30.04.2009

Les origines du premier mai

Un petit rappel historique pour ceux qui n’auraient pas suivi en cours. Bien qu’en me remémorant mes lointains souvenirs à ce sujet, je me demande même si cela figurait au programme.


Bon, faut que je file à République!

12.12.2008

France 2, "mots croisés" : Arlette, François, Arnaud et Carlos sont dans une barque

Le temps est vraiment à la dépression : j’ai tenu une heure devant la dernière ânerie d’Arlette Chabot. Elle est sympa, Arlette. Je suis sûr que tous ses assistants à France 2 lui disent que ses blagounettes et ses relances à deux balles renouvellent la politique à la télé. Pour le coup, elle recevait un super client : François Bayrou.

Le leader du Modem a bien expliqué ce qui nous taraude en période de crise : mais quelle est la place du centre dans le paysage politique français ? C’est vrai que cela méritait une première demi-heure. Une petite parenthèse sur un « crédit crise » de 1000 euros, sorte de copie de ce que Obama veut mettre en oeuvre aux Etats-Unis et on passe la seconde demi-heure.

Avec un autre invité : Arnaud Montebourg. Arnaud, il est super pragmatique. Il soutenait une alliance avec le centre quand il était avec Royal et il a changé d’avis. Maintenant, il est avec Aubry qui fait juste alliance avec le Modem au niveau local. D’ailleurs, il y a quelques années, il était pour une super révolution des institutions. Aujourd’hui, il est président de Conseil général. C’est dire à quel point la gauche fait sa mue. C’est bien lancé, là.

Avant de zapper sur une autre chaîne tellement c’est gonflant, on a eu droit à l’œil de l’expert. Alias, Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan. Il nous présente son « business plan » en nous expliquant qu’il faut « soutenir le gouvernement » sur la prime à la casse. Il n’a pas l’air très favorable à ce qu’on conditionne les aides à des développements sur les moteurs hybrides par exemple. Du coup, même en temps de crise, rien ne change. Arlette continue toujours à nous faire rire.





29.11.2008

Solutions du NPA : pièges à c...?

A l’heure où Robert Hue prend le large du PCF, quelque chose nous dit que la tentative de Jean-Luc Mélenchon de constituer un équivalent de Die-Linke en France n’est pas encore rendue.

On regardera davantage du côté du NPA pour entrevoir l’esquisse du « projet » proposé par la gauche dite radicale.

Car, au delà d’une parfaite maîtrise du système médiatique du leader de cette nouvelle formation, que doit on attendre sur le fond de cette initiative ?

Quand on regarde du côté du site très léché du NPA, on reste un peu sur sa faim. En dehors des appels « à faire converger le mécontentement » dont on notera le souci systématique de leur donner un écho médiatique, quelques articles de « fond » seulement.

Dont un, à la une du site justement, assez caricatural d’une certaine pensée paresseuse mais surtout prétentieuse dans ses analyses et, la plupart du temps, vaine en termes de propositions.

Ainsi, dans son long article sur « la crise et les réponses à y apporter », un responsable du bureau national de la LCR assène les très classiques «… il n’y a pas de situation sans issue pour le capitalisme … jusqu’à ce qu’il y ait son renversement » et autres « crise systémique ». Tout cela est accompagné d’analyses qui ne sont pas dénuées de pertinence : que ce soit sur la diminution de la part des salaires dans la valeur ajoutée, la baisse tendancielle des investissements productifs au profit de bulles spéculatives etc.

Rien de très nouveau et on peut lire en d’autres termes des analyses plus étayées sur le sujet d’économistes Kéneysiens tels que J. Stiglitz ou le prix Nobel P. Krugman. Sauf que ces économistes là font des propositions qui font cruellement défaut à l’extrême gauche « blin bling ».

Et notre « sous commandant » du NPA de poursuivre « l’analyse » sur un autre site : « il faut un anticapitalisme pur qui pose la question du socialisme. Face à la logique des profits, il faut substituer celle des besoins sociaux. »

« Il faut ».
Il y a toujours une logique faussement enfantine aux incantations de la « gauche radicale » : elle tend à nous faire croire qu’on peut changer un système « méchant » par un autre plus « gentil ». Ce faisant, la conduite de politiques publiques , les incitations, les leviers démocratiques ne font pas partie de ses priorités. Le cœur de son argumentation porte sur la nature même d’un modèle qu’elle peine d’ailleurs à définir.

