15.07.2008
Les critiques sur Vélib : commentaires et propositions
Parmi les critiques portées sur l’expérience Velib, il est interessant d'en relire certaines, toujours d'actualité un an aprés le démarrage de l'expérience. Reprochant le partenariat avec Decaux. Dans vos commentaires récents (1), P. souligne cependant :
« La constance, dans les opposants à Decaux, je dis à Decaux plutôt qu'à Vélib, car si la mairie de Paris avait elle même mis en place et financé le système, il n'y aurait pas la même virulence dans les critiques, c'est l'absence de contre proposition. Je suis personnellement de l'avis que "quelque chose plutôt que rien" est mieux que "rien" ».
Autre tonalité, celle de Patrick Jourdain. Il rappelait justement « On ne saurait compter les services publics qui ne sont devenus publics qu'après avoir atteint leur maturité dans le privé : premiers trains, premiers trams, barrages hydro-électriques, courrier, égouts, tunnels..depuis 2 siècles et cela n'émeut personne. Dans l'autre sens, c'est plus rare, mais toujours suspect aux yeux des beaux esprits. »
Cela fait partie des proposition des Verts à terme, afin d'améliorer notamment la logistique trop souvent déficiente. C'est une proposition en débat sur le Site Municipales Verts 11e
Une critique argumentée de l'identité visuelle de Velib, plus proche du neu neu, inventée par le beauf d'un chef de service de la ville?
On cherchera les vraies limites dans les remarques de Franck, relatant sur ce blog sa vie de banlieusard :
« J'habite à Drancy, et je prends ma voiture pour aller à Aulnay prendre le RER. C'est la gare la plus proche ? Non, la plus proche est celle de Drancy, mais à Aulnay :
1 - il y a un parking sécurisé pour garer sa voiture (39 euros par mois quand même...)
2 - tous les trains, ou presque, s'arrêtent à Aulnay, contre un tous les quart-d'heure à Drancy
Qu'est-ce qui me ferait, aujourd'hui, abandonner la voiture pour le vélo pour aller à la gare ?
Un parking à vélo sécurisé chez moi (ça, à la limite, c'est plutôt faisable aujourd'hui) et surtout, surtout, un parking sécurisé au RER de Drancy. L'idéal ? Un système Velib', qui fasse que je me moque des questions de sécurité.
A ce stade, on le voit, je n'ai que faire que le système soit le même qu'à Paris intra-muros, puisque ce dont j'ai besoin, ce n'est pas d'un vélo pour aller sur Paris, mais d'un moyen pour aller à la gare qui me mènera sur Paris. Ce faisant, je n'utilise pas ma voiture, je ne suis pas pour autant tributaire des transports en commun (bus) pour aller chercher mon RER. »
C’est là une incitation forte à ce que le syndicat des transports d’Ile de France (STIF), récemment rentré dans le giron du conseil régional, prenne cette question à bras le corps.
Etendre Velib à la banlieue ?
Davantage favoriser les alternatives modales train/vélo/pieds…
Et dans les modalités, aucune obligation à ce qu'une ville de banlieue ait le même prestataire que Paris. Franck, toujours, pointe à l’horizon les difficultés en cas de multiplication de partenaires sans obligation de connexion entre les réseaux des villes :
« On peut imaginer que, demain, un système de type Velib' soit mis en place à Bagnolet par Decaux, et donc connecté avec celui de Paris, mais à Montreuil par Clearchannel, et donc connectable ni avec Paris, ni avec Bagnolet. (…) Drancy met en place Velib-Decaux, mais aucune des villes voisines. Avec mon Velib-Drancy, je ne peux pas me garer à Aulnay pour prendre mon RER, pas plus qu'aller à la Préfecture de Bobigny. Il ne me reste plus qu'à me faufiler dans une sortie d'autoroute pour prendre la piste de l'Ourcq et aller sur Paris. Génial. »
Il met un bémol à sa critique en rappelant que « le vélo, en tant que moyen de transport (et non de loisirs) n'est de toutes façons utilisé que localement pour l'essentiel. Qu'il ne soit pas interconnecté avec le Velib'Paris n'est pas le drame du siècle. »
Des conséquences du morcellement administratif Français…
Le débat continue sur le Site Municipales Verts 11e
Pour terminer, quelques entreprises commencent à encourager l’usage du vélo…électrique, à l’instar de cette banque totalement indépendante de ce blog
(1) Les commentaires figurant dans cet article ont été postés sur ce blog depuis julllet 2007, date de lancement de l'opération.
