10.04.2008

La police tente de forcer le blocage des lycéens de Voltaire, Paris 11

Selon dedalus , dans un article du 10/04/2008 publié sur le site « le post » : « ce matin, à 7h15 au lycée Voltaire, Paris 11, les lycéens préparent activement le blocage de l'établissement, prenant le relais de trois semaines de blocage par les professeurs. La police arrive et, alors que d'ordinaire les forces de l'ordre assure une présence discrète, de manière à pouvoir éventuellement intervenir en cas de dérapages (qui ne se sont jamais produits), elles ont cette fois très visiblement décidé de jouer la carte de la tension et interviennent de manière plutôt musclée - et il semble que ce fut également le cas dans nombre d'établissements scolaires en mouvement dans l'Est parisien. de9e2299f503d8e3d2da2962e1faec3d.jpg(…) Très vite, et devant les protestations véhémentes des nombreux professeurs présents sur place, et bientôt de quelques parents appelés à la rescousse, les policiers renoncent (…) le proviseur du lycée obtient du rectorat, en échange de la fermeture administrative du lycée, le départ de forces de police pour le coup créatrices de désordres. Les policiers remontent dans leur camion et quittent les lieux, non sans emporter avec eux les poubelles du quartier sous les huées de lycéens moqueurs et triomphants. Un document de la chaine "Paris cap", le 9 avril. Au-delà du comportement des autorités qui, après des semaines de mépris pour des revendications qui s'expriment légitimement, jouant la carte de l'enlisement d'un mouvement qui au contraire ne fait que prendre de l'ampleur, jouent à présent celle de la répression et du dérapage dans la violence, il faut noter le sens aigü des responsabilités dont ont fait preuve les jeunes lycéens en ne répondant pas aux provocations des policiers. Parent, j'ai été très fier de leur comportement collectif irréprochable. (…) Nous appelons, en réponse, tous les parents, élèves et enseignants, à se mobiliser encore davantage pour une école publique de qualité, et notamment demain à partir de 17h, devant le lycée, pour une opération "Colère Noire"

31.03.2008

-Je me souviens de ce jeune homme de 17 ans qui était venu me voir... (G. Sarre évoquant sa première rencontre avec P. Bloche, nouveau Maire du 11e)

Ce fut la seule surprise de cette cérémonie d’intronisation du nouveau Maire du 11e arrondissement par George Sarre, son prédécesseur. La foule venue nombreuse dans la trop petite salle du conseil municipal fit silence au moment de la confidence . La seule aspérité de cet après-midi de samedi. On se prenait à imaginer le parcours qui avait conduit nos deux édiles à croiser puis à décroiser leurs chemins ces trente dernières années. Quelques minutes d’un discours d’investiture, un rappel des engagements et la salle saluait l’heureuse initiative de soutenir symboliquement le combat des Tibétains. Quelques instants auparavant, les futurs adjoints découvraient leur délégation. Une manière d’éviter les conflits que déteste Patrick Bloche ? Au fond de la salle, des militants du MRC applaudissaient une des leur, réinvestie dans sa délégation aux métiers d’art. Les Verts, avec Khedidja Bourcart, poursuivront le travail impulsé par Michèle Priser, ancienne adjointe à l’économie solidaire et à l’emploi. Le Modem se drapait dans la « vérité » de l’amant éconduit. Lundi, les collaborateurs de la Mairie découvriront leur sort issu du Mercato post-électoral. Trois heures plus tôt, Place de la République, un défilé joyeux et de toutes les régions : celui des personnes handicapées, valides et leurs accompagnants à l’initiative du collectif « Ni pauvre, ni soumis ». En France, le montant de l’allocation adulte handicapé (AAH) versé à plus de 800 000 personnes s’élève à 626 euros. Soit 200 euros de moins que le seuil de pauvreté.