25.02.2008

Pour un sevice public local de la fibre optique?

Vous vous languissez de pouvoir visionner les aventures de notre président en haut débit.


Avec notre ami Philippe Stanisière qui s'interesse particulièrement au sujet de la fibre optique, nous avons essayé de synthétiser dans une FAQ l'intérêt d'un service public local de la fibre optique. Dans un temps où les opérateurs essaient d'écraser dans l'oeuf toute offre alternative naissante, une occasion d'offrir un service public de manière juste, efficace et originale.

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1) Regrouper des opérateurs pour créer un service public de la fibre optique ??


C’est un moyen de garantir une neutralité entre les opérateurs et d’éviter que des opérateurs ne s’emparent de l’espace public en installant de manière permanente du matériel leur appartenant pour leur seul bénéfice avant tout !

C’est aussi le seul moyen de faire naître de nouveaux opérateurs, fussent-ils publics, et de redonner de la concurrence à un secteur qui s’est trop concentré ces dernières années.

Une délégation de service public ou une régie de la fibre optique ?

C’est à envisager si nous souhaitons sortir des incertitudes sur les ondes WiFi et garantir un accès égal de tous les citoyens au numérique quels que soient leur lieu de résidence et leur statut social.

2) Combien ça coûte à la collectivité locale ?

Normalement une attribution de subvention pour fibrer les zones blanches ! Mais vu le potentiel commercial de la ville de Paris, on peut obliger le consortium à l’assumer, contrairement à d’autres départements français.

En réalité l’opération est même positive pour les finances de la ville puisqu’elle récupérera de la taxe professionnelle, lors de la construction du réseau sur les entreprises qui seront en charge de dernier, et sur l’infrastructure crée « in fine ».
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Mais le fibrage peut aussi se faire « en propre », par un service municipal créée à cet effet.

3) Dans les Hauts-de-Seine les Verts et la gauche se sont opposés au consortium sur la fibre optique proposé par le département et son président Devedjian.

Notre collègue conseiller général Vert des Hauts-de-Seine, Vincent Gazeilles, nous a expliqué que ce n’était pas le principe d’un programme fibré sous la forme d’une délégation publique qu’il contestait mais le consortium privé. En effet le département dispose déjà d’un syndicat intercommunal, Sipperec qui aurait pu être délégataire sur cette opération en lieu et place du consortium. C’est une illustration du point 1 : on peut déléguer à une structure publique intercommunale par exemple.

4) Pourrait-on déléguer à des opérateurs solidaires de quartier ?

Il s’agit de nouveaux opérateurs locaux de quartier répondant mieux aux besoins des habitants et des entreprises des endroits qu’ils desservent. Ainsi certains pourront développer un support de proximité, plutôt que du support à distance…
Dés lors que les salariés employés seraient spécifiques (insertion etc.), on pourrait déléguer à des opérateurs locaux issus de l’économie solidaire au même titre qu’une régie de quartier s’occupant de travaux intérieurs domestiques. Dés lors qu’on démontre qu’il n’y a pas de concurrence dans le secteur marchand…

06.02.2008

Les Verts-Paris chiffrent leur programme

Une conférence de presse assez largement soulignée par les médias par son « sérieux » et la précision de son travail. On doit à Damien Romanet les développements sur la « déliaison des taux » qui permet de faire davantage porter l’effort fiscal supplémentaire sur les (grandes) entreprises.







Municipales : les Verts à Paris - kewego
Municipales : les Verts à Paris - kewego

Municipales : les Verts à Paris - kewego
Blog Municipales 2008 de France 3 Ile-de-France : http://blog.france3.fr/municipales2008


Côté dépenses, on notera dans les dispositifs proposés :

- la carte « fruits et légumes de 40 euro mensuel concernant les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté en complément d’un « revenu universel » en dessous de ce même seuil (817 euros mensuel)

- le « service public universel du logement » permettant à chaque parisien sans contrat de travail ou moins de 25 ans de disposer notamment d’une garantie municipale pour la caution de son logement

- les avantages liés au plan climat (subventionnement du diagnostic énergétique et de 50% des travaux pour remettre aux normes énergétiques son logement) ainsi que la révision de la grille tarifaire des cantines pour les familles

- un vaste plan d’investissement concernant l’acquisition d’immeubles, la transformation du périphérique en boulevard urbain, le contournement de Paris par le tramway jusqu’à la porte d’Asnières…

30.09.2007

Ce dimanche, le JDD me fait prodigieusement chier

Voilà, c'est dit. Il parait que cela n'est pas habile de la part du candidat aux municipales que je suis mais c'est pourtant la vérité.

Pourquoi?

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Jeudi, en conseil politique des Verts-Paris pour préparer l'élection municipale, un document de travail est incidemment diffusé en réunion sur le mode "20 pistes plus ou moins bonnes pour le projet des Verts à Paris". Un peu comme on fait dans les entreprises, quoi. Tu soumets la meilleure idée et la plus couillone pour voir les réactions.