10:45 Publié dans entreprises , Environnement , Médias , Municipales Paris 2008 , Politique , politiques publiques , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : velib, paris, vélo, rue, critique, les verts
12.07.2008
Au sujet des surloyers, une bonne blague de M Castagnou (PS), maire du 14e arrondissement de Paris
Lu dans « Le monde » d’hier.
« Au terme d’une "opération vérité", lancée il y a six mois, la RIVP constate qu'environ 2 500 locataires "payent un loyer anormalement bas, eu égard à leurs revenus". »
Depuis mai, à la RIVP, seuls les revenus inférieurs à 6 500 euros mensuels (pour une famille de quatre enfants) peuvent prétendre à l'un des 12 900 appartements attribués jusqu'ici sans conditions de ressources. Mais, chaque année, sur les 51 000 appartements de la SEM - à loyers plafonnés ou pas -, seuls 2 500 se libèrent. Le renouvellement des locataires n'est donc pas pour demain.
S'il peine à mettre fin à ces "rentes de situation", M. Castagnou n'approuve pas pour autant le décret de Mme Boutin, actuellement soumis au Conseil d'Etat, qui permettrait d'augmenter les surloyers. Le patron de la SEM a calculé : un locataire de 74 m2 qui gagne 50 800 euros par an verrait son loyer passer brusquement de 451 euros à près de 1 000 euros. " Si le logement social devient aussi cher que le privé, les classes moyennes partiront en banlieue", s'inquiète-t-il. «
Une personne (pas un ménage, vous avez bien lu) qui gagne 50 800 euros par an (ça fait du 4000 euros nets) qui consacrerait ainsi 25% de son revenu pour un 74m2 à 1000 euros par mois, c’est-à dire le prix d’un 50m2 en vrai. Pas dégueu, non?
23:05 Publié dans Municipales Paris 2008 , Politique , politiques publiques , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paris, castagnou, boutin, loyers
14.04.2008
Début de mandat sous contraintes pour le Maire de Paris
Bertrand Delanoë est entré malgré lui dans une course de vitesse et il est en retard.
La compétition qui s’engage de fait avec Ségolène Royal passe dès la fin de l’année par la prise de leadership sur le PS. On sait ces batailles sanglantes : les majorités au sein du PS laissent peu de places aux vaincus des congrès.
Pour Bertrand Delanöe, la difficulté est double.
D’une part, parce que les réseaux, même affaiblis, de Ségolène Royal jouent à plein quand le Maire de Paris est occupé à sa prise de fonction. C’est la raison pour laquelle il a largement confié la gestion de la cité à son cabinet. Le nombre d’adjoints, pléthorique, va de pair avec un saucissonnage de leurs délégations. Dans ces schémas, l’administration se tourne vers l’autorité réelle c’-est-à dire le cabinet pour être clair.
L’autre difficulté sera de faire passer après le congrès la pilule de la hausse des impôts à Paris. Elle pourrait être proche de +20%, étalée sur deux ans. C’est un levier nécessaire pour reconstituer les marges de manœuvre en début de mandat mais il pourrait le payer cher en période de pré-investiture.
Un « avantage » par rapport au mandat précédent pourrait enfin se transformer lui aussi en inconvénient. On présente l’affaiblissement de la représentation des Verts comme une liberté retrouvée du Maire. Mais on oublie que leur présence lui permettait de se positionner en Maire arbitre là où il devra assumer aujourd’hui l’intégralité des choix.
