26.02.2010
Tractage vérité
Qu’est-ce que tu fous à Trappes, non mais j’hallucine, on est à la Porte Lescot aux Halles avec Laure et Coco, oui, l'équipe vient de nous planter, Philippe et Luis « diffent » dans le Marais, bonjour madame, c’est le 14 mars, Europe Ecologie, oui, c’est ça, Eva Joly c’est nous, ah merde, je la connais c’est Anne, je l’ai pas reconnue sur le moment, elle anime le réseau RESF, je suis complètement dans le pâté, mate le patron du café, il a un client qui s’est barré sans payer, non Monsieur, Dany n’est pas « libéral », regardez, là, c’est quand même bien écrit sur le tract, non mais t’as vu comment les soces ont manoeuvré dans le Languedoc, je suis dégoûté, c’est n’importe quoi…non mais la prime aux stars ca me gave mais trop, quoi...
… oui viens on dégage vers le Prisu, non mais comment il fait ton mec pour supporter tes absences j’y crois pas, oui, là, demain 27 février venez danser à l'Européen, venez parce que y’aura pas forcément la place pour tout le monde, mais qu’est ce qu’il me soule lui avec Nostalgie à donf’ dans sa caisse…
…lui il est trop con ça fait quinze fois que je luis dis qu’on va être deux pour tenir les bureaux de vote, non pas vous, tiens donne ça à ta maman, oui, Stockholm c’est l’après kyoto mais vous savez ça fait trente ans qu’on en parle, non, non ce sont les scientifiques qui le disent, oui d’accord mais Alègre est seul là dessus, pardon, t’as pas le contrat, tu sais le programme en carton, là…
…ça c’est trop grave, si tu te mets pas à poil t'as pas droit à une caméra, je ferai mieux de braquer une banque pour faire parler de moi, attends je file c’est le trou de 21 heures aux caisses, je vais encore rien bouffer ce soir…on s'est encore foiré le JT de toute manière...
… tiens Anny dis à Laure qu'elle bouge pas non mais regardes moi à force de m'enfiler des bières la gueule que j'ai, non mais Durand il a pété un cable sur les autres qui veulent t'interdire de te présenter aux élections dés que t'as grillé un feu rouge, super...ça fait combien de débats LGBT qu'on s'enfile déjà?
…t’as trop rien compris la vidéo surveillance ça passe complètement après les problèmes de taf non mais tu vis sur quelle planète…ca fait quinze fois qu'on leur dit que la Région c'est les lycées, les trains, la formation professionnelle et l'apprentissage, non mais faut vraiment qu'ils se sortent un peu les doigts du cul aussi...
22:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : élection, europe, militant
25.11.2009
Délices des classes bourgeoises et nouvellement parvenues
Vous avez certainement connu dans votre enfance un adolescent problématique, un peu en marge au collège, et qui exerçait son autorité à coups de claques ou autres petites menaces plus ou moins suivies d’effets. Moi, il s’appelait Patrick Choquet*. Ce type délaissait de ses assiduités les élèves des classes bourgeoises pour se rabattre sur mes semblables : les fils et filles de prolos « sans histoires » qui attirent moins l’attention des sociologues que le mépris des classes dominantes.
« File-moi tes patins ou je te mets une bouffe ». Près de vingt-cinq ans plus tard, ces admonestations de Patrick Choquet raisonnent encore dans ma tête comme le crissement de la glace de la patinoire de nos sorties de classe. C’était en 1982, à Pessac alouette, en Gironde.
Honte à toi Patrick.
Retournement de l’histoire. Patrick Choquet, mon icône à jamais des classes dangereuses, habite aux confins d’une région qui délaisse ses périphéries. Manœuvre dans une PME qui bat de l’aile, il claque le tiers de son Smic en frais de ses deux bagnoles. Trop loin du travail de sa femme pour n’en avoir qu’une, trop cher pour s’en servir en dehors de la semaine. Patrick n’a pas résisté à l’offre alléchante : celle d’un pavillon, ruiné par des convecteurs et chauffé à blanc au taux variable. Pas plus que son Maire, d’ailleurs.