Et vlan. Cela n'a pas manqué. Comme la proportion d'irresponsables chez les Verts et à peu prés la même que dans l'ensemble de la population française, voilà le papier sur un bureau de la rédaction de l'excellent journal du dimanche.

Excellent journal qui semble ne pas avoir vérifié ces informations tant il semble avoir recopié texto la fameuse liste.

Ah ah. Bon allez, je vous cite une mesure au hasard. Porter le RMI à un niveau proche du Smic. Soit, en gros, allez, 500 euros nets supplémentaires en moyenne pour, au bas mot, 65 000 personnes.

Ca nous fait du presque 400 millions d’euros en année pleine.

Jeu : sachant que le point de fiscalité est à 16 millions d’euros, de combien je dois augmenter les impôts pour financer cette super bonne idée que voilà ?

EXCLU : nous avons retrouvé l'informateur du JDD, ici facilement reconnaissable en 4*4. Qu'on se le dise!!

Un mail d'un observateur avisé m'indique derrière la vitre du QG de campagne, la présence de Denis Baupin, subtilement camouflé en habit traditionnel Chinois. Ce stratagème de campagne promet moultes rebondissements.

21.04.2007

Nicolas Sarkozy président



Madame, mademoiselle, monsieur, bonsoir,

Après notre rendez-vous hebdomadaire « parlez nous monsieur le président », vous retrouverez à 20h30 notre nouvelle émission « la vérité qui dérange », présentée par Jean-pierre Pernaud, consacrée ce soir à la réforme des prélèvements obligatoires.

M Villepin, ancien premier ministre débattra avec son successeur, M Fillion autour du thème « les baisser, oui mais de combien ? ». Brigitte Bardot sera notre grand témoin de la rentrée avec Bernard Tapie à l’occasion de son nouveau livre : « libéré du fisc ». Prochainement en librairie.

Juste après, vers 22h50, notre émission culturelle en compagnie de Madame Chirac, une délicate balade dans le palais de l’Elysée dans une série nommée « souvenons nous, Bernadette », une délicieuse trilogie qui se terminera vers 2 heures du matin.

Dés 6 heures, vous retrouverez « debout les gars », notre rendez-vous du ministère de la défense qui remplace désormais les actualités matinales repoussées vers 10h30…



Nous vous rappelons que suite à la décision en référé du HCSA, nous rediffuserons le documentaire « Cécilia, j’ai reçu l’amour en héritage » en partenariat avec l’hebdomadaire « Paris match », demain soir, en prime time. Une soirée Areva "l'énergie propre, ca me va"…

13.04.2007

Les leçons d'un questionnaire sur la campagne de Dominique Voynet : "le réchauffement climatique au coeur de nos préoccupations"

A huit jours du scrutin, vous êtes plus de 150 à avoir répondu au questionnaire sur ce blog relatif à la campagne de Dominique Voynet.

Vous-vous situez, pour deux tiers d’entre vous, à gauche, écolo ou les deux en même temps.

Sur ce cœur de cible de l’électorat Vert potentiel, vous êtes un peu plus de la moitié à attribuer un qualificatif positif (sympathique, compétente) à la candidate des Verts. Pour un quart « en dehors de vos préoccupations ». Une minorité (15% environ) la trouve sectaire, soit un peu plus du nombre de ceux qui se déclarent « de droite » sans être écolo.

Pour autant, seul un bon quart d’entre vous se déclare « certain » de voter pour Dominique Voynet. Un autre quart n’en n’est pas certain : c’est la marge de progrès de la candidate écolo qui lui permettrait, par extrapolation, de doubler peu ou prou ses intentions de vote actuelles.

Un peu plus de 40% dans cette consultation estime ne pas voter pour Dominique Voynet quoi qu’il arrive.

Dans la mesure où, au niveau national, 40% de l’électorat se déclare encore indécis, quels pourraient être les facteurs déclenchant en faveur d’un vote pour Dominique Voynet ?

Selon notre consultation, la proportion de ceux ou celles qui trouvent « intéressantes » la campagne de Dominique Voynet recoupe celle qui est certaine de voter pour elle. A ce jour, le nombre de ceux qui trouvent sa campagne « audible et visible » n’est pas significatif.

La marge de manœuvre se situerait donc du côté des deux tiers de ceux ou celles d’entre vous qui estiment la campagne verte « peu visible ou peu audible », « peu attractive » ou « en dehors de ses préoccupations ». Nous avons estimé un peu plus haut qu’une moitié d’entre eux sont en gros en possibilité de voter pour Dominique Voynet.

La priorité de « la marge de progrès » ainsi identifiée est très clairement orientée autour des questions du réchauffement climatique. Le vote sur cette nécessité de mettre l’accent sur cette question est en effet assez proche du potentiel global de progression défini plus haut.

Au moment où Dominique Voynet s’inquiète à juste titre de la dramatisation de fin de campagne qui ne peut qu’accroître la tentation du vote binaire, essayons nous à une autre tentation.

Celle de mettre à profit ces derniers jours sur une priorité forte. Une seule.

Celle qui a fait l’objet d’une attention populaire en partie liée au film d’Al Gore et qui illustre le meilleur de l’approche écologique dans toutes ses dimensions : sociale, économique et environnementale.