On a quelques pistes sur le site du NPA qui liste des références mettant l’accent sur « des revendications contre les déréglementations financières, les taxations des transactions financières, les paradis fiscaux, le non-paiement de la dette, le contrôle des capitaux, la levée des secrets bancaire et commercial, la nationalisation des banques sans indemnisations et leur création au niveau étatique ou para-étatique, comme la Banque du Sud appuyée sur Cuba et les régimes progressistes ».

Entendez, les grandes démocraties carcérales, corrompues voire nourries à la rente pétrolière : celles que le petit peuple est en train de lâcher contre la nouvelle bourgeoisie, comme lors des récentes municipales au Venezuela, par exemple.

Ainsi donc, ce ne sont pas les régulations qui pérennisent le « système » qui sont les solutions à creuser mais la remise en cause de la propriété privée, le contrôle « par les travailleurs », pris comme une entité homogène, sensée portée des mécontentements et des revendications qui « convergent ». Seuls ces « travailleurs » porteraient une alternative intrinsèquement meilleure : celle d’un capital approprié et piloté par eux.

Ultime objectif pour dissoudre les objectifs de profit, de rentabilité, de spéculation et leurs contradictions : il suffit de changer les propriétaires !!

Cela a le mérite de nous éviter le détail et le l’efficacité d’un programme de TF1. C’est dans le contenu de cette pensée binaire qu’il faut peut être trouver les causes du succès de l’alibi « de gauche » à un corps social et un système médiatique en quêtes de repères.

10.09.2008

Une rentrée pas très classe

par Luc Chatel - Témoignage chretien du 2.09.2008, à nouveau en parution


Mardi 2 septembre, sur France Inter, un homme politique menait la charge contre l’une des récentes mesures du gouvernement : la création du fichier Edvige, visant à recenser des informations sur tout ce que le pays compte de responsables associatifs, politiques et syndicaux. Qui occupait ce rôle d’opposant vigoureux à Nicolas Sarkozy ? François Hollande ? Martine Aubry ? Ségolène Royal ? Que nenni. François Bayrou, l’infatigable troisième homme. La veille sur RMC, Vincent Peillon, l’une des figures du renouveau générationnel au PS, s’emportait avec vigueur contre des responsables politiques « malfaisants ». Parlait-il de ses opposants politiques ? De Brice Hortefeux ou de Xavier Darcos ? Que nenni, de ses petits camarades Laurent Fabius et Jean-Christophe Cambadélis. Ces deux interventions résument à elles seules l’état du débat politique en France en cette rentrée 2008. Et surtout l’état calamiteux de la gauche Les universités d’été successives avaient déjà dressé un tableau peu rassurant. La plus intéressante a sans doute été celle des Verts, qui sont arrivés à sortir de leurs luttes intestines pour annoncer une possible large liste d’union aux Européennes, autour de Daniel Cohn-Bendit, José Bové et les amis de Nicolas Hulot. Sympathique, certes, mais quelles garanties aurons-nous que ce « coup » aura des prolongements dans le fonctionnement et le comportement politiques des Verts ? Assez peu, à vrai dire. Les élections européennes ont souvent été pour eux le moment du sursaut, avant de replonger dans des discours inaudibles.

Olivier Besancenot, lui, a au moins le mérite de la clarté. Attirant de plus en plus de monde sur son projet de Nouveau Parti Anticapitaliste, il crée la surprise à gauche. Mais au service de quel discours ? S’il y a du renouveau dans son auditoire, ses concepts restent datés, notamment sur les questions écologiques et internationales. Ses interventions récentes sur l’Afghanistan et la Géorgie n’ont pas marqué grand monde. Le PCF, de son côté, nous annonce qu’il veut « penser le changement ». Se donnera-t-il les moyens d’ouvrir véritablement le débat en interne ? Quant au PS, censé être la principale force d’opposition, autour duquel la gauche devrait s’organiser, il ne nuit pour l’instant qu’à lui-même. À sa survie et au moral de ses troupes. Triste rentrée.

22.08.2008

A l'approche des journées d'été de leur parti, les refondateurs Verts appellent à une "Nouvelle Donne Ecologiste"

Nouvelle Donne Ecologiste !

Les résultats des municipales, dans lesquels la gauche et les Verts trouvent une satisfaction, ne doivent pas masquer le manque de propositions du camp progressiste.

Les Verts peuvent trouver dans l’échéance européenne le réconfort d’une grande alliance des écologistes. Une échéance électorale implique d’accepter et d’assumer dans le temps le jeu des clivages et des alliances politiques. Nos candidatEs se doivent d’être des candidatEs qui acceptent ce jeu. Nous constatons que seul Dany Cohn-Bendit l’assume pleinement aux côtés des Verts à ce jour.

