12.09.2008

N. Sarkozy ou la bonne du curé

Il se trouve toujours une bonne âme tolérante pour accompagner la laïcité d’un qualificatif : « positive », « ouverte » ou je ne sais quoi.

Aurait-on idée de parler de liberté positive ou négative ?

Quelle arrière-pensée se cacherait derrière une expression telle que « fraternité ouverte » ?

En réalité, il n’est pas besoin de qualifier la laïcité qui n’est ni contre ni pro, ni areligieuse, elle la délimite (la religion) simplement dans le champ privé en la séparant de l’espace public et politique.

Dans le même temps, la laïcité libère la spiritualité de l’empire religieux et supprime tout privilège à quelque dogme que ce soit.

On a vu entrer par la fenêtre de plus ou moins généreux apôtres d’une laïcité « ouverte » au sujet des musulmans. Ne sont-ils pas les premiers, des millions de musulmans, croyants ou non, à subir le joug de l’immixtion religieuse dans tous les espaces de la vie des citoyens et des Etats ?

On en constate également les ravages, aux Etats-Unis, avec une offensive des néo-protestants ou de rabbins radicaux en Israël dans toutes les pores de la société.

On voit maintenant le chef de l’Etat entrer par la grande porte d’une laïcité « positive », se tenant bien de définir ce qu’il entend par une laïcité « négative ».

Bien des pays nous envient notre laïcité et encore davantage de citoyens qui n’oublient pas qu’il y a une liberté au moins aussi importante que la liberté religieuse, c’est la liberté de ne pas croire, d’être athée ou agnostique. Et une liberté plus importante encore : la liberté de conscience, précisément garantie par la laïcité. Tout court.

Allez expliquer cela à M. Sarkozy…

30.05.2008

Visages de l'Islam

Ce reportage est assez représentatif d’une évolution vers un « islam de marché » de régimes qui s’accommodent aussi bien d’un libéralisme pur et dur (pas à la Delanoë…) et de mœurs régressives. Mœurs régressives, c’est à dire l’assignation de la femme à une position inférieure à celle de l’homme, par exemple.

En France, la tentative de représentation d’un islam est en échec sur fond de lutte d’influence. Elle est en rupture avec les attentes de nombreux musulmans comme le montre ce reportage.

Certains musulmans renoncent à leur foi, comme ici en Grande-Bretagne, parfois avec difficultés.

Cependant, comme le révélait l'enquête du Cevipof, pour une grande majorité de musulmans français, qu'ils soient hommes ou femmes, la religion n'est pas un facteur de retrait de la vie française ou d'isolement communautaire. Seul un tiers d'entre eux estime qu'un croyant doit suivre les principes coraniques même si ceux-ci s'opposent à la loi française. Et une écrasante majorité (80 %) considère le mot laïcité comme " très " ou " assez positif "

01.01.2007

De l'importance des rituels

Une récente étude Suisse montre que la fête de noël s'est largement "privatisée" dans la pratique et les esprits.

C'est le cas pour une grande majorité du panel de familles consultées. La résurgence des religieux régressifs révèle une tentative de cliver sur ce rite qui a pourtant perdu l'essentiel de sa dimension originelle.

Dans la pratique, noël est une occasion pour les familles- entendues de manière "classique" ou recomposées- de faire le point sur elles. Qui est arrivé, qui est parti...pourquoi un-e tel-le manque à l'appel...

Certains enfants s'adonnent à ce rite parfois à quatre ou cinq reprises selon le dégré d'éclatement ou de recomposition de leur famille.

Il s'avère que c'est même un temps unique trans-générationel où une attention festive est particulièrement recherchée.

Si la tendance consumériste na pas que du bon, loin s'en faut, on notera que cette tradition séculaire touche tous les milieux sociaux.

A mon tour maintenant de céder à une autre tradition : bonne année!

Jean-Marc.

ps perso : pardon de ne pas répondre au sms de voeux et de considérer ce petit article comme une carte de voeu électronique.