Et puisque 40% du temps de parole officiel de campagne se trouve ventilé sur des candidatures de la gauche ultra qui se trouve une vocation lointaine à l’écologie, mettons l’accent sur la spécificité des Verts qui fait l’originalité de cette formation : la participation aux institutions et dans les politiques publiques.

Ce qui fait que, dans les régions notamment, les élu-Es Vert-es dépassent l’incantation « d’un autre monde » en essayant de changer tant bien que mal celui qui existe.



Ce clip amateur qui vaut largement celui de bien de pros a été vu plus de millions de fois sur la toile. D’une certaine manière, une « dramatisation » salvatrice là où l’apparence du « vote utile » tue les convictions en même temps que les réserves de voix du second tour.

11.04.2007

Bové, Voynet, Besancenot et Royal sont dans une barque...

Sans vouloir monopoliser cet espace dans un dialogue LCR-Verts qui n’intéresserait potentiellement que 3 à 5% des électeurs selon les estimations actuelles ou pour faire augmenter artificiellement l’audience de ce blog... mais il semble qu’il faille trouver dans nos échanges quelques échos du plafonnement de la gauche dans son ensemble à un niveau le plus faible depuis trente ans.

D’un côté, la gauche sociale-démocrate, empêtrée dans des réponses confuses, distillées ici et là selon ce que les communicants croient déceler dans les attentes contradictoires de la société, réduite à une agrégation de « panels citoyens ».

De l’autre, une gauche « hors des institutions » qui cherche à définir les contours d’un Linkspartei Français, nourrie par la désespérance sociale et le sentiment de déclassement d’une frange croissante du corps social.

On nous annonce, pour les uns, la dislocation en cas de défaite à la présidentielle : serions-nous à la veille de la mise en bière d’une SFIO finissante en rupture avec les catégories moyennes et populaires ?
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Le parti socialiste n’a jamais été, comme nombre de ses cousins européens, le creuset de la France populaire.

Pas plus que la « gauche radicale », promettant par ses différents portes paroles « encore mieux organisés que chez les Verts » : « la gratuité dans les transports », le SMIC à 1500 € net « tout de suite », le passage aux 32 heures « pour tout le monde », mon curé « chez les nudistes » etc…

Non pas que ses attentes soient illégitimes. Il faudrait être un sacré salaud pour dénier le droit à tout cela.

On pourrait même doubler sur la gauche olivierbesancenotquiposeenjean2007.org en reprenant ses arguments sur la « gratuité » (traduisez par « gratuit » : payé par une hausse massive des impôts) en les appliquant à l’eau, à l’énergie, au logement et, pourquoi pas, au pain vendu par ma boulangère à un prix digne d’une capitaliste avide.

Que la première couille molle sociale-traitre qui nous refuse le droit à la gratuité d’une simple miche chaude nous jette la première pierre.

Le problème avec ces promesses, c’est qu’elles devraient embraser un peuple de gauche transporté vers le nirvana que même le Che, Fidel et autres modèles vendus en t-shirt n’ont jamais pu atteindre.
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Pourquoi cela ?

Et bien parce que le bon peuple de gauche ne croit pas un mot de cette gauche qui dit vouloir « changer le monde »…et :

a) bute à la première coalition de droite-FN venue, dés qu’il s’agit de construire une contre-majorité de la LCR au centre (comme cela a été le cas au conseil régional de Picardie aux précédentes régionales)

b) s’arrête devant les portes de toutes les dictatures de la terre prétextant que « ouh la la, c’est compliqué », et que c’est nettement plus fun de dénoncer les grands trusts impérialistes de la mondialisation néo-libérale (j’ai bien lu le diplo)

c) promet de nous donner, pour le malheureux prix d’un porte-avion (ou deux ? combien on en a déjà ?) la « gratuité » des transports collectifs, des cadres jusqu’aux intérimaires, unis fraternellement dans des rames en route vers le travail qu’Olivier leur aura trouvé parce qu’il est super fort et qu’il aura pompé tous les supers profits des méchants et que...

d) Toute chose que les camarades trotsk’new-age hyper fun n’ont pas été en capacité de mettre en œuvre dans la moindre commune de 10 habitants mais bon.



La gauche oscille donc entre la panne sociale et le grand foutage de gueule. Reconnaissons, si j’en crois les résultats de mon grand sondage à moi disponible aussi sur http://jean-marcpasquet.rsfblog.org que la candidate des Verts peine à opérer une percée. La logique présidentielle ne laisse que peu d’espace. Si ce n’est dans les colonnes du « Monde » dont certain-Es de ses journalistes ont du mal à faire le deuil de leur haine recuite des Verts, tout occupé-Es à passer les plats de la gauche radicale du Lubéron.

Mais ne cédons pas à la tentation. Il nous reste une douzaine de jours et gageons que l’autre Trotsk’ Shivardi, autre nostalgique de la France des terroirs et des 36 000 communes de Jean-pierre Pernaud ne nous bouffera pas trop le temps de parole.

On n’est pas aidé.