Mais les Verts ne peuvent se satisfaire à long terme de cette perspective en sous-traitant la refondation de leur corpus idéologique. L’urgence est d’abord de reconstruire un rapport de force conséquent.

Pour cela, les Verts doivent reformuler une proposition politique en phase avec les défis écologiques et sociaux de notre temps et, au delà, une perspective pour chaque individu et la collectivité sans laquelle le pacte républicain se délite.

Ce texte est notre contribution à cette démarche véritablement « refondatrice » de notre parti.



L’écologie, c’est le primat du politique

Dans un contexte économique bouleversé par l’émergence de nouveaux acteurs continentaux (Chine, Inde…), la démonstration est faite du caractère non reproductible de nos modes de consommation et de production. Cette prise de conscience peut nous donner des raisons d'espérer, mieux encore : de proposer une nouvelle donne écologique. Par exemple, la construction d’un avenir énergétique doit à la fois permettre de relever les défis planétaires et d'en tirer parti pour vivre mieux et plus solidairement.

Face à la tentation du repli sur soi, c’est en investissant, en innovant et en réformant les outils de discussion et de négociation avec lesquels les pouvoirs publics peuvent agir que nous changerons le réel.

L’écologie ne se soumet pas au diktat de l’immédiateté.


Si nous nous réjouissons que la nécessité d’un développement durable a franchi les frontières des partis politiques pour être portée par un nombre croissant d’acteurs, nous gardons à l’esprit que l’action publique est celle qui cristallise et favorise les compromis sociaux. Elle a le primat de la vision stratégique et vise à changer d’échelle la volonté collective. L’innovation en terme de développement durable ne peut être laissée aux seuls investisseurs privés, la puissance publique doit contribuer à la mise en oeuvre des alternatives nécessaires, via la recherche, ainsi que par le biais des collectivités territoriales.

Si les écologistes doivent se situer à gauche, c’est précisément parce qu’ils-elles entendent que la politique prime sur l’économie et non l’inverse. Les Verts doivent porter les politiques alliant humanisme et sobriété. L’économie des ressources est une dynamique pour le corps social. Nous sommes porteurs d’un nouveau mode de « développement à bas niveau de carbone » : c’est celui que nous voulons et que nous pouvons mettre en oeuvre !

Notre parti intègre l’universalisme parmi ses valeurs. Reconnaissant que tous les êtres humains « naissent libres et égaux en droit », les membres de notre Parti sont des laïcs conséquents. Ils-elles doivent être capables de parler avec touTEs et de s’adresser à touTEs, artistes, ouvrierEs, salariéEs précaires, chefEs d’entreprises, chercheur-se-s etc. Ils-elles doivent aussi nouer un dialogue constructif avec toutes les forces sociales, qu’elles soient associatives, politiques, confessionnelles ou athées, économiques, syndicales…

Cette démarche implique que nous remettions d’abord en route la « machine à penser ». La création d’un think tank, véritable Cercle de réflexion, à la bonne distance du parti, doit être d’utilité générale. A visée opérationnelle, il s’adresse à nos militantEs, nos éluEs mais il doit être également un outil destiné à influencer l’agenda des décideur-se-s..

Notre communication doit avoir pour but de susciter l'adhésion à nos analyses et propositions. Pour cela, sans être une plainte, ni une crainte, l'écologie que nous prônons doit être positive, propositionnelle, capable de s'inscrire dans des mouvements d'opinion fédérateurs, pédagogique sans être réductrice.

Les écologistes agissent localement. Ils-elles doivent redonner la primauté à l’exemple : à partir du logement, de l’alimentation, du cadre de vie, des déplacements, de la santé, de la culture… les Verts pourraient davantage impliquer des couches importantes de la population.

Il nous faut également accepter de développer des adhésions de sympathie et de proximité, plus que de militantisme. La sociologie des Verts doit se rapprocher davantage de celle de la société. Et pour cela, le parti doit se caler sur ses rythmes.

L’autonomie comme outil, sans le dogme

L’écologie politique a besoin d’un parti autonome, qui rassemble touTEs les écologistes, assumant des différences de sensibilités tout en assurant une cohérence. Mais l’autonomie n’est pas l’isolement. Pour pouvoir mettre en oeuvre nos propositions de politiques publiques, il faut chercher des alliances en fonction des enjeux et des réponses à leur apporter.