00:05 Publié dans Municipales Paris 2008 , Politique , politiques publiques , Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : delanoe, municipale, politique, présidentielle, paris
31.03.2008
-Je me souviens de ce jeune homme de 17 ans qui était venu me voir... (G. Sarre évoquant sa première rencontre avec P. Bloche, nouveau Maire du 11e)
Ce fut la seule surprise de cette cérémonie d’intronisation du nouveau Maire du 11e arrondissement par George Sarre, son prédécesseur. La foule venue nombreuse dans la trop petite salle du conseil municipal fit silence au moment de la confidence . La seule aspérité de cet après-midi de samedi. On se prenait à imaginer le parcours qui avait conduit nos deux édiles à croiser puis à décroiser leurs chemins ces trente dernières années.
Quelques minutes d’un discours d’investiture, un rappel des engagements et la salle saluait l’heureuse initiative de soutenir symboliquement le combat des Tibétains. Quelques instants auparavant, les futurs adjoints découvraient leur délégation. Une manière d’éviter les conflits que déteste Patrick Bloche ? Au fond de la salle, des militants du MRC applaudissaient une des leur, réinvestie dans sa délégation aux métiers d’art. Les Verts, avec Khedidja Bourcart, poursuivront le travail impulsé par Michèle Priser, ancienne adjointe à l’économie solidaire et à l’emploi. Le Modem se drapait dans la « vérité » de l’amant éconduit. Lundi, les collaborateurs de la Mairie découvriront leur sort issu du Mercato post-électoral.
Trois heures plus tôt, Place de la République, un défilé joyeux et de toutes les régions : celui des personnes handicapées, valides et leurs accompagnants à l’initiative du collectif « Ni pauvre, ni soumis ». En France, le montant de l’allocation adulte handicapé (AAH) versé à plus de 800 000 personnes s’élève à 626 euros. Soit 200 euros de moins que le seuil de pauvreté.
01:00 Publié dans Liberté d'expression , Municipales Paris 2008 , Politique , Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bloche, sarre, les verts, 11e, mairie
22.03.2008
-Vous avez fait du café ? Et des gâteaux ? Ah, il y a des gâteaux…(Bertrand Delanoë, la phrase du jour)
La nuit de la fusion entre les Verts et le PS démarrait sous de bons auspices. Pour le Maire. Entouré d’une grosse vingtaine de ses représentants dans les arrondissements, répartis selon les courants du PS, son intro dure à peine 20 minutes. De quoi feindre concéder une mairie d’arrondissement aux Verts, à « Jacques », qui n’a pas démérité et réalise un score de premier tour qui a surpris tout le monde.
En face, la délégation de la douzaine des Verts se caractérise assez rapidement par sa visible impréparation. Après avoir souligné son souci pour une répartition à la proportionnelle qui donnerait 12 conseillers de Paris, nous nous laissons enfermer dans une négociation « par arrondissement » dont on sait qu’elle nous en donnera 8, 9 tout au plus. Ce sera d’ailleurs le résultat final des palabres qui auront duré toute une nuit.
Le « patron » est allé « continuer à faire campagne » : se coucher en réalité pour un lever à 6 heures où on lui annoncera la bonne nouvelle. Non sans avoir redemandé à Yves Contassot son score sur le 13e : signe qu’il ne fera pas de lui son adjoint cette fois ci. Entrecoupée par des interruptions de séance, la nuit de fusion nous permet de mesurer à chaque fois la distance entre nos souhaits et la « réalité » à laquelle veulent nous ramener les camarades socialistes. La manière dont le « programme commun » a été finalisé ne mérite pas qu’on lui consacre quelques lignes. L’histoire s’écrit parfois sur un coin de table.