Aussi, je lance un appel. Aux grands bourgeois bercés par le cinéma des fils et filles à papa de St Germain des près, aux névrosés de classe chahutés par leurs conflits intérieurs, maîtres des subtilités du plan en deux parties, militants des partis trop éclairés pour aller à l’essentiel : un bon geste !
Patrick et sa famille sont pressés.
Par leur patron, défiscalisé.
Par leurs traites, empilées.
Par leur banquier, renfloué.
Que notre vernis social se fissure pour nous rappeler ce sentiment qui nous a parcouru en fin de classe de troisième. Lui, en partance pour les filières professionnelles et nous, en « bac général »…
Patrick, t’es con. Je t’avais dit de me laisser mes patins.
* Le nom de Patrick Choquet a été inventé pour préserver l’anonymat de ce monstre.
23:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : classe sociale, csp, vie quotidienne
25.08.2009
Le Floreal fait de la résistance
A deux pas de chez moi, le « Floréal ».
Un café encore popu dans ce Belleville à cheval sur trois arrondissements de l'est parisien qui se bobo-îse à grande vitesse.
Ici, c’est encore « ambiance Dédé ». Le patron distribue sur son zinc immense des bières à l’hectolitre. Un coin fait aussi tabac. Mais la clientèle vient beaucoup pour les jeux, gratouille et autres « morpion ». Le matin, j’y prends parfois le kawa avant de me taper la gare du Nord et mes 3h30 de trajet quasi quotidien. L’atmosphère y était déjà enfumée à cette heure matinale avant l'interdiction. Des écrans en plasma donnent les résultats du tiercé, passent l’info en boucle ou des clips du genre :
Le cadre avec enfants, poussé par la spéculation immobilière, se déplace en meute vers les sources foncières de l’est de la capitale. Les loyers y sont encore (un peu) moins chers. Au rythme des vacances d’appartements, la substitution de populations s’opère. Chassant un peu plus chaque jour les ouvriers, petits employés, vieux et jeunes sans le sou et autres artistes vers la première, seconde, troisième couronne…
Cette « gentrification » est presque palpable. Dans mon immeuble, la cohabitation entre le popu qui parle fort et le bobo qui chuchote se fait progressivement en faveur d’un calme endogame. Juste en bas, un autre café « Dédé » a fait place à un bar branchouille avec dj.
Le Floréal fait de la résistance.
Il est fort, ce patron.
15:29 Publié dans Municipales Paris 2008, Perso, Politique, politiques publiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : belleville, paris, populaire, floréal, gentrification, bb brune, les verts
27.06.2009
Et si on allait en voile intégral à la Gay Pride ?
Il s'appelle Vahid Kiani Motlagh. Il est iranien, gay, menacé d'être pendu dans son pays, mais la France s'apprête à le renvoyer chez lui. Il traversait notre pays pour rejoindre la Belgique, où il voulait se marier avec l'homme qu'il aime. Mais la France l'a arrêté, mis en centre de rétention et s'apprête à faire de lui l'un de ces numéros expulsés dont on tire un bilan politique satisfait.
En Iran, il se fera sans doute arrêter. Par des bassidji, des gardiens de la révolution ou de simples policiers. On l'accusera de viol et de "sodomie", et on le pendra. C'est la coutume dans un pays dont le président, Mahmoud Ahmadinejad, refuse de reconnaître qu'il existe des homosexuels... mais veut bien les tuer quand même. Un ennemi parmi les autres, les opposants politiques, les esprits libres, les journalistes, les femmes qui ne veulent pas se soumettre et porter le voile.
On le pendra comme on a tiré sur Neda, cette étudiante de 27 ans qui voulait simplement "plus de libertés". Pour éliminer toute opposition, toute résistance. Le voile de Neda, le sang qui coule sur ses yeux, la corde qui attend Vahid, ce sont les signes d'un monde en lutte. Pour l'émancipation.