En notre sein, un nouveau fédéralisme responsable doit tirer les leçons des échecs passés. Nos décisions nationales seront d’autant mieux mises en œuvre qu’elles auront remis au premier plan nos échelons locaux.

L’autonomie politique des Verts peut s’exprimer dans les scrutins comportant une dose de proportionnelle. Cette autonomie doit porter ce qui fait notre distinction, mais doit aussi être couplée d’un appel sans équivoque à la constitution après le scrutin d'une coalition collective pour faire changer les choses: c’est le défi des élections européennes, dans une tendance actuelle où les sociétés nationales et les partis invitent au repli sur soi. Mais il est nécessaire de passer à une autre stratégie tant que seront maintenus les scrutins uninominaux à deux tours qui nous éliminent de la vie politique. Pour cela, il faut envisager au niveau national la constitution d’une coalition qui prépare en amont les élections législatives, sans fermer la porte au dialogue avec ceux-celles qui sont susceptibles de s’y inscrire.


Les Verts sont arrivés à une période charnière. Pour briser ce « plafond de verre » atteint lors des élections législatives sans tomber dans le statut de parti local et urbain, il s’agit à présent de reconstituer un parti politique écologiste autonome, en phase avec la société.

La période qui s’ouvre doit nous être propice pour refonder notre parti qui aspire à transformer la société ici et maintenant à partir des réalités, avec les politiques publiques.

Ce texte est porté par une dizaine de référent-es régionaux.

25.07.2008

Le parti socialiste suspendu à la stratégie de ses « barons locaux »

Selon le site de marketing politique « Expriméo », « trop d'élus PS considèrent que l'essentiel est leur ancrage local assurant logistique et moyens humains pour ne consacrer qu'un temps marginal au PS dans un dilletantisme stupéfiant.

Comment gérer les Maires des grandes villes, les Présidents de Conseils Généraux, les Présidents de Conseils Régionaux ? Bien davantage, ces "grands féodaux" acceptent-ils d'être "gérés" par une structure nationale à vocation centralisatrice par définition ?

C'est le défi du PS victime de ses succès locaux. Les membres les plus anciens de l'appareil du PS ne "reconnaissent plus l'ambiance". La nouvelle génération serait "ingérable", habituée à la personnalisation locale et frappée d'une indiscipline totale.

La faiblesse nationale du PS résiderait donc d'abord dans la force de son tissu local.

Ce constat est de plus en plus partagé et annonce des "jours sportifs" pour le nouveau ou pour la nouvelle responsable de cette formation.

A ceux qui observent le retour en grâce de Jacques Chirac moins d'un an après le départ de l'Elysée se répand le sentiment que la statue sur les mérites de François Hollande sera vite réclamée tant le PS est désormais structurellement dans une situation ingérable ... »

15.07.2008

Le sénateur Obama propose un redéploiement des troupes d'Irak

"Comme le président Bush et le sénateur John McCain auraient dû s'en rendre compte, le front central de la guerre contre le terrorisme n'est pas l'Irak, et ça ne l'a jamais été".

"La base Al-Qaïda est en train de s'étendre au Pakistan, probablement pas plus loin de son ancien sanctuaire afghan qu'un trajet de train entre Washington et Philadelphie", ajoute-t-il, soulignant que "s'il y un nouvel attentat contre notre patrie, cela viendra probablement de la même région où le 11-Septembre avait été préparé. Et pourtant aujourd'hui nous avons cinq fois plus de militaires en Irak qu'en Afghanistan". "Cette guerre en Irak pèse sur notre sécurité, notre statut dans le monde, notre armée, notre économie et les ressources qu'il nous faut pour faire face aux défis du 21e siècle", affirme le sénateur de l'Illinois.

Sources : AFP + campagne Obama (clip)

07.07.2008

Le clientélisme, une autre idée de la proximité...

Plus proches que jamais du « terrain », des éluEs demandent en vrac : la levée des quotas pour les pêcheurs, la modulation à la baisse de la taxe sur les produits pétroliers, le contrôle d’une immigration par professions et par régions…

Cette pression de la base dans les circonscriptions pousse des édiles dans des postures qui visent surtout à consolider leur réélection. Si ces positions sont censés trouver l’assentiment de certains de leurs électeurs, elles ne répondent, dans l’ordre cité, ni aux intérêts durables des pêcheurs, ni aux défis de «l’après-pétrole » et sont contestées dans leur efficacité par le rapport Mazeaud.

