15.05.2008

Le soutien décisif du sénateur Edwards à Barack Obama

L'ex-candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle de novembre John Edwards vient d’apporter son soutien à son ancien rival Barack Obama.

Appartenant à l’aile du parti démocrate la plus proche des cols bleu, le soutien de l'ancien sénateur de Caroline du Nord pourrait aider Obama à séduire les "Hillary democrats", la classe ouvrière blanche qui le boude.

Un de ses proches cité par le site du Nouvel Obs, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a expliqué qu'il voulait désormais s'impliquer pour réunifier le parti, la campagne des primaires ayant été particulièrement dévastatrice.

08.05.2008

Barack Obama puise dans son histoire personnelle les sources de son engagement

Difficile de trouver plus illustratif dans l’imaginaire collectif du « rêve américain » que le destin de Barack Obama. Après sa victoire quasi-décisive en Caroline du Nord, le sénateur démocrate tend une perche à Hillary Clinton dont il sait qu’elle lui sera une précieuse alliée dans son affrontement face à Mc Cain. Il poursuit sa course sur fond d'évocation de son histoire personnelle et avance un profil assez "modéré-compatible" nécessaire pour mordre sur l'électorat indépendant.

Un destin unique rappelé par le site de communication politique « exprimeo.fr ». Pas mal d’éléments sur le parcours d’Obama dans l’excellente biographie de Durpaire et Richomme « L’amérique de Barack Obama » :

« Son père a grandi au Kenya et vivait comme berger d'un troupeau de chèvres. Il a gagné une bourse pour étudier à Hawaï. Là, il a rencontré une jeune femme originaire du Kansas et l'a épousée.

Barack Obama naît de cette union le 04 août 1961. Sa mère est d'ascendance cherokee et le prénom Barack signifie " béni " en Swahili.

Cette union prend fin lorsque son père retourne au Kenya pour y travailler comme économiste. Sa mère se remarie et la famille emménage à Djakarta. En 1971, Barack Obama revient à Hawaï vivre chez ses grands-parents pour s'assurer une meilleure scolarité que celle susceptible de lui être donnée en Indonésie. Il étudie le droit à l'Université de Columbia à New York. Il s'installe à Chicago puis repart étudier le droit à Harvard. A son retour il devient Professeur en droit constitutionnel à Chicago et entre dans un cabinet juridique.

Ensuite, autre particularité, il défend tout ce qui peut rassembler l'Amérique. Son discours sur la guerre d'Irak en est symbolique. A Boston en 2004, il pointe d'abord toutes les obligations qui doivent entourer ceux qui envoient des troupes en Irak.
Il déclare : " quand nous envoyons nos jeunes femmes et hommes, nous avons une obligation solennelle de ne pas cacher les mauvaises nouvelles, de ne pas voiler la vérité au sujet du pourquoi ils y vont mais surtout à leur retour nous devons les assurer de notre solidarité matérielle ". Et d'ajouter " qu'il faut immédiatement envoyer assez de troupes pour gagner la guerre, faire la paix, gagner le respect du monde et revenir en Amérique ".

Enfin, Barack Obama incarne l'honnêteté dans la présentation de son propre cursus personnel. Il dévoile ses erreurs, des travers et il est loin de dresser un tableau idyllique de son passé ; loin s'en faut.


Ces trois traits sont le socle de la " Obamania " actuelle. »
Ci-dessus, le candidat à une station de vote : ampathique!
Et çi-dessous, dans cette nouvelle vague de spots diffusée en Virginie, Hillary Clinton ne semble pas vouloir lacher l'affaire.



23.04.2008

Les différences entre Obama et Clinton

La chaîne publique PBS a récemment diffusé une émission d’analyse des différences entre les deux prétendants démocrates à l’élection présidentielle.

Sur la période récente, Hillary Clinton entre de manière assez détaillée sur les problèmes sociaux liés à la dépendance énergétique. Dans ce premier extrait, elle évoque l’expérience brésilienne en matière de bio-éthanol. Même si elle feint d’ignorer qu’il ne peut s’agir d’une solution de masse, c’est une manière pour elle de présenter des débouchés à une population agricole frappée par la crise.



Barack Obama insiste sur les économies d’énergie et l’efficacité des moteurs dans un pays fortement véhiculé. Il se démarque sensiblement de sa concurrente en évoquant les créations d’emplois en matière d’énergies renouvelables.

Les meetings sont pratiquement tous organisés sur le mode des questions/réponses avec la foule.

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Le dernier clip diffusé massivement en Pennsylvanie semble marquer un tournant dans la campagne d’Hillary Clinton, réorientant son discours sur les questions étrangères. La peur et les questions sociales : deux thèmes de cette campagne.