Pendant ce temps, sur les trottoirs de France, des Samia ou des Marie-Christine ont choisi leur camp. Celui de la lutte contre l'émancipation. Elles prennent le voile intégral pour rester "pures", se protéger du monde extérieur (tous les autres). Elles ne comprennent pas que leurs grandes capes noires choquent. Elles, ce qui les choque, c'est le manque de pudeur, "tous ces pédés dans la rue" et ces "femmes qui ne se marient pas". Elles sont nées en France, sont allées à l'école, elles ne manquent ni d'éducation ni d'intégration. Elles sont françaises et elles ont choisi librement... l'aliénation. Pour faire plaisir à l'homme qu'elles aiment ou par fierté. Pour montrer qu'elles sont plus pieuses que les autres. Leur voile n'est dans aucun Coran. C'est un uniforme politique encouragé depuis l'Arabie saoudite. Il est censé être plus pudique. Avec lui, pourtant, on ne voit qu'elles. Elles le portent comme on entre dans une secte, avec la foi aveugle des convertis. Mais les groupes salafistes qui leur suggèrent ce choix, eux, sont dans une démarche politique. Comment ne pas s'interroger sur le message qu'ils envoient à travers le corps des femmes ?
Si nous vivions dans un monde où le Ku Klux Klan avait pris le pouvoir aux Etats-Unis et pendait des Noirs... que penserions-nous si des Français se mettaient à porter leur cagoule blanche pour faire leurs courses ? Le fait qu'ils soient consentants suffirait-il à nous rassurer ? Suffit-il de déguiser son sectarisme politique en religion pour que tout soit permis dans l'espace public ?
Ce sont toutes ces questions qui vont ressurgir à l'occasion du débat qui s'ouvre. Elles sont passionnelles. Et pourtant, il faudra mener celui-ci avec sang-froid. En s'écoutant. Les femmes portant le voile intégral diront leur vérité. Elles devront aussi entendre l'effet produit par leur choix en société. Chaque mot de travers sera guetté par les incendiaires pour propager soit le rejet de l'islam soit l'uniforme du martyr. Entre les deux, la Commission va devoir tâtonner. Peut-on convoquer la laïcité pour réglementer le port vestimentaire d'adultes dans la rue ? Au risque de lui rendre un bien mauvais service et d'amalgamer ce débat avec celui sur les signes religieux à l'école ? Peut-on invoquer la protection de la "dignité de la femme" ? Dans ce cas, il faudrait interdire tellement de choses sur la voie publique... Pourquoi ne pas se contenter d'exiger que tout le monde, sans exception, accepte de s'identifier pour des raisons de vivre-ensemble et de sécurité ? Faut-il renoncer à cette exigence pour ne pas ouvrir une brèche ? Le débat tranchera.
Mais ne nous y trompons pas. On ne fera pas changer d'avis Samia ou Marie-Christine. Par contre, on peut sauver Vahid. En lui accordant l'asile politique au lieu de l'expulser.
Caroline Fourest, Le Monde.
14:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pride, marche, iran, voile
04.06.2009
Bayrou et la grosse ficelle
Il y a des actes qui signent la grandeur des politiques. Ce soir, dans le débat qui l’oppose à Dany Cohn Bendit, François Bayrou a tiré une vieille ficelle qui le place dans une catégorie mineure. Une grosse ficelle : celle qui lui a été glissée entre deux fiches par un ancien conseiller en communication du Front national ? Toujours est il que le patron du Modem s'est senti bien moins à l'aise dans son rôle de procureur qu'il ne le laisse entrevoir. Dans ces quelques minutes d'échanges, on a surtout vu un François Bayrou piégé par ses propres propos. N'est-ce pas cette distance qu'il lui a manqué dont il reproche à Nicolas Sarkozy de ne pas faire preuve dans l'exercice de son pouvoir?
Une faute commise par le leader centriste qui devrait le poursuivre...
