17.08.2009

La Région Picardie élargit son crédit gratuit écologique aux systèmes de chauffage

Le Conseil Régional de Picardie enregistre une accélération de la diffusion de ses prêts à taux zéro en faveur de l'isolation des logements : le cap des 3 000 prêts est aujourd'hui dépassé. Avec l'élargissement de la gamme de son « Picardie Avantage » aux chaudières à bois, à certaines pompes à chaleur il a également augmenté les montants plafond : jusqu'à 15 000 euros à 0%. De quoi faciliter le retour sur investissement et rendre plus accessible socialement ces équipements écolos.

Qu'est ce qu'une pompe à chaleur?
Ce sont ces gros appareils pas toujours gracieux et ressemblant à des clims, pompant de l’air frais à l’extérieur (ou dans le sol) pour restituer, en comprimant les calories qu’il contient, de l’air chaud dans votre intérieur.


Ce procédé est d’un rendement calorique et écologique très bon : leur bilan énergétique est particulièrement performant. Pour 1 calorie dépensée, l’énergie thermique restituée peu atteindre les 4 !

Le problème, c’est que ces équipements marchaient jusqu’à maintenant pour le neuf : les « caloporteurs » (les canaux qui portent le liquide transportant la chaleur) n’élevaient la température qu’à 35 à 40°c environ. Insuffisant pour les radiateurs anciens.

Selon le mensuel « Enjeux-Les Echos », le centre de recherche EDF Les Renardières a développé une PAC haute performance montant à 60°c environ. Le rendement est de 1 à 3, tout à fait respectable et utilisable prochainement pour l’ancien.

Un fabricant spécialisé est sur le coup.

Avec une bonne isolation, une pompe à chaleur pour un logement de 100m2 = 3/4 de gaz à effet de serre en moins = facture d'énergie /4 !!

Point de luxe à l'heure où l'Insee révèle que le cout de l'énergie s'est accru de 15% en seulement une année.

20.10.2008

Les finances des Régions sous tensions

La crise financière se propage aux collectivités locales. Pour les Régions, par exemple, dont le rôle sur l’investissement public est central, la hausse de 300 points de base des taux en moyenne depuis quatre ans commence à peser sur leurs comptes.


Pour la Région Ile de France par exemple, sur un stock de dette de 2,4 milliards d’euros indexés à 30% sur des taux variables ou révisables, une hausse de cette ampleur représente en rythme de croisière environ 24 millions d’euros de surcoût annuel, soit entre un quart et un tiers le produit de sa taxe locale d’équipement.

Sur fond de crise des établissements prêteurs du secteur public local (Dexia, Caisse d’Epargne…), des interrogations portent aujourd’hui sur la capacité des banques à assurer la totalité des ressources demandées en emprunt par cette clientèle réputée sans risques.

Mais cette mise sous tension des Régions est accentuée par des réformes récentes de l’Etat qui visent à le délester un peu de son déficit. Sur un total d’un peu plus de 20 milliards de recettes attendues en 2008 par ces collectivités :

- le prélèvement de l’Etat depuis 2007 sur le produit de la taxe professionnelle pour financer une partie du dégrèvement au titre de la réforme de la taxe professionnelle (plafonnement à la valeur ajoutée) s’élève à 320 millions d’euros en 2008 (contre 280 en 2007), soit en moyenne 6,5% de leurs recettes fiscales brutes.

- Le produit de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), indexé sur la consommation domestique de carburants connaît une faible dynamique en raison du changement de comportement des ménages à ce niveau. Les 1 à 2 centimes prélevés sur chaque litre de carburants par les Régions représentent environ 650 millions d’euros en 2008 mais ne viennent qu’en compensation des nouvelles charges transférées par les décentralisations Raffarin (Techniciens des lycées, formations médico-sociales…)

- La taxe additionnelle à la taxe d’apprentissage progresse faiblement…au rythme de la masse salariale des entreprises (650 millions d’euros en 2008) et le produit des cartes grises (+5% en 2008 à 2 milliards environ) est largement tiré par un « effet prix »

Côté dotations de l’Etat, c’est ceinture : elles ne progressent globalement que de 2% environ pour atteindre 5,3 milliards d’euros en 2008.

Les dépenses de gestion des Régions s’élèvent à environ 14,8 milliards d’euros en 2008 dont seulement 2,4 milliards de dépenses de personnel. Ces dernières sont en forte progression depuis 2004 en relation avec les nouveaux transferts de compétences et les coûts induits (harmonisation des statuts…).