A Lille, Martine Aubry passe un accord habile intégrant aussi le MoDem dont elle a besoin pour les équilibres sur l’agglo. A Paris, l’alliance finalement privilégiée avec les Verts pose un jalon dans la course du Maire de Paris à l’élection qui compte aujourd’hui pour lui : la présidentielle. La compétitions sera rude comme le sera celle pour sa succession.
Hier, la liste des adjoints (38) a été publiée. Portion congrue pour les Fabiusiens, les concurrents gênants, davantage pour les « strauskhaniens ». Peu de femmes à des postes clés. Mais ce gouvernement pléthorique marque surtout une inflexion par rapport à la mandature précédente : c’est le cabinet qui tient désormais toutes les rênes de la mandature Delanoë II.
14:40 Publié dans Municipales Paris 2008 , Politique , Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : municipale, paris, 11°, politique, delanoë, mandature, équipe municipale
15.03.2008
Mémoires d’un candidat Vert aux municipales ou de la douceur d’une « mort subite »
Avec un PS supérieur à 50%, la loi électorale ne nous a accordé qu’une poignée d’élus sur les 3e, 11e et 19e arrondissements. De peu, nous passions à côté de la catastrophe sur d’autres quartiers. Par exemple sur le 10e arrondissement, un homonyme du Maire raflait plus de 3% des voix et permettait ainsi l’expression d’un second tour. Que cet intermittent du spectacle (très drôle par ailleurs) recueille toute notre gratitude.
Depuis, nous avons analysé localement nos 8% sur l’arrondissement en formulant le vœu d’une même démarche au niveau départemental. Délaissés par nos « baltringues » partis au MoDem, par ailleurs peu récompensé de ses qualités accommodantes, il nous reste à construire localement.
Entre temps, des visages souriants, souvent inconnus, me disent bonjour dans la rue ou au « Monop » d’à côté (1).
Parfois même, des amis dans le parti me félicitent pour mes « qualités » voire, dans leurs plus grands élans, m’accordent une certaine honnêteté que je m’empresse de ranger dans la colonne « crédit » de ces dernières années.
Pas grand chose à dire côté « débit ». On s’adresse à moi comme on le ferait d’un grand brûlé transformant presque le poison du scrutin en une délicate liqueur. Me voilà invité dans une débauche de pots et de dîners dont les turpitudes électorales m’avaient tout un temps éloigné. Des bouquins marqués par des post-it, de la paperasse entassée voient leur compte réglé en quelques heures et ce sans beaucoup d’effort. Au travail, un intérêt renouvelé que seuls les apparatchiks ignorent a fait défiler la semaine d’un trait.
Oubliés la brutalité des moeurs politiques, les chefs fatigués se passant de féliciter leurs troupes et les qualités humaines dévoilées dans les délégations de négociations Verts-PS la semaine dernière. A cette main de félicitation tendue à un vainqueur du premier tour, on me répondait d’un « merci » timide. Dans la foulée, les adjoints devraient être choisis par Bertrand Delanöe avec cette élégance surannée des vieilles pubs pour parfums.
(1) Je confesse faire aussi des courses dans cette chaîne en alternant avec la Biocoop du Boulevard Voltaire.
18:35 Publié dans Liberté d'expression , Municipales Paris 2008 , Politique , Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : municipale, paris, 11°, bilan
11.03.2008
"Privilégier l'optimisme de la volonté au pessismisme de l'intelligence" (la phrase du jour)
C'est ce que j'ai reçu par sms ce matin de la part d'un ami. Avec 8% des voies, les Verts du onzième sont légèrement devancés par le MoDem qui ne confirme pas son essai. Avec l'effondrement de la droite qui passe en dessous de la barre des 20%, la liste PS-MRC-PRG-PC du onzième passe au premier tour avec 55% des voies. Compte tenu de la loi électorale, cela nous supprime quasiment toute représentation au sein du conseil de la mairie d'arrondissement qui sera presque tout rose. Nous devrions obtenir au final 9 conseillers de Paris (deux fois moins qu'auparavant) ce qui laisse le Maire les coudées franches pour gouverner. C'est ce qu'il souhaitait.