Face à cette stratégie offensive, « agressive » selon les supporters de Obama, la communication du sénateur est davantage orientée sur ses qualités de « rassembleur ».

17.04.2008

La toile s'enflamme pour Obama

A quelques jours de la primaire de Pennsylvanie qui peut être fatale pour Hillary Clinton, les supporters de Barack Obama multiplient les initiatives sur le net. Cela n’est pas forcément d’un super niveau mais c’est quand même assez sympa, finalement. Forcément, nous, entre les tailleurs de Ségolène et les lunettes bling on a dépassé cela depuis longtemps.

Celui de « twelve monkeys » qui sévit de temps à autres est pas mal non plus.

Ouaf ouaf ouaf, on a du mal à croire qu'on pourrait s'enflammer de la sorte pour un-e de nos prétendant-e aux prochaines présidentielles :o)


Dans la toile d'Obama
LE MONDE 2 | 18.04.08

© Le Monde.fr

03.04.2008

Les candidats démocrates s'adressent à l'amérique laborieuse

Sur le site http://fr.youtube.com/franckcellier consacré largement aux élections américaines, on trouve cette vidéo commentée d’un meeting d’Hillary Clinton. Elle s’adresse à l’Amérique ouvrière, c’est traduit en Français par ce blogueur.



Barack Obama fait de même dans ce clip diffusé dans l’Indiana.



Le concurrent Républicain, John Mac Cain, lui, axe sa campagne sur sa personnalité : à l’instar de ce spot consacré à son histoire militaire.


Sur http://cloinlamerique.over-blog.com, un post cruel sur les Etats-Unis : « Parfois, dans la télé, ils préviennent que les images qui vont suivre sont de nature à choquer les enfants et les personnes sensibles à cause de leur sauvagerie. Alors je dis pareil: "les citations qui vont suivre sont de nature à choquer les gens qui ont encore quelque chose qui bat dans leur poitrine". La première sort de la bouche d'un adjoint du maire d'Indianapolis, John Cochran: "la ville de Cincinnati vend pour 400 dollars des autorisations de mendicité et il semble que cette réglementation ait des effets positifs pour faire baisser le nombre de mendiants". La deuxième citation est encore pire car elle vient du cerveau d'une gentille dame, directrice d'une association caritative. Jennifer Hunt, dont le salaire provient directement des fonds destinés aux plus démunis, raconte donc sans sourciller: "Nous demandons à la population de réorienter sa générosité instinctive vers les associations caritatives et non dans la rue car en agissant ainsi on peut perpétuer ce style de vie". Elle fait, on l'aura compris, allusion à cette sale habitude qu'ont les pauvres de se montrer en public. Je vous avais prévenu, c'est à vomir. »
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Post scriptum
Il y a tout de même quelques motifs de réjouissance soulignés dans la revue de presse de France 24 : les journaux internationaux annoncent une défaite quasi certaine de Robert Mugabe aux élections zimbabwéenne.

23.03.2008

Les candidats démocrates à l’assaut de la classe moyenne

Les effets de « l’affaire Wright » se font ressentir cette semaine dans les intentions de vote –à la baisse- des électeurs démocrates en faveur de Barack Obama. Après son discours de Philadelphie jugé par les commentateurs comme « historique », la nouvelle vague de spot TV du candidat démocrate se veut œcuménique, n’hésitant pas à valoriser des soutiens Républicains.

Pour le sénateur Obama, le véritable enjeu est celui des "employés blancs" : c'est la classe moyenne blanche qu'il doit rallier sa candidature pour faire la différence. L'intervention de John Edwards dans le débat démocrate sera d'une très grande portée car il était le candidat de cette classe moyenne blanche.
Une catégorie de la population qui est régulièrement la cible de la communication de Mme Clinton.

Les maux qui frappent la classe moyenne sont abondamment illustrés dans les médias au travers de l’exemple de la crise immobilière.

20.03.2008

Le discours de Philadelphie du sénateur Barack Obama

Après avoir répondu de manière confuse aux critiques sur sa proximité avec le controversé révérend Wright, Barack Obama a dilapidé en quelques jours son avance sur le sénateur Clinton. Il contre attaque ici avec « son discours de Philadelphie » sur « une meilleure Union » en excellant dans son talent d’orateur. Les médias soulignent la performance de M. Obama se permettant même d’évoquer le sentiment d’injustice ressenti par certains Blancs par rapport à la politique de discrimination positive.