Plus de 90% des dépenses des collectivités sont redistribuées et une minorité sert à faire fonctionner l’institution. Elles ont pour vocation essentielle à redistribuer ce qu’elles collectent ou prélèvent.

Mais précisément, cette fonction de redistribution est aussi critiquée.

Le débat sur l’évaluation des politiques publiques remonte en pointe au sein des assemblées sur fond de critiques appuyées de la Cour des comptes sur des compétences régionales et, en particulier:

- le développement économique
- la formation professionnelle

Dans un rapport récent, cette dernière compétence a fait l’objet d’une critique sur la dispersion et la complexité des dispositifs, l’inadéquation des besoins et de l’offre, les difficultés d’accès aux formations des publics concernés…

06.09.2008

Des entreprises reviennent en France après avoir délocalisé

SI LES DÉLOCALISATIONS inquiètent toujours les opinions publiques, notamment en France et aux Etats-Unis, certaines entreprises effectuent, discrètement, le mouvement inverse. En septembre 2006, Samas, société néerlandaise, numéro un européen de l'ameublement de bureau, a rapatrié à Noyon (Oise) son activité délocalisée en Chine, près de Canton. Depuis 2000, le groupe y sous-traitait la fabrication
de caissons de bureau.

La situation de Samas n'est pas isolée. " On peut estimer à environ une cinquantaine le nombre de relocalisations par an en France... Sur deux millions d'entreprises françaises ", analyse Jean-Pierre Chanteau,
économiste au CNRS. Le retour est souvent dû à une délocalisation " mal maîtrisée ", souligne-t-il.

En 2000, au moment où le marché de l'ameublement est en pleine crise, Samas France, filiale du groupe néerlandais, décide de délocaliser sa production. Le prix d'achat du produit fini proposé par les
sous-traitants chinois est de 20 % inférieur au coût de production à Noyon. Un calcul vite fait... mais mal fait. Sur ces 20 %, la moitié est absorbée par les coûts de transport. Et la délocalisation n'évite pas à Samas France un redressement judiciaire en décembre 2004.

A son arrivée en janvier 2005, la nouvelle direction reconsidère la stratégie de sous-traitance. D'abord, la qualité n'est pas au rendez-vous. Ensuite, l'entreprise connaît des problèmes de réactivité.
" Nos clients veulent des produits personnalisés sous des délais de quinze jours à trois semaines. C'est intenable avec un sous-traitant à l'autre bout du monde qui ne propose que deux coloris : gris foncé ou
gris clair ", explique Vincent Gruau, PDG de Samas France. La solution : rapprocher le site de production des clients européens et des bureaux d'études du groupe.

Dans le même temps, l'usine de Noyon tourne au ralenti. " On atteignait le seuil de pérennité du site. Or, il était inconcevable de fermer, nous aurions perdu trop de compétence, explique M. Gruau. Nous avons donc décidé de produire les caissons à Noyon. " Grâce à des gains de productivité et à un investissement de près de 400 000 euros, l'écart de coût entre Canton et Noyon est presque effacé. Depuis septembre 2006, le carnet de commandes de l'usine de Noyon est plein.

" MOUVEMENT DE BALANCIER "

Atol, le réseau coopératif d'opticiens, a, lui aussi, reconsidéré sa délocalisation chinoise. Fin 2005, il a rapatrié la sous-traitance de sa ligne de lunettes griffées Ushuaïa. " Il fallait quatre mois pour lancer une nouvelle monture, ce qui est trop long dans la lunetterie, où l'on travaille sur des séries courtes renouvelées fréquemment,
explique Philippe Peyrard, directeur général délégué d'Atol. Et nous ne recevions pas ce que nous commandions : les références couleur chinoises sont différentes. "

En septembre 2006, Atol a renouvelé pour trois ans son contrat de sous-traitance avec Oxibis, situé à Morbier, dans le Jura. Le surcoût est estimé à 500 000 euros par an, soit 10 euros par paire de lunettes.
Le prix d'un positionnement " responsable ", sur lequel ce réseau coopératif a bâti une partie de sa communication.

" Délocalisations, relocalisations : c'est un mouvement de balancier permanent pour les firmes qui ne dépendent pas d'un territoire ", analyse El Mouhoud Mouhoud, professeur d'économie à l'université Paris-Dauphine. Il cite l'exemple d'une entreprise belge de textile-habillement qui a relocalisé ses unités d'assemblage à Roubaix,
en 1997, pour réduire ses coûts de production. La même raison l'avait auparavant poussée à délocaliser cette activité à Bombay (Inde).

