04.07.2008

Au sujet des prétendues révélations sur Besancenot...

A un journaliste qui me demandait récemment mes sources sur un post concernant un leader d’un parti d’extrême gauche (celui qui est prétendument conseillé par un ponte de la com’ de la place), je me souvenais de la règle numéro 1 de la déontologie : ne jamais rien révéler à ce niveau.

Et puis quoi. Il ne s’agit pas de diffamation : rien de honteux à se faire aider, en effet.

Pas plus qu’être le gendre de l’ancien chef de ce parti ou ancien attaché parlementaire au parlement européen. Rumeurs que tout cela.

Juste un peu décadré par rapport à l’image si « jeune et cool », naturelle , du facteur de Neuilly.

Justement., un pote d’un cabinet de com’ de la place faisait l’autre jour sa langue de pute sur le même sujet en me questionnant . Dialogues.

- As-tu remarqué son attitude devant les caméras ? Cette manière si « habitée » de mettre les mains dans les poches, toujours une chemise ouverte, portée sur un Jean…
- Bein quoi, tu te balades jamais comme cela, toi ?
- Bein si. Mais moi, si j’étais candidat à la présidentielle, je me dirais que pour être en phase avec mon électorat, ce serait une foutrement bonne idée.
- Et donc, cela ferait l’objet de conseils prodigués par de hauts communicants contre-défraiements ?
- Putain, t’es con, crois-tu qu’un responsable de ce type de formation prendrait le risque de se faire épingler sur une pratique courante « du système » qu’il dénonce ?

Sur ces entre faits, je me souvenais d’une autre discussion avec un autre élu qui me glissait à l’oreille quelques « astuces » des comptes de campagne électorale. Rien n’empêche, en effet, même si cela est interdit, qu’un prestataire payé pour des dépenses remboursables tout à fait « présentables » de charger la barque pour ne pas faire apparaître d’autres prestations non-remboursables ou que l’on ne souhaite tout simplement pas rendre publique.

Et de là, je faisais la relation entre ces deux histoires. Si quelqu’un vérifiait la liste des prestataires ayant fait l’objet de remboursements dans le cadre des comptes de campagne d’une organisation lambda, il se pourrait qu’on y trouve un début de réponse à toutes ces rumeurs non-fondées et vraiment dégueulasses de bloggueurs qui n’ont vraiment que ça à foutre.

03.07.2008

Besancenot : la réaction révolutionnaire à la libération de Betancourt

La fausse ONG déguisée en armée colombienne venue délivrée Ingrid Betancourt a trompé la vigilance des FARC en vétissant…des T-shirts du Che !

Et moi qui pensais qu’on ne trouvait plus ces ustensiles que dans les stands de la LCR ou en bonus des pochettes des mauvaises chansons du Top 50…

Je me rendais de ce pas sur le site de la LCR pour voir ce que la future organisation de la lutte anticapitaliste avec ses bras musclés en pense de cette libération. Car tromper la vigilance des FARC avec une icône de la LCR, je me dis qu’il doit bien avoir anguille sous roche.

Et là, en communiqué de presse, on a droit à une analyse stratégique de haut vol qui nous rappelle « le régime autoritaire du président Uribe » (quand même démocratiquement élu même si c’est un gros réac…) et l’inévitable couplet sur Israël dont la justice a condamné Marwan Barghouti, dirigeant palestinien.

Si cette bourgeoise de Betancourt avait dirigé une prison en assassinant des opposants ou posé des bombes à Tel-Aviv, elle aurait peut être eu droit à un communiqué rien que pour elle.

29.06.2008

Besancenot et la stratégie marketing du « NPA »

Cet après-midi, passage en boucle sur France-Info de l’annonce de la création du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Est-ce pour ne pas effrayer le chaland que la formation trotskiste a plutôt cherché à mettre en avant les initiales d’une ancienne émission branchée d’une chaîne cryptée ?

Après le passage chez Drucker, un signe supplémentaire de la stratégie marketing déclinée par ce parti d’extrême gauche, plus à l’aise pour se faire conseiller avec défraiement par un ponte de la com’ que d’accepter les dissensions dans ses rangs.

La LCR version Besancenot, c’est un peu comme ces VRP qui vous vendent avec sourire un aspirateur sans vous parler du service après-vente. Une fois signé le contrat, fini les protestations en cas de panne. Les minoritaires de la LCR en savent quelque chose : leur permanent a été licencié sans plus de forme. Un signe d’ouverture qui mériterait que « les gens venus d’horizons différents » qui s’apprêtent à intégrer le « NPA » y regardent à deux fois.

Car si, comme le dit Olivier, « dans cette nouvelle organisation, on va s’engueuler c’est normal », gaffe à ne pas se croire dans une entreprise autogérée car chez NPA, le seul chef, c’est bien lui et personne d’autres.

Les médias nous recrachent donc la dernière opération de com’ de la LCR sans plus de sens critique que pour une nouvelle pub de bagnole. Rien sur le bilan des élus de la LCR dans les collectivités locales, rien sur les acquis qu’ils ont permis d’obtenir depuis 40 ans, rien non plus sur leur projet de société.

C’est normal, c’était pas dans le dossier de presse.

Pour comprendre une telle mansuétude des médias, il suffit de se poser LA bonne question : à qui profite le crime ?