La semaine prochaine, des anecdotes croustillantes sur la nuit de négociation entre les Verts et Delanoë. D'ici là, une vidéo dont le rapprochement avec les évènements récents serait abusif.
Il y a trente ans, clo-clo disparaissait. Dimanche dernier, je me prenais un coup de jus en voulant éteindre mon téléviseur juste aprés 20h.
20:25 Publié dans Municipales Paris 2008 , Politique , politiques publiques , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : municipale, paris, 11°, politique, bourcart, pasquet, projets
07.03.2008
Confessions d'un candidat Vert aux municipales que le doute assaille
Après une ultime « diff’ » avec les copains Verts, la sensation qui est celle de tous les candidats avant une élection me taraude. Non, pas cette peur de ne pas pouvoir sauter l’obstacle mais plutôt une interrogation, vaine, sur ce que nous n’avons pas pu, pas su ou aurions du faire pour accueillir davantage l’assentiment de nos concitoyens.
Localement, il me semble que nous faisons du bon boulot. Le surinvestissement des édiles Vertes est même une source de préoccupation de nos partenaires et des administrations. Sur mon arrondissement, le travail de nos élus de 2001 a débouché sur des réalisations concrètes. Ni tapageuses et encore moins extraordinaires : tout simplement, honnêtes.
De celles qu’on attend d’élus embarqués dans le tourbillon de la vie politique, mêlé de violences sourdes, de vraies amitiés, de petites avancées et de grandes comédies humaines.
Dimanche, les parisiens voteront. Ils voteront avec le provincial débarqué à Paname, notre ville au mystère indéfectible et dans cet arrondissement, le onzième, que je redécouvre à chaque promenade électorale.
Que valent les projets, les nuits politiques sans fins, les renoncements professionnels et ceux, plus indélébiles, de nos vies intimes à côté des aventures faciles et des constructions médiatiques ?
Peu, en réalité. Des années de travail peuvent être balayées en quelques articles faciles, quelques reportages de connivence et en quelques mois, au rythme des promesses et des déceptions liées aux formations politiques. La mienne n’a pas été en reste à ce niveau. Au niveau national, j’entends. Et à chaque coup de pinceau sur nos affiches se répète un autre comme si cela pouvait être le dernier. Un sourire, une main accueillante pour nos tracts et encore un espoir de continuer, une promesse –d’alcoolique ?- de ne plus recommencer nos conneries.
Il y a les donnes tactique et médiatique. Celles qui surdéterminent les comportements en politique. Par exemple, nous assisterions à l’émergence d’une force centriste sensée être moins « sectaire », plus accommodante, qu’un partenaire Vert, certes, exigeants mais souvent brouillon. Il s’agit en réalité d’un préalable à la prochaine séquence présidentielle où les écuries des grands courants politiques testent des alliances et des positionnements « avantageux » pour le jour J.
Les politiques locales sont bien éloignées de ces enjeux.

Nous votons pourtant pour des politiques municipales. Dans le vide idéologique qui frappe aujourd’hui l’ensemble du champ politique, c’est peut être du « local » qu’on réinventera le « global ». Vielle démarche écologiste.

Khedidja, Laure, Hervé, Michelle, Jean-Charles, Delphine, El-Hadj, Anne, Lionel, Nathalie, Philippe, Alexandre, David, Florence,Denise, Alice, Cyril, Michel, Benjamin, Jean-Luc, Christophe, Julien et tant d’autres, partenaires de mes jours et de mes nuits depuis six mois. Luis et tes blagues salaces, Laurent, victime consentante : vos affiches ont bien tenu cette nuit.
Lorsque nous présentions il y a quelques jours notre projet de réhabilitation de la place de la République, nous ne nous doutions pas de l’écho de nos travaux que nous avions peaufiné depuis des mois.