Guillaume Guichard
© Le Mondemedium_j0309624.jpg

03.09.2008

Déchiffrer un plan social

1/ déroulement de la procédure d’un plan social

- La période d’information et de consultation sur le projet durant laquelle les élus du personnel doivent comprendre le fonds et la forme du projet, déterminer leurs réactions et suggérer des solutions alternatives, informer leurs mandants et recueillir leurs avis et volontés
- La phase d’organisation concrète des licenciements et des mesures du plan social au cours de laquelle est élaborée la liste des futurs licenciés. A la suite, se mettent en place les diverses mesures du plan social et sont envoyés les lettres signifiant aux salariés concernés leur licenciement.
- La phase d’application effective des licenciements et des mesures du plan social, échelonnée au rythme de l’insertion de chaque salarié dans le dispositif du plan le concernant.


2/ les acteurs d’un plan et les conditions de la mise en œuvre effective des dispositifs prévus

L’entreprise : elle doit garantir l’engagement de moyens (financiers, materiels, humains…) au service des structures qui piloteront la mise en œuvre du plan social sans se substituer à elles.
Les cellules de reclassement : elles gèrent globalement le projet et ont une autonomie de décision autonome. Pas de limitation de durée tant que tous les salariés ne sont pas reclassés. Leurs moyens doivent intégrer le financement de bilans de compétences (et pas uniquement les bilans liés aux savoir faire professionnels). Les partenaires associés (cabinets) doivent être recrutés sur critères de compétences (références…) et doivent avoir une bonne connaissance des bassins d’emploi locaux.
La commission de suivi : de composition paritaire, elle comprend l’ensemble des parties prenantes au plan social dont les organisations syndicales et représentatives du personnel et la direction départementale du travail. Elle veille :
- à ce que les salariés en reconversion soient dégagés des contraintes de production
- au suivi quantitatif des OVE et à l’interprétation du plan social
- l’information de proximité des salariés

Les missions de développement économique : c’est un outil de construction de perspectives économiques sur les sites concernés. Une part minimum des emplois ainsi valorisés doivent être « réservés » aux salariés concernés par le plan social.
Les élus :concernés par les répercussions sur leurs territoires, ils peuvent jouer le rôle de lien entre les administrations/pouvoirs publics et les salariés.


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18.08.2008

Géorgie : une gauche bien silencieuse

Les Russes ont frappé un grand coup. Après l’annexion de l’Ossétie sécessionniste, ils réussissent une intervention militaire inédite depuis longtemps contre un pays membre de l’ONU. Même en 1989, Gorbatchev avait refusé d’envoyer les chars contre la Pologne « agitée » par Solidarnosc.

Bien entendu, le président Géorgien ne devait pas de se montrer dupe de possibles interventions en sa faveur. Il le devait pour ses populations mais cela n’est plus la question.

Aujourd’hui, la tétanie de la communauté internationale ne doit pas être masquée par les initiatives diplomatiques du président Français. Celui-ci cristallise un rapport de force favorable aux Russes à défaut… de regarder le coups d’après.

Des coups suivants, vous pouvez lire un sur le Site d’Arnaud Caron de retour d’Ukraine. C’est tout une partie de l’Europe centrale et donc de l’Europe dont il s’agit.

Consentirions nous au retour d’une guerre froide avec ces assassinats dignes des vieux James Bond (la journaliste Anna Politkovskaïa, Livinenko assassiné en plein Londres) sur l’autel de la sécurisation de nos approvisionnements énergétiques ?

Un scénario d’encerclement de la Russie par un encerclement de pays intégrés à l’OTAN est séduisant. Mais il est aussi probable que de voir accepter par les USA un pays comme le Mexique à une union militaire qui serait dominée par Moscou. Aucune des deux grandes puissances –USA et Russie- n’accepteraient ce type de configuration dans leur proche périphérie.

Il reste donc à prendre nos responsabilités. « Nous », c’est l’Europe. Une Europe qui a les moyens de pression quand elle facilite des investissements dans des gazoducs sous la Baltique aux seuls bénéfices de la Russie. Une Europe élargie y compris à la Turquie pour nous donner les moyens d’aborder nos rapports avec le monde arabo-musulman et l’aider à faire face avec Nous à l’empreinte islamiste. En l’état, nous semblons donner ce mandat au maître Russe bien loin des valeurs humanistes de l’occident. Nous ne partageons ni ses moyens ni ses objectifs de reprendre la main sur ses anciennes colonies, de maîtriser par des prédations futures son pétrole en Azerbaïdjan ou par la douceur avec l’Iran.