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EXTRAIT :
Car nous avons un choix à faire dans ce pays. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions intercommunautaires, les conflits et le cynisme. Nous pouvons aborder le problème racial en voyeurs —comme pendant le procès d’O.J. Simpson —, sous un angle tragique – comme nous l’avons fait après Katrina – ou encore comme nourriture pour les journaux télévisés du soir. Nous pouvons exploiter la moindre bavure dans le camp d’Hillary comme preuve qu’elle joue la carte raciale, ou nous pouvons nous demander si les électeurs blancs voteront en masse pour John McCain en novembre, quel que soit son programme politique.

Oui, nous pouvons faire cela.

Mais dans ce cas, je vous garantis qu’aux prochaines élections nous trouverons un autre sujet de distraction. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et rien ne changera.

C’est une possibilité. Ou bien, maintenant, dans cette campagne, nous pouvons dire ensemble : « Cette fois, non ». Cette fois nous voulons parler des écoles délabrées qui dérobent leur avenir à nos enfants, les enfants noirs, les enfants blancs, les enfants asiatiques, les enfants hispaniques et les enfants amérindiens.

Cette fois nous ne voulons plus du cynisme qui nous répète que ces gosses sont incapables d'apprendre, que ces gosses qui nous ne ressemblent pas sont les problèmes de quelqu'un d'autre. Les enfants de l’Amérique ne sont pas ces gosses-là, mais ces gosses-là sont pourtant bien nos enfants, et nous ne tolérerons pas qu’ils soient laissés pour compte dans la société du vingt-et-unième siècle. Pas cette fois.

Cette fois nous voulons parler des files d’attente aux urgences peuplées de blancs, de noirs et d’hispaniques qui n’ont pas d’assurance santé, qui ne peuvent seuls s’attaquer aux groupes de pression mais qui pourront le faire si nous nous y mettons tous.

Cette fois nous voulons parler des usines qui ont fermé leurs portes et qui ont longtemps fait vivre honnêtement des hommes et des femmes de toute race, nous voulons parler de ces maisons qui sont maintenant à vendre et qui autrefois étaient les foyers d'Américains de toute religion, de toute région et de toute profession.

Cette fois nous voulons parler du fait que le vrai problème n’est pas que quelqu’un qui ne vous ressemble pas puisse vous prendre votre boulot, c’est que l’entreprise pour laquelle vous travaillez va délocaliser dans le seul but de faire du profit.

Cette fois, nous voulons parler des hommes et des femmes de toute couleur et de toute croyance qui servent ensemble, qui combattent ensemble et qui versent ensemble leur sang sous le même fier drapeau. Nous voulons parler du moyen de les ramener à la maison, venant d’une guerre qui n’aurait jamais dû être autorisée et qui n’aurait jamais dû avoir lieu, et nous voulons parler de la façon de montrer notre patriotisme en prenant soin d’eux et de leurs familles et en leur versant les allocations auxquelles ils ont droit.
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13.03.2008

L’association progressiste « MoveOn.org » s’invite dans la course à la Maison Blanche

Déjà remarquée par la diffusion d’une vidéo dénonçant la dette exorbitante des Etats-Unis laissée aux jeunes générations (extrait de ce film ici), l’association de la gauche démocrate vient de lancer un concours de spots de 30 secondes en soutien à Barack Obama.

Cette association s’est déjà exprimée vivement contre les positions guerrières du prochain candidat républicain.

06.03.2008

Obama/Clinton : au coude à coude

Après sa double victoire du Texas et de l’Ohio, Hillary Clinton se place plus que jamais comme la candidate des questions économiques. Elles sont au cœur de son discours ce qui lui a valu le vote des cols bleu dans l’Etat sinistré de l’Ohio, à l’exception notable de Cleveland.

L’écart reste serré entre les deux prétendants démocrates : l'équipe de campagne de Barack Obama a affirmé mercredi qu'il avait remporté plus de délégués au Texas que sa rivale pour l'investiture démocrate à la présidentielle Hillary Clinton, bien qu'il ait perdu le vote populaire.

02.03.2008

L'affontement Clinton/Obama

Dans un récent débat en vue des primaires de l’Ohio, les deux prétendants démocrates pointent leurs différences. En matière de couverture du risque santé, Mme Clinton met en avant le caractère obligatoire de sa proposition de « sécurité sociale » tandis que M. Obama laisse une place à l'option personnelle.



Dans des clips électoraux, la concurrence entre ces deux candidats met en scène des «arguments spontanés » attribués par l’opinion...
Mme Clinton valorise sa « compétence reconnue »…
…tandis que M. Obama, dans une réponse en forme de reprise de un clip, met en avant son « jugement » mis à l’épreuve notamment au moment de la décision de démarrer la guerre en Irak

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