avec l'angoisse de l'expulsion. «Elles ont très mal vécu les refus, qui les renvoient à la case départ», notent Nathalie Boissonnet et Jean Serror. «Réactiver la veille téléphonique de cet été»

Mais cette mobilisation a eu un effet paradoxal que Nathalie Boissonnet n'hésite pas à qualifier d' «acquis formidable». «La solidarité construite autour de ces familles a été un accélérateur d'intégration», affirme-t-elle. Entre les sans-papiers et leurs soutiens, des relations intimes se sont nouées. Ce soir, ce sont les vacances de Noël : «On va réactiver le système de veille téléphonique de cet été», prévient Jean Serror. Sarkozy a fixé à ses services un objectif de 24 000 expulsions d'ici à la fin de l'année. Ce chiffre n'étant pas encore atteint, les militants du RESF ne veulent pas que «leurs» sans-papiers viennent grossir les statistiques.

08.08.2007

Etre gay en Iran-reportage rare de la chaine CBS

Ces reportages ont été diffusés sur la chaine CBS en février 2007. Ils mettent en lumière des faits relativement peu traités par les grands médias et "relativisés" par un certain nombre d'intellectuels occidentaux. Eludant, comme au bon vieux temps du stalinisme, la question des droits de l'homme au motif d'une cause "supérieure" : la lutte contre "l'impérialisme américain et des alliés sionistes", pour aller vite.

Aux "arguments" de ces "idiots utiles", on ne peut que recommander la lecture des billets publiés ces jours çi sur ce blog.





Le 6 août :
L'Iran a fermé pour la seconde fois en moins d'un an le grand quotidien modéré du pays, Shargh, après qu'il eut publié une interview d'une poète accusée par les autorités d'être une militante homosexuelle, ont déclaré lundi des membres du journal.

La mesure contre le journal préféré des libéraux iraniens survient dans le contexte de pressions de plus en plus fortes sur la presse iranienne.

"J'ai été informé que l'organisme de surveillance de la presse avait ordonné l'interdiction, mais nous n'avons pas encore reçu de notification officielle", a déclaré à l'AFP le directeur du journal Mehdi Rahmanian.

"Nous avons publié une interview d'une femme écrivain expatriée. Ils nous ont dit que cette femme avait des problèmes de moeurs, qu'elle était homosexuelle et s'en vantait dans son blog". Mais nous l'avons interviewée en tant que poète", a dit M. Rahmanian.

Aucune confirmation officielle de la mesure n'a été obtenue auprès des autorités mais l'agence de presse Fars, citant une source informée au ministère de la Culture, a rapporté que le journal avait été frappé d'une mesure de fermeture temporaire.

"Le journal a été fermé hier soir, apparemment en raison de la publication d'une interview", a déclaré Saeed Laylaz, un éditorialiste de Sharg.

Dans son édition de samedi, Shargh (Est) avait publié sous le titre "langage féministe" une interview d'une page de Saghi Ghahreman, une femme poète iranienne vivant au Canada.

Le quotidien conservateur Kayhan s'en est pris lundi à Mme Ghahreman, la qualifiant de "contre-révolutionnaire en fuite" qui dirige "l'organisation iranienne des homosexuelles".

Shargh avait recommencé à paraître en mai après une interdiction de neuf mois pour avoir publié une caricature jugée insultante pour le président Mahmoud Ahmadinejad.

Le quotidien a publié lundi en première page des excuses, affirmant avoir donné la parole à cette femme tout en ignorant ses choix personnels. Le journal a promis qu'il "éviterait à l'avenir ce genre de personnes et leurs mouvements".

L'homoxualité est strictement interdite dans la république islamique où les homosexuels risquent la peine de mort.

En juillet, les autorités iraniennes avaient fermé un autre grand quotidien modéré Ham Mihan, deux mois et demi seulement après son autorisation à reparaître, et annulé définitivement la licence de publication du quotidien réformateur Mosharekat.

Ce journal était l'organe officiel du principal parti réformateur iranien, le Front de participation, aujourd'hui dans l'opposition. Il était dirigé par Mohammad Reza Khatami, frère de l'ex-président réformateur Mohammad Khatami.

Quelques jours après la suspension de Mosharekat, le ministre de la Culture Mohammad Hossein Safar Harandi avait dénoncé un "coup d'Etat rampant" dans la presse.

Il existe actuellement une quarantaine de quotidiens nationaux généralistes, dont la moitié sont proches des réformateurs et des modérés.

La dernière grande offensive contre la presse remonte à l'an 2000 quand le pouvoir judiciaire, qui était et reste dominé par les conservateurs, avait fermé plusieurs dizaines de publications proches des réformateurs alors au pouvoir.

 
© 2007 AFP

07.07.2007

Redifs estivales : "Papon : mort d'un salaud." (17/02)

Ce soir, je pense aux familles qui ont perdu un de leur membre, déporté, avec l’aide active de l’ancien préfet de la Gironde. Je pense à Madame Richaud, mon ancienne voisine, décédée en 1990, dont le fils avait été raflé avec son père, en 1944, à la sortie du lycée Montaigne, à Bordeaux. Probablement déportés en Silésie, personne n’a plus eu de nouvelles. Ils faisaient partie des victimes de la politique de la terreur instaurée par les Nazis, frappant parfois au hasard de la population. Avec la complicité de la police Française et du haut fonctionnaire Papon. Une vie de tourment pour Madame Richaud. Une vie de salaud pour l’autre.

