15.07.2008

Le sénateur Obama propose un redéploiement des troupes d'Irak

"Comme le président Bush et le sénateur John McCain auraient dû s'en rendre compte, le front central de la guerre contre le terrorisme n'est pas l'Irak, et ça ne l'a jamais été".

"La base Al-Qaïda est en train de s'étendre au Pakistan, probablement pas plus loin de son ancien sanctuaire afghan qu'un trajet de train entre Washington et Philadelphie", ajoute-t-il, soulignant que "s'il y un nouvel attentat contre notre patrie, cela viendra probablement de la même région où le 11-Septembre avait été préparé. Et pourtant aujourd'hui nous avons cinq fois plus de militaires en Irak qu'en Afghanistan". "Cette guerre en Irak pèse sur notre sécurité, notre statut dans le monde, notre armée, notre économie et les ressources qu'il nous faut pour faire face aux défis du 21e siècle", affirme le sénateur de l'Illinois.

Sources : AFP + campagne Obama (clip)

06.06.2008

Obama à Très Grande Vitesse

Des cous qui s’allongent, des yeux qui s’ouvrent grand, des conversations qui s’interrompent. Du VRP à la blague facile, de l’homme d’affaire qui toise le contrôleur au groupe de lycéens sifflant leur bière : la réaction est la même. Le titre en caractère gras en « une » de mon quotidien a transformé le wagon-bar du Le Mans-Paris en une petite Amérique. « Barack Obama sera le candidat des démocrates » et, d’un rien, tout ce petit monde se liguerait pour me dérober ma lecture.



En ouvrant mon courrier de la SNCF adressé aux « grands voyageurs », découverte de mon bilan carbone. 7 kilogrammes depuis le début de l’année. Alors que je pensais avoir fait 40 fois le tour de la terre, mon transport ferroviaire aura fait économiser à la planète l’équivalent de plusieurs centaines de litres d’essence. CO2 dégagé par le surplus de conversation dans le wagon-bar du TGV inclus.

On regardera attentivement la seconde moitié de la vidéo (vers la neuvième minute). Le candidat s’exprime devant une partie de ses équipes sur des sujets de fond avec une intensité rare.

02.06.2008

Clinton Vs Obama : les éléments du drame

Le frère de John F. Kennedy, l’infatigable sénateur Edward Moore Kennedy, vient de se faire hospitaliser pour une tumeur au cerveau.

Dans cette course sans fin pour l’investiture démocrate, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec une précédente primaire, en 1980, qui avait opposé le président Carter, sortant, avec le « vieux lion » : Teddy Kennedy.

Les médias en avaient fait leurs choux gras, voyant dans cet affrontement un élément du drame qui se cristallise aujourd’hui autour de l’affrontement Obama / Clinton.

On connaît la suite.



Les Américains du nord ont un certain sens de la mise en scène. Mais leurs fictions dépassent souvent de loin la qualité made in France. En particulier quand elles traitent des sujets tabous dans notre pays : la lutte pour l’accès au pouvoir.



L’excellente série « West Wing », « A la Maison Blanche », ferait l’objet d’une adaptation en cours pour nos petits écrans. Des consultants auraient été embauchés pour tisser un scénario « à la française ». Pas simple d’imaginer ce que doivent être les coulisses de l’affrontement à venir entre Royal, Delanöe et…Martine Aubry.

Un trio pour un bon drame.

22.05.2008

Un portrait de Barack Obama

Un article du "Monde" qui nous donne l'occasion de balayer plusieurs visages de Chicago, cité dont le maire démocrate actuel, Richard Dailey, trés écolo, s'est imposé à force de politiques de mixités urbaines. Un portrait complet du candidat à l'investiture démocrate, quasi certain aujourd'hui d'être désigné par sa formation.


A noter que la Ville de Chicago pourrait lancer son "vélib"...avec Jean-Claude Decaux.

