25.08.2009
Le Floreal fait de la résistance
A deux pas de chez moi, le « Floréal ».
Un café encore popu dans ce Belleville à cheval sur trois arrondissements de l'est parisien qui se bobo-îse à grande vitesse.
Ici, c’est encore « ambiance Dédé ». Le patron distribue sur son zinc immense des bières à l’hectolitre. Un coin fait aussi tabac. Mais la clientèle vient beaucoup pour les jeux, gratouille et autres « morpion ». Le matin, j’y prends parfois le kawa avant de me taper la gare du Nord et mes 3h30 de trajet quasi quotidien. L’atmosphère y était déjà enfumée à cette heure matinale avant l'interdiction. Des écrans en plasma donnent les résultats du tiercé, passent l’info en boucle ou des clips du genre :
Le cadre avec enfants, poussé par la spéculation immobilière, se déplace en meute vers les sources foncières de l’est de la capitale. Les loyers y sont encore (un peu) moins chers. Au rythme des vacances d’appartements, la substitution de populations s’opère. Chassant un peu plus chaque jour les ouvriers, petits employés, vieux et jeunes sans le sou et autres artistes vers la première, seconde, troisième couronne…
Cette « gentrification » est presque palpable. Dans mon immeuble, la cohabitation entre le popu qui parle fort et le bobo qui chuchote se fait progressivement en faveur d’un calme endogame. Juste en bas, un autre café « Dédé » a fait place à un bar branchouille avec dj.
Le Floréal fait de la résistance.
Il est fort, ce patron.
15:29 Publié dans Municipales Paris 2008, Perso, Politique, politiques publiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : belleville, paris, populaire, floréal, gentrification, bb brune, les verts
15.08.2008
Pourquoi les personnes SDF refusent les centres d'hébergement d'urgence?
David Berly est militant des Verts sur le onzième arrondissement de Paris. Il nous fait part dans cet extrait de ses réflexions concernant les personnes sans domiciles fixes. Témoignage.
« Ces dernières semaines, j’ai « maraudé » de nuit avec les maraudes citoyennes initiées par les Enfants de Don Quichotte et à titre personnel dans le 11ème pour mieux comprendre le refus de nombreuses personnes à la rue de s’abriter dans les centres d’hébergement d’urgence (lorsqu’il y a de la place !...) et/ou d’accepter une place dans un « lieu d’hébergement de stabilisation » (quand il y a une place…ce qui n’est pas fréquent à cause de la lenteur du développement des places nécessaires).
Toutes les personnes à la rue qui acceptent d’ entamer un dialogue disent clairement qu’il vaut mieux dormir dans la rue plutôt que d’accepter d’être « ramassé » par le SAMU-SOCIAL à entre 1 heure et 5 heures du matin pour être conduit dans un centre d’hébergement dans lequel les chambres sont collectives et dans lequel ont vous demande de vous lever vers 7 ou 8 heures du matin après seulement quelques heures de sommeil et dans lesquels, en plus, la promiscuité vous fait perdre votre intimité et votre liberté qu’à l’inverse on garde (certes dangereusement), mais vraiment dans la rue !
Elle n’acceptent pas non plus la plus part des « lieux d’hébergement de stabilisation » (que rarement on leur propose, à cause de la rareté des places) pour 2 raisons :
- On leur propose de s’exiler loin du quartier de survie ou elles ont tissé des liens…pour vivre à « triffoulli les moulinettes », souvent en grande banlieue, ou elles n’ont aucun repère, aucune histoire, ni aucun lien !…
- On leur impose encore, souvent, de partager dans ces lieux une chambre collective à 2, 3, 4 et parfois davantage, ce qu’elles refusent, à juste titre, catégoriquement, préférant rester à la rue et se mettant par là en danger. Là encore, dans les « lieux d’hébergement de stabilisation » éloignés, comme dans les centres d’hébergement d’urgence, c’est leur intimité qui leur est confisquée et les liens de proximité auxquels ont leur demande de renoncer! Cela n’est pas admissible.
Dans une « maraude spontanée », un homme de 58 ans qui dormait dans un abris bus depuis plusieurs années, répondait très clairement à ma question « qu’accepteriez vous pour quitter la rue ? » - « Une petite chambre pour moi seul, rien de plus, à condition que cela soit durable et dans le quartier !... » me disait-il, comme presque tous les autres !...