A l’aide d’un peu de matière grise, d’huile de coude et de pas mal de débrouilles, derrière l’élargissement de quelques trottoirs et quelques croquis qui ne devaient ni au hasard ni au coup médiatique, nous faisions tout simplement de la politique.
Honnêtement.
(mur des photos à compléter)









Jeu : saurez vous reconnaitre le J7 du MoDem en stationnement ce matin sur la piste cyclable du marché Alexandre Dumas?
post scriptum : olivier Pagès nous a confirmé ce matin qu'il n'avait pas l'intention de verser les 6000 euros de cotisations d'élus qu'il devait à son ancienne formation depuis 2001.






23:55 Publié dans Environnement , Liberté d'expression , Municipales Paris 2008 , Perso , Politique , politiques publiques , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : municipale, paris, 11°, politique, bourcart, pasquet, projets
Dimanche prochain, le 9 mars, en votant pour les Verts du onzième : vous en aurez pour votre bulletin!!
Vous êtes déjà prés d’un millier à avoir visionné nos films sur le onzième arrondissement de Paris. Une trilogie pour préciser l’utilité du Vote Vert au premier tour, le dimanche 9 mars. Des films pour aller plus loin ensuite sur le Site Municipales Verts 11e
Premier film, les bilans. Du réaménagement de la place Voltaire aux jardins de la cité Prost et de Saint Bernard, l’action des Verts a marqué notre arrondissement (le plus dense de Paris) dans le sens d’un nouveau partage de l’espace public. Mieux circuler et de manière plus propre, créer des espaces de respiration : c’est bien pour l’environnement, c’est bon pour tous !
Les élus Verts sont proches de vous au quotidien : ce n’est pas que des mots !
Au niveau culturel, en soutenant l’espace social et culturel original qu’est « la Petite Rockette », en créant des emplois avec la régie de quartier, sur l’Ilot Breguet en proposant un éco-quartier pour redynamiser Bréguet Sabin-Chemin Vert
Les projets des Verts s’appuient sur des réalisations solides et un financement durable : nous faisons le choix du parler vrai !
Pour créer des logements accessibles Boulevard de Charonne ou réhabiliter nos places comme Nation et République : avec le vote Vert le 9 mars, vous en aurez pour votre bulletin !
Dimanche, c'est le premier tour : le tour des idées : vous déciderez du poids de l’écologie sur les six prochaines années.
Le second tour, c’est le tour de la majorité. Avec nous, pas de surprise, c’est la gauche et les Verts rassemblés qui porteront les changements sur la prochaine mandature.
00:05 Publié dans Culture , Economie , Energie , entreprises , Environnement , Municipales Paris 2008 , Politique , politiques publiques , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : municipale, paris, 11°, politique, bourcart, pasquet, projets
06.03.2008
Logement : droit opposable et réalité des droits, l'exemple parisien
Quelques échos dans la presse de l'adoption du budget de la Ville, plutôt favorables quant à la bataille menée par les élus verts en faveur de la politique du logement.
A l’heure où le combat conduit par « les enfants de Don Quichotte » fait la une des médias, les politiques semblent découvrir l’état de la très grande précarité dans notre pays. En filigrane, le naufrage de notre système social qui –engoncé dans des logiques de suivi admisitratif, coûteuses et inefficaces-est en échec dans l’effort de prévention et d’accompagnement réel de ces publics.
Des tendances lourdes qui frappent particulièrement la capitale doivent être également soulignées : depuis 1990 – c’est hier- la part des ouvriers dans la population s’est effondrée de 30% alors que celle des employés baissait de plus de 6%. Rien de tel au niveau national.
N’en déplaise à une large frange du monde politique qui pense consolider de cette manière leur potentiel électoral, ces populations ne se sont donc pas « évaporées » pour tout le monde. Force est de constater que l’accueil d’urgence comme la possibilité de vivre à Paris pour les classes populaires ont connu un même sort : l’abandon.