15.05.2008

Le soutien décisif du sénateur Edwards à Barack Obama

L'ex-candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle de novembre John Edwards vient d’apporter son soutien à son ancien rival Barack Obama.

Appartenant à l’aile du parti démocrate la plus proche des cols bleu, le soutien de l'ancien sénateur de Caroline du Nord pourrait aider Obama à séduire les "Hillary democrats", la classe ouvrière blanche qui le boude.

Un de ses proches cité par le site du Nouvel Obs, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a expliqué qu'il voulait désormais s'impliquer pour réunifier le parti, la campagne des primaires ayant été particulièrement dévastatrice.

08.05.2008

Barack Obama puise dans son histoire personnelle les sources de son engagement

Difficile de trouver plus illustratif dans l’imaginaire collectif du « rêve américain » que le destin de Barack Obama. Après sa victoire quasi-décisive en Caroline du Nord, le sénateur démocrate tend une perche à Hillary Clinton dont il sait qu’elle lui sera une précieuse alliée dans son affrontement face à Mc Cain. Il poursuit sa course sur fond d'évocation de son histoire personnelle et avance un profil assez "modéré-compatible" nécessaire pour mordre sur l'électorat indépendant.

Un destin unique rappelé par le site de communication politique « exprimeo.fr ». Pas mal d’éléments sur le parcours d’Obama dans l’excellente biographie de Durpaire et Richomme « L’amérique de Barack Obama » :

« Son père a grandi au Kenya et vivait comme berger d'un troupeau de chèvres. Il a gagné une bourse pour étudier à Hawaï. Là, il a rencontré une jeune femme originaire du Kansas et l'a épousée.

Barack Obama naît de cette union le 04 août 1961. Sa mère est d'ascendance cherokee et le prénom Barack signifie " béni " en Swahili.

Cette union prend fin lorsque son père retourne au Kenya pour y travailler comme économiste. Sa mère se remarie et la famille emménage à Djakarta. En 1971, Barack Obama revient à Hawaï vivre chez ses grands-parents pour s'assurer une meilleure scolarité que celle susceptible de lui être donnée en Indonésie. Il étudie le droit à l'Université de Columbia à New York. Il s'installe à Chicago puis repart étudier le droit à Harvard. A son retour il devient Professeur en droit constitutionnel à Chicago et entre dans un cabinet juridique.

Ensuite, autre particularité, il défend tout ce qui peut rassembler l'Amérique. Son discours sur la guerre d'Irak en est symbolique. A Boston en 2004, il pointe d'abord toutes les obligations qui doivent entourer ceux qui envoient des troupes en Irak.
Il déclare : " quand nous envoyons nos jeunes femmes et hommes, nous avons une obligation solennelle de ne pas cacher les mauvaises nouvelles, de ne pas voiler la vérité au sujet du pourquoi ils y vont mais surtout à leur retour nous devons les assurer de notre solidarité matérielle ". Et d'ajouter " qu'il faut immédiatement envoyer assez de troupes pour gagner la guerre, faire la paix, gagner le respect du monde et revenir en Amérique ".

Enfin, Barack Obama incarne l'honnêteté dans la présentation de son propre cursus personnel. Il dévoile ses erreurs, des travers et il est loin de dresser un tableau idyllique de son passé ; loin s'en faut.


Ces trois traits sont le socle de la " Obamania " actuelle. »
Ci-dessus, le candidat à une station de vote : ampathique!
Et çi-dessous, dans cette nouvelle vague de spots diffusée en Virginie, Hillary Clinton ne semble pas vouloir lacher l'affaire.



01.05.2008

Les origines du premier mai

Un petit rappel historique pour ceux qui n’auraient pas suivi le cours d’histoire. Bien qu’en me remémorant mes lointains souvenirs à ce sujet, je me demande même si cela figurait au programme.


Bon, faut que je file à République!

23.04.2008

Les différences entre Obama et Clinton

La chaîne publique PBS a récemment diffusé une émission d’analyse des différences entre les deux prétendants démocrates à l’élection présidentielle.