27.04.2007

Avec Nicolas Sarkozy, tout est vraiment possible

Nous avons été nombreux à être choqués par l'intervention policière aux abords d'une école de Belleville, à Paris, avec l'arrestation d'une personne sans-papiers devant les enfants. La garde à vue de l'institutrice qui s'en est mêlée était d'autant plus choquante.

A l’appel des principaux syndicats enseignants, de la Fédération des conseils de parents d’élèves, du Réseau Education sans Frontières (RESF - logo) et de SOS Racisme, près de 900 personnes se sont regroupées lundi 19 mars devant le Rectorat de Paris pour exprimer leur indignation.

Plusieurs candidats à la présidentielle ont exprimé leur réprobation de ce qui apparait comme le type de dérapage auquel conduit le projet de Nicolas Sarkozy.

En revanche, silence radio du côté du Ministre de l'éducation nationale.
medium_j0289487.jpg
Et ce silence est pesant, car il cautionne ce qui s'est passé. Hors cette intervention policière dans le cadre de l'école est un grave dérapage qui s'attaque à des principes forts. Des principes fondamentaux d'humanité et de protection de l'enfance et du lien familial. Des principes républicains d'accueil des étrangers sur notre sol. Aucune procédure administrative et aucune ambition présidentielle ne justifie de fouler cela aux pieds.

Avec Christophe Porquier, conseiller municipal d'Amiens (les Verts)

Une vidéo issue du site telelibre.fr au sujet des arrestations de l'école Rampal dans le 19° arrondissement. Faudra-t-il assister à une généralisation de ce genre de scène avec monsieur Sarkozy président?

07.04.2007

Machine à voter, machine à déconner et c'est pas drôle

Un reportage d'Itélé sur les machines à voter, à visionner à l'adresse suivante :
http://politique.fluctuat.net/blog/15531-elections-2-0.ht...

Il y a plus de 25 000 signatures enregistrées depuis le 28 février 2007 pour un moratoire sur les machines à voter : http://recul-democratique.org/petition/

Vous pouvez également visiter les sites de mes amis Alain Amedro et Christophe Porquier dont les liens figurent tous deux dans les sites référés dans la colonne de gauche de ce blog. Tous deux élus verts, on notera que l'article de Christophe a produit de nombreux et interessants développements sur cette question sur le site du quotidien "Le monde", et pas mal de bruits sur la blogosphère...

Sur ce, bonnes pâques!

29.03.2007

Affaire "Charlie hebdo" : Nicolas Sarkozy, candidat inconsistant et versatile

Le procès de « Charlie hebdo » est une occasion supplémentaire de constater les revirements du ministre candidat de l’intérieur.

A force de confondre laïcité avec "liberté de culte" et "musulman" avec "maghrébin", il finit par réduire une partie de notre population à une "communauté" qui serait mue uniquement par des moteurs religieux et, qui plus est, régressifs. Si la laïcité ne se doit de reconnaître aucune religion en particulier, elle ne doit effectivement en mépriser aucune. Plutôt que de s'entourer de vrais penseurs de l'Islam (= érudits, critiques, modérés et respectueux de la laïcité), M Sarkozy n'a pas hésité à jouer avec le feu dans ce domaine, comme dans d'autres d'ailleurs, en créant le CFCM. Valorisant ainsi, d’un côté, une instance empêtrée dans des luttes de pouvoir, méprisant, de l’autre, « le citoyen-racaille » dans la cité.

Les premières victimes de l'intégrisme sont les musulmans eux-mêmes et l’on a tort de sous-estimer leur lutte en faveur de ce qu'on peut appeler la modernité qui n'a rien d' « occidentale », comme les tenants d’un méprisant relativisme voudraient nous le faire croire.

Cette modernité qui, d’une certaine manière, celle qu’a connu l’Islam dans le passé, est aujourd’hui défendue, parfois au prix de leur vie, par de nombreuses femmes, des militants, des gays, des syndicalistes. Des citoyens, avant tout, issus de ce que Gille Kepel appelle le "monde arabo-musulman".

Dans cette affaire instrumentée par des religieux bien mal inspirés, pas un mot sur les morts consécutifs aux exactions de groupes extrémistes (+ambassades brûlée...) qui ne défendent en rien leur peuple mais seulement leur pré carré à contre-sens de l'histoire : la leur!

Les citoyen-nes qui connaissent dans notre pays des discriminations sont pris dans l'étau du racisme ordinaire et de la tentative d'insrumentalisation de milieux régressifs qui, ici, les méprisent en ignorant leur existence sociale et, là-bas, oppriment leurs « frères ».

Militant anti-raciste et écologiste, soucieux de la liberté d'expression pas seulement dans mon pays, j'ai signé l'appel en faveur de "Charlie" ainsi que Dominique Voynet.


La demande de relaxe du procureur a été suivie par le jugement définitif et c'est une bonne chose pour la démocratie et la liberté d'expression.

Toutes les notes