05.03.2008

La question des tours à Paris en débat

A l'initiative des Verts de Paris, cet échange entre Yves Contassot, Denis Baupin (adjoints au Maire de Paris) et Florence Lamblin, candidate des Verts sur le 13° arrondissement et par ailleurs urbaniste apporte des éléments sur le fond.


La question des tours à Paris (d'ailleurs limitée à 50 mètres de haut pour les logements dans le programme de Bertrand Delanöe) doit être considérée sous l'angle de la relation avec sa banlieue.

Déjà dense, Paris pourrait simplement déplacer l'emploi par de nouvelles tours de bureau au détriment de sa périphérie. Le PLU prévoit d'ailleurs de construire 4 millions de mètres carré supplémentaire de bureau sans qu'on se demande si cela se ferait au détriment du logement par ailleurs...

Sur l'aspect logement, la consommation d'espace à la périphérie des tours et le coût énergétique croissant qui se répercutent sur les charges des habitant-es contredisent les arguments des défenseurs de nouvelles tours à Paris.

Réponse à la pénurie du logement?

JEU : si, comme Bertrand Delanoë le propose, nous construisons des tours de logements de 50 mètres, soit 3 étages de plus que ce que les batiments de grande hauteur permettent actuellement (37 mètres), combien faudra-t-il de tours à Paris pour répondre à la demande de prés de 100 000 logements?

03.03.2008

Post scriptum place de la République : le PS un temps d'avance mais la course derrière quand même....

Nous découvrions le tract du PS sur la Répu en même temps que le notre dans les boites aux lettres, ce samedi.

Côté PS, une place "photoshopée" avec plein d'arbres trés écolos dans tous les sens (jusque dans les abribus?), c'est trés sympa. Mais c'est surtout au dessus d'un gruyère de métro, un urbanisme sur dalle qui implique des arbres dans des pots...

Ce matin, semble-t-il, le Maire de Paris présentait son projet juste avant le notre : ce soir, en vidéo projection sur la place (côté Voltaire), à 18h.

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Plusieurs différences sensibles :

- le projet Vert repose sur une réunification et un agrandissement du terre plein central, le PS maintient la séparation en faveur de la circulation actuelle, essentiellement des bagnoles...

- le projet Vert en profit pour revoir totalement le plan de circulation en valorisant les circulations douces et les bus, rien de tel sur ce qui apparaît sur l'image de synthèse du PS

- le projet Vert de fait met en avant une place "manifestation populaire" quand le projet PS esquisse une sorte de jardin en pots au milieu des embouteillages...

- c'est le dernier point, le projet Vert est pour un élargissement des trottoirs à la périphérie (façon "Ramblas"?) et une homogénéisation du mobilier urabin : pour une place avec un parcours cohérent et des espaces de convivialité écartés du bruit...

Ceci dit, c'est quand même bien que le PS s'interesse aussi au sujet mais pas trés réalistes, ces socialistes:o)

02.03.2008

L'impasse de la politique d'accueil et d'hébergement

75 millions d'euros, c'est la somme qu'a déboursée l'Etat pour héberger à l'hôtel quelque 12 500 personnes, selon Le Monde.

Cela représente l'équivalent de 18 000 euros environ pour l'équivalent d'un foyer de 3 personnes en année pleine qu'on pourrait consacrer à la construction de logements.
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Un quart sont des demandeurs d'asile. Une moitié sont des étrangers en situation irrégulière, hébergés à titre humanitaire.

Le budget de la Ville de Paris devrait s'élever à 16 millions d'euros pour héberger à l'hôtel 2 100 enfants, 1 500 adultes et 130 jeunes majeurs isolés. La part importante de l'hôtel dans les crédits accordés à l'hébergement d'urgence est un phénomène récent.