80% des personnes survivant à la rue accepteraient avec bonheur « une petite chambre » dans laquelle leur liberté et leur intimité seraient préservées, à condition de ne pas vouloir les exiler contre leur gré et en respectant leur insertion dans un quartier si elles y sont attachées.
Cela veut dire qu’il est urgent d’ouvrir des milliers de places de stabilisation individuelles, durables et évolutives dans les quartiers des villes (à Paris dans chaque arrondissement, au moins 2 ou 3 maisons de stabilisation de 40/50 places chacune dans chacun des 20 arrondissements) et pas seulement dans de lointains bâtiments hospitaliers désaffectés en banlieue !... »
Une proposition qui devrait faire débat lors des toutes prochaines municipales, David est candidat sur la liste des Verts.
22:40 Publié dans Liberté d'expression, Logement, Municipales Paris 2008, Politique, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : droits de l'homme, sdf, logement, hébergement
10.08.2008
My Velib is very rich!
Velib is a very big révolution in the city.
Vidéo de campagne des Greens de Londres.
Vidéo de De Funès en campagne contre Fantomas.
12:50 Publié dans Municipales Paris 2008, politiques publiques, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : velib, les verts, londres, élection
15.07.2008
Les critiques sur Vélib : commentaires et propositions
Parmi les critiques portées sur l’expérience Velib, il est interessant d'en relire certaines, toujours d'actualité un an aprés le démarrage de l'expérience. Reprochant le partenariat avec Decaux. Dans vos commentaires récents (1), P. souligne cependant :
« La constance, dans les opposants à Decaux, je dis à Decaux plutôt qu'à Vélib, car si la mairie de Paris avait elle même mis en place et financé le système, il n'y aurait pas la même virulence dans les critiques, c'est l'absence de contre proposition. Je suis personnellement de l'avis que "quelque chose plutôt que rien" est mieux que "rien" ».
Autre tonalité, celle de Patrick Jourdain. Il rappelait justement « On ne saurait compter les services publics qui ne sont devenus publics qu'après avoir atteint leur maturité dans le privé : premiers trains, premiers trams, barrages hydro-électriques, courrier, égouts, tunnels..depuis 2 siècles et cela n'émeut personne. Dans l'autre sens, c'est plus rare, mais toujours suspect aux yeux des beaux esprits. »
Cela fait partie des proposition des Verts à terme, afin d'améliorer notamment la logistique trop souvent déficiente. C'est une proposition en débat sur le Site Municipales Verts 11e
Une critique argumentée de l'identité visuelle de Velib, plus proche du neu neu, inventée par le beauf d'un chef de service de la ville?
On cherchera les vraies limites dans les remarques de Franck, relatant sur ce blog sa vie de banlieusard :
« J'habite à Drancy, et je prends ma voiture pour aller à Aulnay prendre le RER. C'est la gare la plus proche ? Non, la plus proche est celle de Drancy, mais à Aulnay :
1 - il y a un parking sécurisé pour garer sa voiture (39 euros par mois quand même...)
2 - tous les trains, ou presque, s'arrêtent à Aulnay, contre un tous les quart-d'heure à Drancy
Qu'est-ce qui me ferait, aujourd'hui, abandonner la voiture pour le vélo pour aller à la gare ?
Un parking à vélo sécurisé chez moi (ça, à la limite, c'est plutôt faisable aujourd'hui) et surtout, surtout, un parking sécurisé au RER de Drancy. L'idéal ? Un système Velib', qui fasse que je me moque des questions de sécurité.
A ce stade, on le voit, je n'ai que faire que le système soit le même qu'à Paris intra-muros, puisque ce dont j'ai besoin, ce n'est pas d'un vélo pour aller sur Paris, mais d'un moyen pour aller à la gare qui me mènera sur Paris. Ce faisant, je n'utilise pas ma voiture, je ne suis pas pour autant tributaire des transports en commun (bus) pour aller chercher mon RER. »
C’est là une incitation forte à ce que le syndicat des transports d’Ile de France (STIF), récemment rentré dans le giron du conseil régional, prenne cette question à bras le corps.
Etendre Velib à la banlieue ?