Sur la période récente, Hillary Clinton entre de manière assez détaillée sur les problèmes sociaux liés à la dépendance énergétique. Dans ce premier extrait, elle évoque l’expérience brésilienne en matière de bio-éthanol. Même si elle feint d’ignorer qu’il ne peut s’agir d’une solution de masse, c’est une manière pour elle de présenter des débouchés à une population agricole frappée par la crise.



Barack Obama insiste sur les économies d’énergie et l’efficacité des moteurs dans un pays fortement véhiculé. Il se démarque sensiblement de sa concurrente en évoquant les créations d’emplois en matière d’énergies renouvelables.

Les meetings sont pratiquement tous organisés sur le mode des questions/réponses avec la foule.

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Le dernier clip diffusé massivement en Pennsylvanie semble marquer un tournant dans la campagne d’Hillary Clinton, réorientant son discours sur les questions étrangères. La peur et les questions sociales : deux thèmes de cette campagne.



Face à cette stratégie offensive, « agressive » selon les supporters de Obama, la communication du sénateur est davantage orientée sur ses qualités de « rassembleur ».

17.04.2008

La toile s'enflamme pour Obama

A quelques jours de la primaire de Pennsylvanie qui peut être fatale pour Hillary Clinton, les supporters de Barack Obama multiplient les initiatives sur le net. Cela n’est pas forcément d’un super niveau mais c’est quand même assez sympa, finalement. Forcément, nous, entre les tailleurs de Ségolène et les lunettes bling on a dépassé cela depuis longtemps.

Celui de « twelve monkeys » qui sévit de temps à autres est pas mal non plus.

Ouaf ouaf ouaf, on a du mal à croire qu'on pourrait s'enflammer de la sorte pour un-e de nos prétendant-e aux prochaines présidentielles :o)


Dans la toile d'Obama
LE MONDE 2 | 18.04.08

© Le Monde.fr

03.04.2008

Les candidats démocrates s'adressent à l'amérique laborieuse

Sur le site http://fr.youtube.com/franckcellier consacré largement aux élections américaines, on trouve cette vidéo commentée d’un meeting d’Hillary Clinton. Elle s’adresse à l’Amérique ouvrière, c’est traduit en Français par ce blogueur.



Barack Obama fait de même dans ce clip diffusé dans l’Indiana.



Le concurrent Républicain, John Mac Cain, lui, axe sa campagne sur sa personnalité : à l’instar de ce spot consacré à son histoire militaire.


Sur http://cloinlamerique.over-blog.com, un post cruel sur les Etats-Unis : « Parfois, dans la télé, ils préviennent que les images qui vont suivre sont de nature à choquer les enfants et les personnes sensibles à cause de leur sauvagerie. Alors je dis pareil: "les citations qui vont suivre sont de nature à choquer les gens qui ont encore quelque chose qui bat dans leur poitrine". La première sort de la bouche d'un adjoint du maire d'Indianapolis, John Cochran: "la ville de Cincinnati vend pour 400 dollars des autorisations de mendicité et il semble que cette réglementation ait des effets positifs pour faire baisser le nombre de mendiants". La deuxième citation est encore pire car elle vient du cerveau d'une gentille dame, directrice d'une association caritative. Jennifer Hunt, dont le salaire provient directement des fonds destinés aux plus démunis, raconte donc sans sourciller: "Nous demandons à la population de réorienter sa générosité instinctive vers les associations caritatives et non dans la rue car en agissant ainsi on peut perpétuer ce style de vie". Elle fait, on l'aura compris, allusion à cette sale habitude qu'ont les pauvres de se montrer en public. Je vous avais prévenu, c'est à vomir. »
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Post scriptum
Il y a tout de même quelques motifs de réjouissance soulignés dans la revue de presse de France 24 : les journaux internationaux annoncent une défaite quasi certaine de Robert Mugabe aux élections zimbabwéenne.

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