Cela passe aussi par le développement d’une Europe diplomatique et donc militaire.

A ce jour sur les sites des partis de gauche, toujours rien sur la Géorgie.

31.07.2008

Femmes précaires, seules en ville...

Un soir, sur France 2, un docu pas banal, réalisé par Marcel et Julien Trillat, coproduit par France 2 et la région Aquitaine.

Portraits d'une ouvrière agricole déclassée, une femme de ménage qui court quelques heures de boulot entre plusieurs supermarchés, des caissières notées en fin de mois sur la base du nombre de "merci monsieur, merci madame" ratés...

Des moments de repos, des courses au supermarché, de quoi dépenser, les bons mois, les 200 ou 300 euros qui restent une fois déduit le loyer, les charges de l'appart' ou du pavillon.

Des gamins qui "dégustent", la langue hésitante, le vocabulaire approximatif, des résultats scolaires ni bons ni mauvais.

Une beurette adolescente, à la diction impeccable, pour elle, c'est double ration. Déjà, le délit de sale gueule pour trouver un stage, pas toujours insidieux. Genre : "euuh, vous êtes bien mais on en a déjà comme vous...".


Pour elle, la licence pro accessible en se saignant, l'école de commerce inaccessible, la prépa trop chère, le parcours trop long pour être financièrement supportable.

Pas de quoi affoler la France télévisuelle. Après la grippe aviaire, les émeutes, on a zappé sur la femme du président, le délit d'initié d'EADS.

Cette moitié de France qui vit entre 400 et 1 400 Euros par mois n'est pas une priorité des programmes de télé et du discours politique. Cette France du "non" et des fins de mois difficiles n'interesse pas les élites politiques endogames.

Un "mix" de mesures fiscales pour les CSP+++ et quelques miettes pour les "classes dangereuses" à la sauce militaire et à l'arrière gout de zone franche, voilà la belle perspective!

Il y a à peu prés deux ans, Eric Maurin décrivait dans son "ghetto français" (éd Seuil, la rép. des idées) les phénomènes de déchirements de la société qui traversent TOUTE la société et pas seulement ses franges.

Une société hantée par le déclassement, son environnement social immédiat, qui contourne les politiques publiques, les cartes scolaires, le quartier qui craint moins que le voisinage "moins bien que soi", qui choisit "ses
voisins et les enfants de ses voisins".

On le voit bien, la mixité sociale peut entrer par la porte des politiques publiques, ce sont les individus qui la fuient par les fenêtres.

Des choix subtils qui se déclinent jusqu'au pâté de maison. Des choix individuels sur lesquels se brisent les politiques territoriales, trop dispersées, trop aveugles aux stratégies d'évitement des citoyens, trop
impuissantes aux mouvements dans les quartiers. Du moins, pour ceux qui peuvent en bouger. C'est un fait, ces politiques s'avèrent impuissantes même si elles ont peut être évitées le pire.

06.05.2008

Baisse du chômage…alors pourquoi on fait la gueule ?

Le taux de chômage européen est tombé à un niveau jamais vu depuis vingt-cinq ans. Ce sont surtout les pays qui souffraient le plus du chômage qui sont arrivés aux résultats les plus spectaculaire. (…)

La première chose à remarquer est que si le chômage a baissé, on constate en revanche une augmentation des taux d'entrée dans le chômage. En d’autres termes, c'est surtout l’augmentation des sorties qui a permis la chute du chômage.

Deuxièmement, il y a eu une augmentation de la mobilité sur le marché de l'emploi. Cette augmentation est particulièrement sensible dans les pays qui ont connu les plus fortes baisses du chômage. Le paysage européen du marché de l'emploi semble ainsi bien différent des conditions sclérosées du début des années 1990.
(…)
Ces réformes ont créé un marché du travail à deux vitesses, concentrant le risque sur les travailleurs en CDD, avec en outre des asymétries durables dans les parcours et les carrières. On peut estimer qu’à long terme, jusqu'à un tiers des emplois relèvera de ces contrats flexibles. Ces asymétries et cette faible qualité de l’emploi sont un fort facteur de mécontentement.