En 2000, le budget hôtellerie de l'Etat avoisinait les 10 millions d'euros. Il a bondi à 120 millions en 2005. Une manne déjà largement exploitée. Chassés du marché locatif traditionnel, les marchands de sommeil investissent dans des hôtels meublés pour assurer la pérennité de leur activité juteuse.

Une activité extrêmemnt rentable liée à la faiblesse de l'entretien et donc des charges.

Une activité rendue possible par la passivité des pouvoirs publics et leur autisme sur la question migratoire.

Quelle paradoxe de constater qu'en Espagne, les régularisations massives ont notamment permis ces dernières années la construction de deux fois plus de logements construits qu'en France pour une population inférieure de plus de 20 millions d'habitants.

29.02.2008

Ce soir : c'est le grand boeuf!!

Vendredi 29 février à 19 heures, réunion publique avec des acteurs culturels et associatifs du 11e :

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« Pour une culture vivante »,

à la Petite Rockette, 6 rue Saint Maur (métro Voltaire/Léon-Blum).
Et jusqu'à pas d'heure, c'est la fête!!
Scéne ouverte, projections, happenings…
ENTREE LIBRE!!

25.02.2008

Pour un sevice public local de la fibre optique?

Vous vous languissez de pouvoir visionner les aventures de notre président en haut débit.


Avec notre ami Philippe Stanisière qui s'interesse particulièrement au sujet de la fibre optique, nous avons essayé de synthétiser dans une FAQ l'intérêt d'un service public local de la fibre optique. Dans un temps où les opérateurs essaient d'écraser dans l'oeuf toute offre alternative naissante, une occasion d'offrir un service public de manière juste, efficace et originale.

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1) Regrouper des opérateurs pour créer un service public de la fibre optique ??


C’est un moyen de garantir une neutralité entre les opérateurs et d’éviter que des opérateurs ne s’emparent de l’espace public en installant de manière permanente du matériel leur appartenant pour leur seul bénéfice avant tout !

C’est aussi le seul moyen de faire naître de nouveaux opérateurs, fussent-ils publics, et de redonner de la concurrence à un secteur qui s’est trop concentré ces dernières années.

Une délégation de service public ou une régie de la fibre optique ?

C’est à envisager si nous souhaitons sortir des incertitudes sur les ondes WiFi et garantir un accès égal de tous les citoyens au numérique quels que soient leur lieu de résidence et leur statut social.

2) Combien ça coûte à la collectivité locale ?

Normalement une attribution de subvention pour fibrer les zones blanches ! Mais vu le potentiel commercial de la ville de Paris, on peut obliger le consortium à l’assumer, contrairement à d’autres départements français.

En réalité l’opération est même positive pour les finances de la ville puisqu’elle récupérera de la taxe professionnelle, lors de la construction du réseau sur les entreprises qui seront en charge de dernier, et sur l’infrastructure crée « in fine ».
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Mais le fibrage peut aussi se faire « en propre », par un service municipal créée à cet effet.

3) Dans les Hauts-de-Seine les Verts et la gauche se sont opposés au consortium sur la fibre optique proposé par le département et son président Devedjian.

Notre collègue conseiller général Vert des Hauts-de-Seine, Vincent Gazeilles, nous a expliqué que ce n’était pas le principe d’un programme fibré sous la forme d’une délégation publique qu’il contestait mais le consortium privé. En effet le département dispose déjà d’un syndicat intercommunal, Sipperec qui aurait pu être délégataire sur cette opération en lieu et place du consortium. C’est une illustration du point 1 : on peut déléguer à une structure publique intercommunale par exemple.

4) Pourrait-on déléguer à des opérateurs solidaires de quartier ?

