03.06.2008
Squat de la "Petite Rockette" : promesse non tenue?
C’est avec une nouvelle visite d’huissier que s’est réveillé le squat d’artistes de la Petite Rockette ce lundi 2 juin après avoir reçu il y a 2 mois, jour pour jour, un commandement de quitter les lieux. Malgré les nombreuses négociations en cours avec la mairie du 11ème arrondissement et la Ville de Paris, l’état, propriétaire des lieux refuse toute entrée en médiation avec le collectif et ses partenaires. Rappelons dans cette affaire que la petite Rockette avait obtenu deux années de délais face à l’état qui n’avait pas et qui n’a toujours aucun projet pour cet espace.
Si la Petite Rockette venait à disparaître ce serait :
-10 habitants à la rue,
-2 hébergements d’urgence en moins
-plus de 100 compagnies de spectacles vivants sans lieux de répétitions,
-10 artistes sans ateliers,
-plus de 40 projets associatifs à l’eau,
- 20 professeurs et plus de 200 élèves adultes, enfants et seniors sans espace
- Une permanence psycho-médico-sociale hebdomadaire de Médecins du monde interrompue
-Une galerie d’art gratuite fermée
-30 spectacles en péril
-3 ans de travail sur le quartier balayé…
Le collectif de la petite Rockette demande au préfet un gel de l’expulsion le temps de l’aboutissement des négociations et à la ville de Paris ainsi qu’à la mairie d’arrondissement d’accélérer la rencontre prévue avec le ministère des finances.
Pour information la Petite Rockette a été coorganisateur du festival FOU, manifestation artistique inter-squat : http://festivalfou.blogspot.com/ qui s’est déroulé du 23 mai au 1er juin dernier.
00:05 Publié dans Liberté d'expression , Politique , politiques publiques , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : petite rockette, squat, expulsion
02.06.2008
Clinton Vs Obama : les éléments du drame
Le frère de John F. Kennedy, l’infatigable sénateur Edward Moore Kennedy, vient de se faire hospitaliser pour une tumeur au cerveau.
Dans cette course sans fin pour l’investiture démocrate, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec une précédente primaire, en 1980, qui avait opposé le président Carter, sortant, avec le « vieux lion » : Teddy Kennedy.
Les médias en avaient fait leurs choux gras, voyant dans cet affrontement un élément du drame qui se cristallise aujourd’hui autour de l’affrontement Obama / Clinton.
On connaît la suite.
Les Américains du nord ont un certain sens de la mise en scène. Mais leurs fictions dépassent souvent de loin la qualité made in France. En particulier quand elles traitent des sujets tabous dans notre pays : la lutte pour l’accès au pouvoir.
L’excellente série « West Wing », « A la Maison Blanche », ferait l’objet d’une adaptation en cours pour nos petits écrans. Des consultants auraient été embauchés pour tisser un scénario « à la française ». Pas simple d’imaginer ce que doivent être les coulisses de l’affrontement à venir entre Royal, Delanöe et…Martine Aubry.
Un trio pour un bon drame.
23:18 Publié dans Liberté d'expression , Médias , Politique , Primaires US-2008 , Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : primaire, usa, obama, campagne, marketing, politique, kennedy
26.05.2008
Laurent Cantet, cinéaste témoin de son temps
Laurent Cantet dément la vérité générale d’un cinéma français qui ne raconte pas son époque, frappé par la crise des « films du milieu ». Ces films aux budgets intermédiaires qui ont fait les Sautet dans les années 70 sont aujourd’hui boudés par les diffuseurs et les chaînes de télévision. Ce cinéma-là trouve paradoxalement davantage d’opportunités de financement auprès des grands studios américains…
Avec son quatrième film consacré par le grand prix du festival de Cannes, Laurent Cantet poursuit un cinéma original, témoin de son temps. On se souvient du film social à la française « Ressources humaines », œuvre inégalée sur ces « immigrés de l’intérieur » que sont les enfants des catégories populaires. Ceux qui évoluent dans l’échelle sociale, le cul entre deux chaises et développent parfois ces « névroses de classe » que raconte si bien l’écrivain Annie Ernaud.
Dommage que Susan Sarandon en retour de lutte ne soit pas venue temporiser un Sean Penn décidément troublé pour cette remise des Césars.
00:40 Publié dans Liberté d'expression , Médias , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cantet, cinéma, cannes, entre les murs
24.05.2008
Politique et autres peaux de bananes
Dans cette entreprise de gosses s’agrippant à ce vieux tramway de Lisbonne du quartier populaire de l’Alfama, je voyais quelques ressemblances avec cette petite gauche qui se cherche un peu partout, tentant de faire dévier un peu de sa route le train social-démocrate.
En vain. Jusqu’à maintenant et depuis mes premiers engagements il y a maintenant vingt ans, que de tentatives avortées et d’intuitions déjouées par les résultats électoraux. Les Verts ont, malgré tout, traduit dans leur participation dans les institutions cette intention. Insuffisant pour faire rêver.
Coincés entre le grand frère gestionnaire et une gauche radicale nourrie au déclassement d’une frange croissante du corps social, le parti écologiste est à un tournant de son histoire. L’échéance européenne en dira l’issue.
