16.05.2008
Une trilogie Française : Fadela, 34 ans...
Fadela fait des ménages. C’est sa profession.
Cela commence à 4h45 dans un immeuble d’assurance à la Défense. Cela implique qu’elle se lève vers 3 heures.
Fadela dit qu’elle a de la chance par rapport à ses collègues. Son trois pièces est en bout de ligne de RER, à « seulement » 45 minutes de son premier lieu d’embauche.
Puis elle embraye à 6h dans une chaîne de salle de sport, à côté de Nation. Avec un peu d’avance sur son heure, elle pique parfois un somme de 10 minutes à même le sol, juste à côté des douches des vestiaires femme.
7h15. Fin de sa première journée. Elle croise les premiers clients du gymnase. Il y en a un qui est gentil. Il lui dit toujours bonjour en arrivant. Elle refile chez elle, voit défiler Paname du train. Elle aime bien cela. 8h. Elle arrive juste pour lever ses trois enfants quand ils prennent la classe à 9 heures. .Sinon, c’est sa voisine qui s’en occupe ou sa sœur, c’est selon.Toilettes.
10 heures. Les courses, en voiture puis direction l’hypermarché de son agglomération, pour un mi-temps. Fin d’après-midi : là, elle va chercher systématiquement sa progéniture. Le collège est excentré, il faut reprendre la bagnole qui commence à rendre l’âme. Goûter. Pas d’aide pour les devoirs : Fadela s’est arrêtée au primaire. C’est le plus grand qui s’occupe des autres.
Difficile de tenir ces trois-là. Vers 19 heures, Fadela pique déjà du nez. Demain, c’est rebelote. Coucher à 20h30 au plus. Le petit reste souvent devant la télé. Il doit dormir dans la même chambre que sa sœur plus âgée d’un an. Disputes fréquentes. Difficultés pour se concentrer à l’école. Le plus grand, Karim, va chez ses copains. Il a promis de rentrer avant le coucher de sa mère. L’adolescence arrive. Les emmerdes aussi. Il sait qu’il est « pas comme les autres ». Déjà, le boulot de sa mère, mais là, on lui a déjà fait la gueule dans les boîtes du coin pour son stage de fin de troisième.
La fin du mois arrive, c’est pas dommage.
Salaire net, 950 Euros à tout casser. Les allocs n’arrivent pas à 45O Euros au total. C’est pratiquement tout côté recettes. Pas droit aux APL. L’année de la base de calcul, les revenus de Fadela étaient justes au-dessus du plafond. Fadela dit qu’elle n’est pas à plaindre, qu’« il y a plus malheureux »..
Dés le 2 du mois, il faut en sortir 700 pour le loyer sec, rajouter les charges.
A peu prés 100 Euros par semaine pour la bouffe. Trois bricoles. Ne pas s’écarter. Souvent des pâtes, une fois pare semaine de la viande, jamais de fruits, très peu de légumes. Ce mois-ci, ça ne va pas passer. Il va falloir choisir entre la bagnole et la facture d’électricité. Putain de convecteurs. Le mois prochain, on éteindra tout après le lever des drôles. Impossible de renoncer au RER ou c’est la fin. Or, il faut penser à changer les chaussures de la petite, régler la note de la cantine, avancer la piscine…
Il va falloir arrêter le Mac-Do le samedi.
11:40 Publié dans classé X , Culture , Social , Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racisme, vie chère, transport, smic, temps de travail, vie dure, classe sociale
09.07.2007
Redifs estivales : "Le Pen & Dieudonné rejettés par "la banlieue" (26/04))
On a beaucoup commenté le transfert des voix de Le Pen vers Sarkozy qui explique en large partie le bon score de premier tour du candidat de l’UMP.
L’analyse des transferts des voix écolo de 2002 valide le positionnement exprimé avec un certain talent par Daniel Cohn Bendit en faveur de Ségolène Royal et d’une coalition « à l’européenne », des verts à une partie du centre.
Etonnement, la petite visite de sympathie de Dieudonné à Le Pen au soir du premier tour n’a pas fait l’objet de beaucoup d’images. Il est vrai que le soutien à José Bové du « comique » naufragé et des sbires de Tarik Ramadan a pu faire fuir certains électeurs sincères alter mondialiste dans l’escarcelle de Besancenot.
Le transfert idéologique d’une partie de l’ultra-gauche vers l’extrême droite n’a pas eu d’écho électoral dans les « banlieues ».
L’analyse des votes en Seine Saint Denis révèle qu’en réalité, les « citoyens des banlieues », loin des régressions dans lesquelles les deux faux frères ennemis tentent de les faire basculer, ont apporté massivement leur suffrage en faveur de la candidate socialiste.
C’est vrai qu’avec des amis comme cela, les banlieues, elles n’ont vraiment pas besoin d’ennemis.
Avez-vous noté la mise en scène digne des pires émissions de Philippe Bouvard ? Les deux compères, porteurs de la bonne parole « de la banlieue », en police 72 sur l’écran au cas où on aurait pas compris, susurrent leurs dégueulasseries comme dans les petits salons bourgeois. Est-ce son appartenance aux classes aisées qui amène systématiquement Dieudonné à nous renvoyer sa mauvaise conscience à la figure ? Derrière le mince vernis de la politesse des échanges, on pressent qu’une question sur l’Israël (au hasard) suffirait à nos deux compères à lâcher quelques propos aussi ambigus qu’un un petit pet.
09:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : le pen, dieudonné, bbr, intégrisme, facisme, racisme
16.06.2007
Sylvie Noachovitch, adversaire de DSK à Sarcelles, pointée par SOS racisme
Selon le site http://politique.fluctuat.net/blog/, « l'adversaire UMP de Dominique Strauss-Kahna fait l'objet d'une médiatisation enthousiaste ces derniers jours. Chroniqueuse à la télévision, l'avocate Sylvie Noachovitch joue de sa notoriété sur les marchés de la très populo 8ème circonscription du Val d'Oise, celle qui comprend Sarcelles.
Jouant la carte de la proximité, elle fustige un DSK trop occupé par le parti et ses propres ambitions nationales. Lors de la réunion d'un jury littéraire, évoquant son adversaire, qu'elle croit savoir grand séducteur, elle ajoute : Moi mon mari peut dormir tranquille. Dans ma circonscription, il n’y a que des Noirs et des Arabes. L’idée de coucher avec l’un d’eux me répugne". Ces propos sont rapportés par le Canard Enchainé et confirmés à l'antenne de RTL par Nicolas Poincarré (à la demande de Guy Birenbaum), qui rectifie le "répugne" en "révulse".
SOS Racisme commente via un communiqué : "Ses propos sont d’autant plus surprenants de la part d’une avocate qui fait de la défense des ‘opprimés’ un fonds de commerce télévisuel. A ce titre, Madame Noachovitch semble montrer qu’elle a une connaissance bien sommaire des lois qui répriment dans ce pays des propos d’une telle nature et affiche par ailleurs un écart fort cynique entre ses prises de position médiatiques et des propos privés qui montrent une nature bien moins humaniste". L'association demande à l'UMP de condamner ces propos. »
Quelques heures plus tard, une mystérieuse agression dont aurait été victime la candidate détournait l’attention des médias nationaux de cette information.
20:47 Publié dans Médias , Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : noachovitch, sans aucun doute, tf1, dsk, sarcelles, racisme