Il s’agit de nouveaux opérateurs locaux de quartier répondant mieux aux besoins des habitants et des entreprises des endroits qu’ils desservent. Ainsi certains pourront développer un support de proximité, plutôt que du support à distance…
Dés lors que les salariés employés seraient spécifiques (insertion etc.), on pourrait déléguer à des opérateurs locaux issus de l’économie solidaire au même titre qu’une régie de quartier s’occupant de travaux intérieurs domestiques. Dés lors qu’on démontre qu’il n’y a pas de concurrence dans le secteur marchand…

06.02.2008

Les Verts-Paris chiffrent leur programme

Une conférence de presse assez largement soulignée par les médias par son « sérieux » et la précision de son travail. On doit à Damien Romanet les développements sur la « déliaison des taux » qui permet de faire davantage porter l’effort fiscal supplémentaire sur les (grandes) entreprises.







Municipales : les Verts à Paris - kewego
Municipales : les Verts à Paris - kewego

Municipales : les Verts à Paris - kewego
Blog Municipales 2008 de France 3 Ile-de-France : http://blog.france3.fr/municipales2008


Côté dépenses, on notera dans les dispositifs proposés :

- la carte « fruits et légumes de 40 euro mensuel concernant les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté en complément d’un « revenu universel » en dessous de ce même seuil (817 euros mensuel)

- le « service public universel du logement » permettant à chaque parisien sans contrat de travail ou moins de 25 ans de disposer notamment d’une garantie municipale pour la caution de son logement

- les avantages liés au plan climat (subventionnement du diagnostic énergétique et de 50% des travaux pour remettre aux normes énergétiques son logement) ainsi que la révision de la grille tarifaire des cantines pour les familles

- un vaste plan d’investissement concernant l’acquisition d’immeubles, la transformation du périphérique en boulevard urbain, le contournement de Paris par le tramway jusqu’à la porte d’Asnières…

03.12.2007

Paris : dernières soldes avant les municipales dans le onzième arrondissement

Le 30 novembre, George Sarre faisait procéder à l'évacuation des sinistrés de la Rue Godefroy Cavaignac.

Victimes d'un incendie et d'un propriétaire peu scrupuleux, le Maire du onzième n'a rien trouvé de mieux que de rajouter la brutalité à une certaine forme d'inefficacité.

Car Monsieur le Maire aurait pu agir en relation avec les services de la ville et procéder à l'hébergement de citoyen-nes de notre ville dont certain-es dans l'obligation de coucher sous la tente.

Il y a des formes d'inertie qui ont des conséquences plus lourdes que d'autres.

Par ailleurs, George Sarre est un maire très attentionné.

Si vous avez une idée « formidable », il est encore temps de la faire figurer dans son programme.

A J-4 mois, les promesses de bancs publics se succèdent aux trottoirs à refaire. Un voeu du conseil de quartier Léon Blum Folie Regnault relatif à la création d'un cinéma municipal vient même de trouver un soutien de poids du Maire...encore pour quelques semaines.
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Dernier engagement en date qui n’engage personne en réalité, le vœu du conseil de quartier de « République-Saint Ambroise ».

Répondant à une attente du monde associatif, ce souhait de salles polyvalentes a tout de suite été récupéré par un Maire porté au sommet de la gratitude par une présidente de l’instance.

Dans le onzième, la démocratie participative, ça nous connaît. D’ailleurs, si ça continue, tous les conseillers de quartiers pourraient se voir offrir une place aux municipales sur la liste de M Sarre. Si c’est pas de la « participation », ça…

Heureusement, les camarades du PS se sont réveillés. Après plusieurs décennies à lever le bras en conseil d’arrondissement, leur chef Patrick Bloche a décidé de prendre la place à son ancien allié.

Bon, en regardant sa vidéo d’entrée en campagne, là, tout de suite, on n’est pas convaincu qu’il est encore bien réveillé.

Pourtant, il a eu l’occasion d’illustrer son propos sur « l’excellence environnementale » l’autre soir en réunion à la Mairie, au sujet de l’îlot de la poste Bréguet.

Si une démarche de qualité environnementale a été portée à l’initiative des Verts, il aurait pu au moins faire l’effort de s’approprier l’idée. Patrick, faut bosser un peu le sujet parce que là, ça se voit un peu quand même…mhhh ?