Davantage favoriser les alternatives modales train/vélo/pieds…
Et dans les modalités, aucune obligation à ce qu'une ville de banlieue ait le même prestataire que Paris. Franck, toujours, pointe à l’horizon les difficultés en cas de multiplication de partenaires sans obligation de connexion entre les réseaux des villes :
« On peut imaginer que, demain, un système de type Velib' soit mis en place à Bagnolet par Decaux, et donc connecté avec celui de Paris, mais à Montreuil par Clearchannel, et donc connectable ni avec Paris, ni avec Bagnolet. (…) Drancy met en place Velib-Decaux, mais aucune des villes voisines. Avec mon Velib-Drancy, je ne peux pas me garer à Aulnay pour prendre mon RER, pas plus qu'aller à la Préfecture de Bobigny. Il ne me reste plus qu'à me faufiler dans une sortie d'autoroute pour prendre la piste de l'Ourcq et aller sur Paris. Génial. »
Il met un bémol à sa critique en rappelant que « le vélo, en tant que moyen de transport (et non de loisirs) n'est de toutes façons utilisé que localement pour l'essentiel. Qu'il ne soit pas interconnecté avec le Velib'Paris n'est pas le drame du siècle. »
Des conséquences du morcellement administratif Français…
Le débat continue sur le Site Municipales Verts 11e
Pour terminer, quelques entreprises commencent à encourager l’usage du vélo…électrique, à l’instar de cette banque totalement indépendante de ce blog
(1) Les commentaires figurant dans cet article ont été postés sur ce blog depuis julllet 2007, date de lancement de l'opération.
10:45 Publié dans entreprises, Environnement, Médias, Municipales Paris 2008, Politique, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : velib, paris, vélo, rue, critique, les verts
12.07.2008
Au sujet des surloyers, une bonne blague de M Castagnou (PS), maire du 14e arrondissement de Paris
Lu dans « Le monde » d’hier.
« Au terme d’une "opération vérité", lancée il y a six mois, la RIVP constate qu'environ 2 500 locataires "payent un loyer anormalement bas, eu égard à leurs revenus". »
Depuis mai, à la RIVP, seuls les revenus inférieurs à 6 500 euros mensuels (pour une famille de quatre enfants) peuvent prétendre à l'un des 12 900 appartements attribués jusqu'ici sans conditions de ressources. Mais, chaque année, sur les 51 000 appartements de la SEM - à loyers plafonnés ou pas -, seuls 2 500 se libèrent. Le renouvellement des locataires n'est donc pas pour demain.
S'il peine à mettre fin à ces "rentes de situation", M. Castagnou n'approuve pas pour autant le décret de Mme Boutin, actuellement soumis au Conseil d'Etat, qui permettrait d'augmenter les surloyers. Le patron de la SEM a calculé : un locataire de 74 m2 qui gagne 50 800 euros par an verrait son loyer passer brusquement de 451 euros à près de 1 000 euros. " Si le logement social devient aussi cher que le privé, les classes moyennes partiront en banlieue", s'inquiète-t-il. «
Une personne (pas un ménage, vous avez bien lu) qui gagne 50 800 euros par an (ça fait du 4000 euros nets) qui consacrerait ainsi 25% de son revenu pour un 74m2 à 1000 euros par mois, c’est-à dire le prix d’un 50m2 en vrai. Pas dégueu, non?
23:05 Publié dans Municipales Paris 2008, Politique, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paris, castagnou, boutin, loyers
14.04.2008
Début de mandat sous contraintes pour le Maire de Paris
Bertrand Delanoë est entré malgré lui dans une course de vitesse et il est en retard.
La compétition qui s’engage de fait avec Ségolène Royal passe dès la fin de l’année par la prise de leadership sur le PS. On sait ces batailles sanglantes : les majorités au sein du PS laissent peu de places aux vaincus des congrès.
Pour Bertrand Delanöe, la difficulté est double.
D’une part, parce que les réseaux, même affaiblis, de Ségolène Royal jouent à plein quand le Maire de Paris est occupé à sa prise de fonction. C’est la raison pour laquelle il a largement confié la gestion de la cité à son cabinet. Le nombre d’adjoints, pléthorique, va de pair avec un saucissonnage de leurs délégations. Dans ces schémas, l’administration se tourne vers l’autorité réelle c’-est-à dire le cabinet pour être clair.
L’autre difficulté sera de faire passer après le congrès la pilule de la hausse des impôts à Paris. Elle pourrait être proche de +20%, étalée sur deux ans. C’est un levier nécessaire pour reconstituer les marges de manœuvre en début de mandat mais il pourrait le payer cher en période de pré-investiture.