Pourtant, si nombre d’entre eux conviennent en privé du non-fondement de leurs votes sur le fond, ils justifient leurs comportements par la sanction de leurs électeurs-trices « trop proches », issuEs de circonscriptions « trop petites ».

Combien de députéEs se dérobent ainsi à leur rôle premier qui est de faire la loi pour tous-tes au profit de quelques-uns ?

Combien d’entre eux s’éloignent de la « proximité » en se rendant à l’étranger pour étudier des cas pratiques de la mondialisation ?

Dès lors, rejetant leur fonction de pédagogue, ils-elles trouvent dans la « commission de Bruxelles « le bouc émissaire facile des choix non assumés de politiques en manque de régulations.

Bel exemple de cette attitude, les positions exprimées par les principales motions du prochain congrès du PS qui se retrouvent sur une Europe de « projets ». Pourtant mise à mal par un défaut d’institutions (EADS, Europe de l’énergie…), cette posture joue la fonction de cache-sexe de la panne de l’Europe politique.

À défaut de relance, l’histoire continuera à s’écrire ailleurs…

04.07.2008

Au sujet des prétendues révélations sur Besancenot...

A un journaliste qui me demandait récemment mes sources sur un post concernant un leader d’un parti d’extrême gauche (celui qui est prétendument conseillé par un ponte de la com’ de la place), je me souvenais de la règle numéro 1 de la déontologie : ne jamais rien révéler à ce niveau.

Et puis quoi. Il ne s’agit pas de diffamation : rien de honteux à se faire aider, en effet.

Pas plus qu’être le gendre de l’ancien chef de ce parti ou ancien attaché parlementaire au parlement européen. Rumeurs que tout cela.

Juste un peu décadré par rapport à l’image si « jeune et cool », naturelle , du facteur de Neuilly.

Justement., un pote d’un cabinet de com’ de la place faisait l’autre jour sa langue de pute sur le même sujet en me questionnant . Dialogues.

- As-tu remarqué son attitude devant les caméras ? Cette manière si « habitée » de mettre les mains dans les poches, toujours une chemise ouverte, portée sur un Jean…
- Bein quoi, tu te balades jamais comme cela, toi ?
- Bein si. Mais moi, si j’étais candidat à la présidentielle, je me dirais que pour être en phase avec mon électorat, ce serait une foutrement bonne idée.
- Et donc, cela ferait l’objet de conseils prodigués par de hauts communicants contre-défraiements ?
- Putain, t’es con, crois-tu qu’un responsable de ce type de formation prendrait le risque de se faire épingler sur une pratique courante « du système » qu’il dénonce ?

Sur ces entre faits, je me souvenais d’une autre discussion avec un autre élu qui me glissait à l’oreille quelques « astuces » des comptes de campagne électorale. Rien n’empêche, en effet, même si cela est interdit, qu’un prestataire payé pour des dépenses remboursables tout à fait « présentables » de charger la barque pour ne pas faire apparaître d’autres prestations non-remboursables ou que l’on ne souhaite tout simplement pas rendre publique.

Et de là, je faisais la relation entre ces deux histoires. Si quelqu’un vérifiait la liste des prestataires ayant fait l’objet de remboursements dans le cadre des comptes de campagne d’une organisation lambda, il se pourrait qu’on y trouve un début de réponse à toutes ces rumeurs non-fondées et vraiment dégueulasses de bloggueurs qui n’ont vraiment que ça à foutre.

03.07.2008

Besancenot : la réaction révolutionnaire à la libération de Betancourt

La fausse ONG déguisée en armée colombienne venue délivrée Ingrid Betancourt a trompé la vigilance des FARC en vétissant…des T-shirts du Che !

Et moi qui pensais qu’on ne trouvait plus ces ustensiles que dans les stands de la LCR ou en bonus des pochettes des mauvaises chansons du Top 50…

Je me rendais de ce pas sur le site de la LCR pour voir ce que la future organisation de la lutte anticapitaliste avec ses bras musclés en pense de cette libération. Car tromper la vigilance des FARC avec une icône de la LCR, je me dis qu’il doit bien avoir anguille sous roche.

Et là, en communiqué de presse, on a droit à une analyse stratégique de haut vol qui nous rappelle « le régime autoritaire du président Uribe » (quand même démocratiquement élu même si c’est un gros réac…) et l’inévitable couplet sur Israël dont la justice a condamné Marwan Barghouti, dirigeant palestinien.

Si cette bourgeoise de Betancourt avait dirigé une prison en assassinant des opposants ou posé des bombes à Tel-Aviv, elle aurait peut être eu droit à un communiqué rien que pour elle.

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