Le mécontentement des Européens par rapport à leur marché de l'emploi est ainsi lié à une nouvelle distribution des risques et des gains, apparemment moins favorable. Les marchés de travail sont désormais plus « risqués », ce qui signifie une perte de bien-être pour les travailleurs qui subissent ce risque. Cela pose aussi le problème de la compensation de ce risque. C’est notamment ce qu’expriment les pressions croissantes, partout en Europe, pour un plus fort engagement de l'État en faveur des salaires.
(...)
Du point de vue de l’économie du travail, la meilleure réponse que l’on peut donner aux inquiétudes des Européens est même de décentraliser encore davantage les négociations salariales et de les rendre plus sensibles à la productivité. En effet, le risque est accru par le fait que toute transition sur le marché de l'emploi peut impliquer une importante perte de salaire. Or, les accords salariaux centralisés ont tendance à induire des ajustements automatiques. Changer d’emploi ou traverser une brève période de chômage empêche bien souvent de s’élever sur l’échelle des salaires. Une meilleure combinaison entre les risques et les gains peut alors être proposée, qui lierait de plus près les salaires à ce que l’on nomme techniquement la productivité (…) qui s’observe dans telle ou telle entreprise. Dans ces conditions, les transitions seraient plus souvent associées à un gain qu’à une perte de salaire.

En même temps, quelque chose doit être fait pour traiter le dualisme croissant en Europe entre emplois temporaires et emplois permanents.
(…)
Les gouvernements pourraient promouvoir une intégration par étapes sur le marché de l'emploi, qui introduirait progressivement de meilleures protections et éviterait ainsi la formation d'un marché duel. Les garanties de sécurité de l'emploi, sous la forme d'’indemnités obligatoire de licenciement, devraient augmenter avec l’ancienneté.

Enfin, le mécontentement des Européens semble s’expliquer par un échange (trade-off) entre la croissance de l'emploi et celle de la productivité. (…)

Il faut désormais atteindre l’autre rive : des parcours plus sûrs vers des emplois plus stables devrait être introduits, tandis que la négociation salariale serait décentralisée afin d’être liée de plus près aux gains de productivité.

Tito Boeri
Professeur d'économie à l'université Bocconi (Milan).
Fondateur et coanimateur du site La Voce. Une tribune publiée sur le site du « think-tank » Telos.

05.05.2008

Travailleurs clandestins : les bons, les brutes et les truands

Quelle étrange alliance objective que celle formée par la CGT, la LCR et… le MEDEF dans l’affaire de la régularisation des sans papiers dont ceux de la restauration, emblématiques. Dans un élan qui passerait presque humaniste, quelques voies patronales se joignent au concert d’indignation sur ces travailleurs exploités.

On en oublierait presque les coupables principaux : l’Etat qui, par ses directives à l’inspection du travail, veille à ce qu’on ferme les yeux complaisamment sur ceux qu'on voit parfois au travers de certaines fenêtres parisiennes dans des ateliers de la honte. Les directions patronales également qui couvrent, comme dans le secteur du BTP par exemple, les chargements matinaux de main d'oeuvre aux abords du périphérique.

Passés sous silence, les conditions de travail, les salaires, dans des pans entiers de notre économie.

Qui a intérêt à ce qu’on focalise l’attention sur les centaines de malheureux à qui on attribue "généreusement" le brevet de « bonne participation à l’effort économique » après des dizaines d’années parfois passées dans la clandestinité ?

Quels politiques sauront poser le débat sur la place publique dans toute sa complexité?

04.04.2008

La nature pour patron

La nature crée des chaînes alimentaires, recycle ses déchets, équilibre ses écosystèmes. Et si nos villes et nos industries s'inspiraient de ces principes ? C'est ce que proposent les partisans de l'écologie industrielle. Partout, y compris en France, des réalisations prometteuses sont en cours. Le point sur le grand défi du XXIe siècle. Ce samedi dans "Le Monde 2".






26.03.2008

Les Jeux Olympiques révélateurs d’enjeux géostratégiques

Un entretien avec le secrétaire général de Reporters Sans Frontières (RSF) par l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS)


On ne peut s'empêcher de mettre en parallèle la réponse de M. Cherki (PS) à un voeu des Verts s'opposant en Conseil de Paris au passage de la flamme olympique dans la capitale. L'adjoint au sport de Bertrand Delanoë qui se veut "serieux" indique que cela "n'est pas de sa compétence". Si c'est lui qui le dit...



Par ailleurs, excellent dossier à lire :

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