Hier, au Zénith, les têtes de liste d’Europe Ecologie se retrouvaient au milieu de 3000 personnes, chauffées à blanc. Eva Joly émanait d’une densité rare. Sans emphase, elle dit avec une petite voix ce qu’elle a vu et ce à quoi elle croit. Le poids des firmes sur des gouvernements corrompus, l’inadéquation de l’action de la justice. DCB partageait sa vision sur les relations internationales en abordant de front deux sujets brûlants. L’entrée à terme de la Turquie dans une Europe qui hésite, le conflit sans fin israélo-palestinien. L’Europe est peut-être la seule communauté de destin, le vaste territoire du métissage, où les citoyen-nes de toutes confessions, athées ou agnostiques, peuvent vivre en paix. C’est le sens de la laïcité, maintes fois rappelé dans ce rassemblement.
Mais l’Europe, cela n’est pas une macro-France : un espace où notre « modèle » serait dupliqué. L’ex-Europe de l’Est est la plus rétive à la notion d’action publique. La France a un taux de dépenses publiques de près de 15 à 20 points supérieur à certains pays récemment intégrés. Aussi, le parlement est tiraillé entre des conceptions du « laisser faire » et d’autres, que nous ne sommes pas si nombreux que cela à partager…en dehors de nos frontières.
L’Europe, un espace du compromis et de progrès pour le plus grand nombre ? Pas facile à vendre en plein creux de la crise où les gouvernements se rangent derrière « la mondialisation » ou leur inaction pour mieux condamner Bruxelles, la lointaine.
L’Europe un levier pour lutter contre les changements climatiques, la flexibilité partout et la sécurité (sociale) nulle part ? A l’heure où des morceaux de nous s’enfoncent dans le marasme le plus sombre comme dans le nord de la France, frappé par l’hécatombe sociale ou plus loin, comme en Lituanie, pas facile de mobiliser les foules sur un projet d’espoir.
Aussi, quand il se trouve des politiciens aguerris peu regardant sur les moyens pour arriver à leur fin, qu’espérer à trois jours de l’élection ?
Que les citoyens soient moins dupes que ce que prétendent les conseillers en communication.
20:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europeéennes, élection, débat, polémique
01.06.2009
Eva Joly et DCB sur le marché Richard Lenoir
Affluence sur le marché Richard Lenoir ce dimanche matin. Militant-es des Verts des quatrième, onzième et d'aiilleurs se retrouvaient pour accompagner leurs têtes de file dans les travées d'un marché bondé. Dans la bousculade, une militante du Front de gauche rejouait une scène du film " l'Exorciste". Probablement possédée par une force extêrieure, elle giflait un Conseiller de Paris Vert (René Dutrey) qui n'avait rien demandé. Triste. Dans le parcours, de nombreux passants viennent saluer Eva Joly : les échanges sont précis, il y a une demande d'Europe concrète.
Anecdote : Eva Joly croise un ancien garde du corps...réconverti dans la production de vins bio.
Dany répond aux questions d'une télévision d'outre mer sur l'intégration de la Turquie.
Il y a des dimanche, on sait pourquoi on fait campagne....
12:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : richard lenoir, marché, dcb, joly
18.05.2009
Des clips pour appeler à voter lors des élections européennes du 7 juin
Une version française illustrée par de fausses nouvelles...
...et une version belge avec d'autres fausses nouvelles...
...le clip dont le PS demande le retrait, ça c'est une vraie nouvelle.
20:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, clip, communication
01.05.2009
L’Europe, bouc émissaire des gouvernements coupables.
L’ancien monde s’efface. La preuve : nous sommes à quelques semaines d’une élection majeure et le décolleté plongeant de Madame Sarkozy rivalise à la une des médias avec les propos désobligeants (et démentis) de son mari.
L’anecdote semble tenir de programmes aux grandes formations politiques. La faute aux journalistes ?
Certains partis ont écarté de leurs listes des spécialistes reconnus des questions européennes tandis que d’autres ont propulsé à leur tête des personnalités qui discréditent l’enjeu même de ces élections.