Un « avantage » par rapport au mandat précédent pourrait enfin se transformer lui aussi en inconvénient. On présente l’affaiblissement de la représentation des Verts comme une liberté retrouvée du Maire. Mais on oublie que leur présence lui permettait de se positionner en Maire arbitre là où il devra assumer aujourd’hui l’intégralité des choix.
00:05 Publié dans Municipales Paris 2008, Politique, politiques publiques, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : delanoe, municipale, politique, présidentielle, paris
31.03.2008
-Je me souviens de ce jeune homme de 17 ans qui était venu me voir... (G. Sarre évoquant sa première rencontre avec P. Bloche, nouveau Maire du 11e)
Ce fut la seule surprise de cette cérémonie d’intronisation du nouveau Maire du 11e arrondissement par George Sarre, son prédécesseur. La foule venue nombreuse dans la trop petite salle du conseil municipal fit silence au moment de la confidence . La seule aspérité de cet après-midi de samedi. On se prenait à imaginer le parcours qui avait conduit nos deux édiles à croiser puis à décroiser leurs chemins ces trente dernières années.
Quelques minutes d’un discours d’investiture, un rappel des engagements et la salle saluait l’heureuse initiative de soutenir symboliquement le combat des Tibétains. Quelques instants auparavant, les futurs adjoints découvraient leur délégation. Une manière d’éviter les conflits que déteste Patrick Bloche ? Au fond de la salle, des militants du MRC applaudissaient une des leur, réinvestie dans sa délégation aux métiers d’art. Les Verts, avec Khedidja Bourcart, poursuivront le travail impulsé par Michèle Priser, ancienne adjointe à l’économie solidaire et à l’emploi. Le Modem se drapait dans la « vérité » de l’amant éconduit. Lundi, les collaborateurs de la Mairie découvriront leur sort issu du Mercato post-électoral.
Trois heures plus tôt, Place de la République, un défilé joyeux et de toutes les régions : celui des personnes handicapées, valides et leurs accompagnants à l’initiative du collectif « Ni pauvre, ni soumis ». En France, le montant de l’allocation adulte handicapé (AAH) versé à plus de 800 000 personnes s’élève à 626 euros. Soit 200 euros de moins que le seuil de pauvreté.
01:00 Publié dans Liberté d'expression, Municipales Paris 2008, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bloche, sarre, les verts, 11e, mairie
22.03.2008
-Vous avez fait du café ? Et des gâteaux ? Ah, il y a des gâteaux…(Bertrand Delanoë, la phrase du jour)
La nuit de la fusion entre les Verts et le PS démarrait sous de bons auspices. Pour le Maire. Entouré d’une grosse vingtaine de ses représentants dans les arrondissements, répartis selon les courants du PS, son intro dure à peine 20 minutes. De quoi feindre concéder une mairie d’arrondissement aux Verts, à « Jacques », qui n’a pas démérité et réalise un score de premier tour qui a surpris tout le monde.
En face, la délégation de la douzaine des Verts se caractérise assez rapidement par sa visible impréparation. Après avoir souligné son souci pour une répartition à la proportionnelle qui donnerait 12 conseillers de Paris, nous nous laissons enfermer dans une négociation « par arrondissement » dont on sait qu’elle nous en donnera 8, 9 tout au plus. Ce sera d’ailleurs le résultat final des palabres qui auront duré toute une nuit.
Le « patron » est allé « continuer à faire campagne » : se coucher en réalité pour un lever à 6 heures où on lui annoncera la bonne nouvelle. Non sans avoir redemandé à Yves Contassot son score sur le 13e : signe qu’il ne fera pas de lui son adjoint cette fois ci. Entrecoupée par des interruptions de séance, la nuit de fusion nous permet de mesurer à chaque fois la distance entre nos souhaits et la « réalité » à laquelle veulent nous ramener les camarades socialistes. La manière dont le « programme commun » a été finalisé ne mérite pas qu’on lui consacre quelques lignes. L’histoire s’écrit parfois sur un coin de table.
A Lille, Martine Aubry passe un accord habile intégrant aussi le MoDem dont elle a besoin pour les équilibres sur l’agglo. A Paris, l’alliance finalement privilégiée avec les Verts pose un jalon dans la course du Maire de Paris à l’élection qui compte aujourd’hui pour lui : la présidentielle. La compétitions sera rude comme le sera celle pour sa succession.