De ma balade dans l’Alafama, je retenais la mutation perceptible de ce quartier : la « gentrification » aura, tôt ou tard, raison de le résistance tenace du petit peuple des faubourgs. A l’instar de Paris où la ressemblance de classe gagne jusque dans les files d’attente de la poste de la rue des Goncourt. Du coup, les prémisses de l’affrontement Royal/Delanoê me laissaient dans un état de vague indifférence.
Je trouvais dans l’autobiographie de Rupert Everett (1) une attitude potentiellement féconde pour l’avenir. Au delà des demi-dieux et des quarts de célébrités que nous propose le paysage médiatique, la lucidité caustique et distanciée de cet acteur nous indique que, si elle n’est pas un chemin direct vers la réussite, elle est dans la vérité.
Temps maussade ce jour. Cortège des enseignants éclairé entre Bastille et Répu.
(1) « Tapis rouges et autres peaux de bananes », éd. K & B.
19:25 Publié dans Liberté d'expression , Perso , Politique , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : everett, delanoe, royal, politique, alfama, lisbonne
11.05.2008
L'Islam dans la presse en ce moment
Il y a quelques articles sur l’Islam ces jours-çi. Un dans le « Washington Post » qui constate avec raison le manque d’aménagements que nécessiterait un traitement un peu pragmatique des pratiques religieuses en prison dans le domaine alimentaire. Etonnant pour ce quotidien de référence : aucune remarque sur une des causes du déficit d’imams pour accompagner les prisonniers. La question de la formation dont elle sait qu’elle est problématique pour le « clergé musulman » n’est qu’à peine esquissée.
Un autre article d’un quotidien d’Arabie saoudite, publié par « Courrier International », relate le vrai « bonheur » d’un imam saoudien de retour de son périple en France. Il évoque le financement par Monsieur Dassault d’un lieu de culte sur sa commune. On y apprend qu’un autre homme d’affaire « de droite » aurait ainsi bénéficié des votes de la communauté pour le bon traitement qu’il aurait accordé à la question religieuse. Il faut vraiment lire la presse libre d’un grand pays démocratique pour être informé…car du côté du journal « Le Monde », c’est encore embryonnaire.
Dans un article du 10 mai sur « la famille musulmane » en rendez-vous annuel de l’organisation radicale UOIF, la journaliste relate sans contre champ un discours que ne renierait pas une Christine Boutin. A l’inverse des trop rares enquêtes qui valident la sécularisation des pratiques dans un contexte de conservatisme des mœurs des musulmans de France. Pas tous croyants également, il faut le rappeler.
14:30 Publié dans Liberté d'expression , Politique , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : islam, presse, famille
09.05.2008
- C'est loin la Birmanie? (la phrase du jour)
Un bref aller-retour dans ma région natale ne me rend jamais aussi agréable les rues de l’est de Paris que plongées dans cette quasi-torpeur estivale.
Du côté d’Oberkampf, les terrasses ne sont plus chauffées que par les agglutinements autour de toutes sortes de breuvages. Vers la place Stalingrad, les fontaines devant le canal aspergent une foule consentante. Celle qu'on on y croise est de tous âges, de toutes classes sociales.
Une part profite certainement de leur RTT.
Ce métissage se fait sans bruit et procède d’une alchimie qui devrait inspirer nombre de politiques urbaines.
A quelques heures d’avion, un régime sanglant laisse crever sa population sur le dogme d’une idéologie morte. Nous assistons à la plus grande catastrophe sanitaire de ces cinquante dernières années sans la même émotion que nous avions manifestée lors du Tsunami.
Est-ce par relativisme que nous acceptons davantage les horreurs quand elles sont commises par des régimes tyrans ?
00:05 Publié dans Liberté d'expression , Politique , Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : birmanie, stalingrad, actualité
21.04.2008
La dernière campagne de radio Nova
En recherchant de la documentation sur le « grand Paris », je tombe sur la dernière campagne de Radio Nova nous permet de naviguer sur la plupart des territoires musicaux que l’on peut entendre sur leurs ondes : le funk, la folk, le rap, le jazz, la musique cubaine, indienne et pour finir le blues. A noter le début de polémique sur le clip consacré au blues, faisant apparaître une personne noire fouettée à l’époque de l’Amérique esclavagiste. Se voulant provocateur, un son de blues accompagne les bruits de fouet et de cris. Le clip terminait indiquant que « c’était bien les blancs qui étaient à l’origine du blues ». On trouve ce clip sur le net pourtant retiré depuis par la radio devant les indignations d’internautes..
Le clip sur la Folk est particulièrement réussi. Merci Nova.
22:59 Publié dans Liberté d'expression , Médias , Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : media, marketing, nova, clip
17.04.2008
La toile s'enflamme pour Obama
A quelques jours de la primaire de Pennsylvanie qui peut être fatale pour Hillary Clinton, les supporters de Barack Obama multiplient les initiatives sur le net. Cela n’est pas forcément d’un super niveau mais c’est quand même assez sympa, finalement. Forcément, nous, entre les tailleurs de Ségolène et les lunettes bling on a dépassé cela depuis longtemps.