Dans le chaos social rythmé par des plans sociaux, l’impuissance politique a été rarement mise en scène avec autant de brio. Les communistes bougent mais on ne les voit plus. Les anticapitalistes font la sortie des usines pour vendre leur soupe au sel populiste. L’extrême droite qu’on déclare cliniquement morte un peu rapidement reste en embuscade. Dans un bruit de fond qui masque mal l’angoisse de l’époque, les écologistes pour une fois rassemblés font enfin entendre leur petite musique.
L’Europe ne s’est pas dotée des moyens de ses politiques. La somme des plans de relance décidés par les gouvernements de la zone Euro n’atteint pas le tiers de ce que les Etats-Unis ont adopté en 100 jours. Fort heureusement, le choc récessif sur le vieux continent est moins profond qu’outre-atlantique et les systèmes de protection sociale jouent comme autant de « stabilisateurs automatiques ». Ce fruit de nos histoires pourrait être valorisé, au service de l’idée européenne.
A quelques heures de Paris, des pays baltes sombrent dans la régression sociale la plus noire. Des plans d’austérité brutaux à la situation des retraités lituaniens, rien de très perturbant dans nos programmes de télévision. De la situation que la frange la plus riche de l’Europe réservera à l’autre partie, nous verrons la force de notre communauté de destin. Si l’Europe ne peut tout faire, elle peut devenir un formidable modèle d’intégration et de conversion vers un modèle économique plus soutenable.
Mais il y a le ici et le maintenant. A quelques minutes de la Gare du Nord, une fois les caméras éteintes et les indemnités de licenciements consommées, que restera-t-il aux « Contis » ? La rage et la haine de la mondialisation. A moins que la politique reprenne ses droits et abandonne les boniments d’un autre monde affranchi de l’appât du gain. Si les gouvernements cèdent à la facilité de la critique de Bruxelles, ils ne peuvent s’affranchir de leur rôle. Vis-à-vis de leurs relations avec les groupes pour faire jouer effectivement leurs responsabilités écologiques et sociales. Vis-à-vis des salariés pour préparer « l’après » qui ressemble trop souvent à l’abandon.
00:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, élection, abstention, parti, écologie, économie, emploi, continental, contis
30.04.2009
Les origines du premier mai
Un petit rappel historique pour ceux qui n’auraient pas suivi en cours. Bien qu’en me remémorant mes lointains souvenirs à ce sujet, je me demande même si cela figurait au programme.
Bon, faut que je file à République!
22:48 Publié dans Energie, entreprises, Environnement, Politique, politiques publiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielle, primaire, américain, premier mai
20.04.2009
Le dérapage annoncé du président Iranien
C'est une scène digne d'un Chaplin.
Un petit dictateur apprenti donneur de leçons ou comment faire une com' en externe dans un gant de velours pour masquer sa main de fer dans son propre pays...et son échec économique. Avec un ami comme cela, les Palestiniens n'ont vraiment pas besoin d'enemis et la lutte contre le racisme s'en serait bien passée.
"Ne transigeons pas sur la liberté de penser", par Jean-François Julliard et Robert Ménard, dans le "Monde" de ce soir. Extrait.
"Ne soyons ni dupes ni complices. Pour l'instant, le nouveau projet de déclaration finale de "Durban II" a éliminé des points de discorde. Dans ce document de 17 pages, le concept de diffamation des religions a été remplacé par la pénalisation de "l'incitation à la haine religieuse". Non seulement cette nouvelle formulation ouvre la porte à toutes sortes d'interprétations liberticides, mais en plus elle s'est faite au prix d'un marchandage sordide : il ne sera pas fait mention du refus des discriminations liées à "l'orientation sexuelle", défendu par les capitales occidentales au grand dam des pays musulmans et africains ou du Vatican. Cette concession occidentale ressemble fort à une déshonorante capitulation. Il faut se mobiliser."
Aprés la tatrufferie d'Ahmadinejad, on ne sait s'il faut souhaiter un Durban III dans les mêmes conditions...
19:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : racisme, durban, iran