Ainsi, l’épuration sociale de notre cité s’accélère, conforte la périurbanisation des classes populaires et l’absence de prise en compte des laissés pour compte. Cette politique a un coût dont on a certainement pas fini d’en mesurer les impacts destructeurs pour l’ensemble de la région et même au délà.
La réaction tardive de l'ancien Président de la république, primo-acteur de l’éviction sociale de Paris quand il en a été le Maire pendant deux décennies, ne fait que mettre en exergue son inaction nationale dans ce domaine depuis plus de dix ans.
La volonté de mettre en œuvre « un droit opposable au logement », inspirée de l’expérience écossaise pose des problèmes dans sa mise en œuvre.
A Paris, la réponse à la question du « comment mettre en œuvre » ce nouveau droit à échéance de quelques années suppose de changer d’échelle la politique sociale du logement.
En 2000, prés de 60% des parisiens avaient des revenus inférieurs à 1500 euros environ, soit le plafond du « logement social plus » et prés de 30% au « logement plus social » encore auquel un revenu inférieur à 822 Euros par mois donne droit.
On comprend dans ces conditions que l’effort en faveur du « logement social de fait » qui recouvre à peu prés la moitié du parc de logement parisien va bien au délà de l’ampleur de l’effort de rattrapage entrepris à ce niveau par la majorité de gauche depuis 2001, soit 3000 logements sociaux construits par an.
De deux choses l’une : ou on annonce qu’on municipalise la moitié du parc de logement parisien (500 000 logements !) ou on se donne une cible « tenable » à atteindre et on met les moyens en face pour l’atteindre.
Quelle pourrait être cette cible ?
Retenons prioritairement les 45% de la population en situation de pauvreté (< 750 Euros par mois) habitant dans ce que la ville a retenu (aux moyens de critères qu’on peut contester mais ils ont le mérite de constituer une base de travail) comme « logement social de fait », c’est à dire une base plus étroite qui représente tout de même 100 000 logements comprenant 300 000 personnes, soit 14% de la population.
Sur cette base –discutable-, l’effort à fournir pour récupérer en quelque sorte dans le périmètre du logement social ces populations "éligibles de fait au logement social" serait de l’ordre de 50 000 logements : 15 années d’effort de construction au rythme actuel !
Cela passe par l'arrêt de la vente du parc privé de la ville : chaque jour, le parc social se diminue d'autant par les remises d'apprtements sur le marché qu'il s'aggrandit par l'effort porté sur le logement social. Cette politique est vaine.
Réaliser cet effort sur la prochaine mandature (soit en 5 ans) revient à tripler l’effort actuel en faveur du logement social et très social : nous devons concrètement mettre en oeuvre un plan de conventionnement de 35 000 logements sociaux supplémentaires sur la prochaine mandature. "Conventionner", c'est un contrat travaux+déductions fiscales contre loyers encadrés à l'initiative de la municipalité.
Ce plan n’excluerait en aucune manière l'effort qui doit être porté « en haut de cet échantillon » pour la frange de la population au dessus des 750 mensuels, au contraire. Il participerait à désembouteiller la chaine de la demande de logements qui représente environ 100 000 unités en stock sur la capitale.
« En bas de l’échantillon », ce sont les populations qui – à l’instar des manifestants du canal Saint-Martin- luttent sans même parfois le minimum social, devraient trouver une issue la plus urgente. D'autant que la politique à conduire sur ce maillon de la chaine ne devrait concerner que quelques milliers de personnes intra muros. Mais à ce niveau, c'est toute la politique périphérique d'accompagnement qui est à refonder, ce n'est pas le moindre chantier.
11:10 Publié dans Economie , Logement , Municipales Paris 2008 , politiques publiques , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Paris, logement, pauvreté, ouvriers, employés, seuil de pauvreté, droit opposable au logement