Celui de « twelve monkeys » qui sévit de temps à autres est pas mal non plus.
Ouaf ouaf ouaf, on a du mal à croire qu'on pourrait s'enflammer de la sorte pour un-e de nos prétendant-e aux prochaines présidentielles :o)
21:55 Publié dans Liberté d'expression , Médias , Politique , Primaires US-2008 , Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : primaire, démocrate, clinton, obama, internet, toile, marketing
09.04.2008
La crise du cinéma de genre reflète celle du cinéma Français
De Jacques Tourneur ("La Féline") jusqu’à Alexandre Aja ("La colline à des yeux"), en passant par Jean-Pierre Jeunet ("Alien: Resurrection"), Hollywood a su attirer les réalisateurs français, en leur donnant les moyens de voir grand.
Pour leur deuxième film, "The Eye", qui sort ce mercredi en France, les réalisateurs Xavier Palud et David Moreau ont eux aussi choisi de s'exiler. Leur démarche est une illustration des difficultés actuelles du cinéma français, mises en avant par le rapport du Club des 13.
Le groupe de réflexion formé par des professionnels du cinéma (dont Pascale Ferran) pointait notamment les difficultés de financement des "films du milieu", ni oeuvres d'art et d'essai, ni grosses machines formatées. Le constat vaut aussi le cinéma de genre, les films d’horreur, d’épouvante ou les thrillers très éprouvants, rappellent les deux cinéastes:
"Au début, on a fait des films à petits budgets, et on s’est démerdés, comme pour notre premier long-métrage, "Ils". Pour "The Eye", on a disposé d'un budget moyen, tellement difficile à boucler en France, surtout pour le cinéma de genre, qui tombe sous le coup d'interdictions au jeune public."
"Avec un budget de 6-7 millions d’euros, on est coincés"
David Moreau précise:
"Il n’y a pas de chaîne de télévision derrière nous. Donc, avec un budget de 6-7 millions d’euros, on est coincés, car ni TF1 ni France 2 ne veulent diffuser "The Eye" à 20h30…
"C’est sur les grosses comédies qu’ils vont mettre de l’argent. Les exemples abondent depuis le début de l’année. Avec parfois des surprises ("Bienvenue chez les Ch’tis") ou le bon sens des spectateurs refusant des mastodontes ("Astérix aux Jeux olympiques"). Mais ce n’est pas nouveau, c'est plutôt une lame de fond, née d'un un besoin de films 'fédérateurs'."
Le nombre d'entrées de ce type de productions n'est pas non plus suffisant pour assurer le financement:
"Dans le cinéma de genre, quand un film cartonne, c’est qu'il fait 300 000 entrées; 500 000, c’est rarissime, et ce sont surtout des films américains. Côté français, il n’y en a qu’un qui ait vraiment bien marché, c’est 'Promenons-nous dans les bois' [de Lionel Delplanque, ndlr], qui a fait 800 000 entrées. Ensuite, c'est notre premier film, 'Ils', avec 250 000. Tous les autres films français sont en dessous de 100 000."
Ce manque de fréquentation pourrait être compensé par l’exportation, une meilleure exploitation des autres supports de diffusion. Mais il faudrait que les locomotives du secteur s’intéressent à ce type de projets. "On est trop dépendants des chaînes de télévision en France", nous explique David Moreau, et estime même que "si le cinéma français fonctionnait sur le système des studios, on n’aurait pas besoin des chaînes de télévision":
"Aux Etats-Unis, il y a une alternative aux chaînes de télévision. Les productions sont variées et le cinéma de genre occupe une place non négligeable." (…)
Par François Justamente | Amateur de radio, édité par le site « Rue 89 » le 9 avril 2008.
20:22 Publié dans Liberté d'expression , Médias , Politique , Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ciné, crise, groupe des 13
07.04.2008
« Se cacher de la lumière et cultiver l’obscurité ». Proverbe Chinois.
On imagine dans quel cauchemar ce parcours parisien a plongé les autorités chinoises si soucieuses traditionnellement de conserver la face.
Le véritable chemin de croix imposé ce jour à la flamme a été qualifié par Madame Bachelot de « prise d’otage de l’esprit olympique ». Si rapt il y a eu, c’est de la part du comité des jeux, disqualifié par son choix du régime totalitaire de Pékin pour porter l’esprit de Coubertin. Avait-il feint d’imaginer ce comité de dupe que la lumière ainsi portée sur ce régime pouvait le faire évoluer sur la catastrophique des droits de l’homme ? Ou, plus certainement, se démenait-il contre quelques compensations pour apporter un peu de respectabilité au moment où, à la fin des années 90, le régime de Pékin était fortement en demande.
De l’autre côté de l’Atlantique, la peut être prochaine dirigeante des Etats-Unis rehaussait l’honneur de nombre de dirigeants occidentaux. Hillary Clinton vient de demander le boycott de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques.
21:28 Publié dans Liberté d'expression , Médias , Politique , Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pékin, JO, répression, Pékin 2008, Tibet, flamme