Heureusement, le propos sur le logement sauve tout. Il va falloir penser à "préserver,stabiliser voire augmenter l’offre locative". On n’est pas rendus.

29.11.2007

Les appartements ne passant pas par des commissions d'attribution s'élèveraient à plusieurs centaines dans l'arrondissement de Mme de Panafieu

Selon le site cvincent.club.fr, "si les appartements attribués par la mairie de Paris proprement dite le sont maintenant en toute transparence, une bonne partie des logements continue en revanche à être gérée de manière complètement opaque par des SEM (Sociétés d’Economie Mixte) ou encore par certaines mairies d'arrondissements.
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C’est notamment le cas du 17ème arrondissement, dont Françoise de Panafieu est le maire. Elle attribue chaque mois un certain nombre d’appartements selon son caprice vu qu'il n'y a aucune commission d'attribution et de controle.

Interrogée par les journalistes de France 2 sur ces pratiques pour le moins féodales, Madame de Panafieu a commencé par nier le problème et dire qu'elle n'attribuait qu'un ou deux logements par mois et que ce n'était donc vraiment pas la peine de faire une commission pour si peu de chose.

Les journalistes sont alors allés vérifier ses dires. Et là, stupeur, au lieu de l'attribution de seulement 1 ou 2 appartements par mois, ils ont découverts, qu'il s'agissait en réalité de l'attribution d'une douzaine d'appartement par mois (239 en 18 mois exactement) !"

Madame de Panafieu et Fred Chichin sont dans un bateau

Une journaliste de France Inter fait une interview de Françoise de Panafieu sur les grèves. Panafieu nous explique qu'on doit abandonner certains avantages... Mais quand la journaliste lui pose une question sur le régime de retraite de députés alors là, c'est la catastrophe! Panafieu refuse de répondre puis après quelques instants lance brutalement un "Vous nous laissez tranquille! D'accord?". Quelqu'un demande à la journaliste pour quelle radio elle travaille puis l'interview est coupée.



...et le Rita Mitsouko reprennent du coup du service

28.11.2007

Chronique de campagne : France, 28 novembre 2007.

Rendez-vous a été donné à 18h30 devant le Leader-Price, 105 avenue Parmentier. Troisième « diff » de la semaine. Trois degrés. Hervé, Philippe et moi tendons nos bras engourdis et recevons un assez bon accueil.

Un « djeun » qui nous vanne : « bon alors, vous la légalisez ou pas ? ».

Un public plutôt familial un peu étonné parfois de nous voir déjà « en campagne ».

Nous croisons une tête connue : Florence, militante écolo et jeune mère prend le temps de papoter. Ses petits pestent. Tout le monde se les caille.

Derrière nous, un bruit de roulement, des mouvements précipités.

Des bras plongent dans la grande poubelle verte des produits périmés du Hard-discount. J’en compte une douzaine.

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Le monsieur du supermarché nous explique qu’ils sont là tous les soirs à la même heure.

« ILS ».

Des résidents de ce quartier. Du mien mais que je ne croise jamais. Des citoyen-nes « insérés socialement », avec un logement.

Hervé leur file son numéro. Avec le monsieur de dimanche dernier, c’est pas une base de données qu’on se constitue, c’est un échantillon d’une micro-France de la souffrance silencieuse.

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Un chocolat chaud au café branchouille du coin, deux cafés. On rigole de rien, des galères de campagne, de la dernière connerie dite par un cadre du parti.

Sur le comptoir, un « Gala » de cette semaine s’interroge sur le profil d’une future première dame de France.

Le patron a bricolé la « une » avec du sparadrap.

Je repense à « la dame de la poubelle » qui m’avait dit en souriant « vaut mieux ça que voler, hein ? »

Un petit flip.

"T'as vu, le guitariste des Rita Mitsouko vient de mourrir."

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