Hier, la liste des adjoints (38) a été publiée. Portion congrue pour les Fabiusiens, les concurrents gênants, davantage pour les « strauskhaniens ». Peu de femmes à des postes clés. Mais ce gouvernement pléthorique marque surtout une inflexion par rapport à la mandature précédente : c’est le cabinet qui tient désormais toutes les rênes de la mandature Delanoë II.
14:40 Publié dans Municipales Paris 2008, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : municipale, paris, 11°, politique, delanoë, mandature, équipe municipale
15.03.2008
Mémoires d’un candidat Vert aux municipales ou de la douceur d’une « mort subite »
Avec un PS supérieur à 50%, la loi électorale ne nous a accordé qu’une poignée d’élus sur les 3e, 11e et 19e arrondissements. De peu, nous passions à côté de la catastrophe sur d’autres quartiers. Par exemple sur le 10e arrondissement, un homonyme du Maire raflait plus de 3% des voix et permettait ainsi l’expression d’un second tour. Que cet intermittent du spectacle (très drôle par ailleurs) recueille toute notre gratitude.
Depuis, nous avons analysé localement nos 8% sur l’arrondissement en formulant le vœu d’une même démarche au niveau départemental. Délaissés par nos « baltringues » partis au MoDem, par ailleurs peu récompensé de ses qualités accommodantes, il nous reste à construire localement.
Entre temps, des visages souriants, souvent inconnus, me disent bonjour dans la rue ou au « Monop » d’à côté (1).
Parfois même, des amis dans le parti me félicitent pour mes « qualités » voire, dans leurs plus grands élans, m’accordent une certaine honnêteté que je m’empresse de ranger dans la colonne « crédit » de ces dernières années.
Pas grand chose à dire côté « débit ». On s’adresse à moi comme on le ferait d’un grand brûlé transformant presque le poison du scrutin en une délicate liqueur. Me voilà invité dans une débauche de pots et de dîners dont les turpitudes électorales m’avaient tout un temps éloigné. Des bouquins marqués par des post-it, de la paperasse entassée voient leur compte réglé en quelques heures et ce sans beaucoup d’effort. Au travail, un intérêt renouvelé que seuls les apparatchiks ignorent a fait défiler la semaine d’un trait.
Oubliés la brutalité des moeurs politiques, les chefs fatigués se passant de féliciter leurs troupes et les qualités humaines dévoilées dans les délégations de négociations Verts-PS la semaine dernière. A cette main de félicitation tendue à un vainqueur du premier tour, on me répondait d’un « merci » timide. Dans la foulée, les adjoints devraient être choisis par Bertrand Delanöe avec cette élégance surannée des vieilles pubs pour parfums.
(1) Je confesse faire aussi des courses dans cette chaîne en alternant avec la Biocoop du Boulevard Voltaire.
18:35 Publié dans Liberté d'expression, Municipales Paris 2008, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : municipale, paris, 11°, bilan
11.03.2008
"Privilégier l'optimisme de la volonté au pessismisme de l'intelligence" (la phrase du jour)
C'est ce que j'ai reçu par sms ce matin de la part d'un ami. Avec 8% des voies, les Verts du onzième sont légèrement devancés par le MoDem qui ne confirme pas son essai. Avec l'effondrement de la droite qui passe en dessous de la barre des 20%, la liste PS-MRC-PRG-PC du onzième passe au premier tour avec 55% des voies. Compte tenu de la loi électorale, cela nous supprime quasiment toute représentation au sein du conseil de la mairie d'arrondissement qui sera presque tout rose. Nous devrions obtenir au final 9 conseillers de Paris (deux fois moins qu'auparavant) ce qui laisse le Maire les coudées franches pour gouverner. C'est ce qu'il souhaitait.
La semaine prochaine, des anecdotes croustillantes sur la nuit de négociation entre les Verts et Delanoë. D'ici là, une vidéo dont le rapprochement avec les évènements récents serait abusif.
Il y a trente ans, clo-clo disparaissait. Dimanche dernier, je me prenais un coup de jus en voulant éteindre mon téléviseur juste aprés 20h.
20:25 Publié dans Municipales Paris 2008, Politique, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : municipale, paris, 11°, politique, bourcart, pasquet, projets



