12.09.2008
N. Sarkozy ou la bonne du curé
Il se trouve toujours une bonne âme tolérante pour accompagner la laïcité d’un qualificatif : « positive », « ouverte » ou je ne sais quoi. Aurait-on idée de parler de liberté positive ou négative ? Quelle arrière-pensée se cacherait derrière une expression telle que « fraternité ouverte » ? En réalité, il n’est pas besoin de qualifier la laïcité qui n’est ni contre ni pro, ni areligieuse, elle la délimite (la religion) simplement dans le champ privé en la séparant de l’espace public et politique. Dans le même temps, la laïcité libère la spiritualité de l’empire religieux et supprime tout privilège à quelque dogme que ce soit. On a vu entrer par la fenêtre de plus ou moins généreux apôtres d’une laïcité « ouverte » au sujet des musulmans. Ne sont-ils pas les premiers, des millions de musulmans, croyants ou non, à subir le joug de l’immixtion religieuse dans tous les espaces de la vie des citoyens et des Etats ? On en constate également les ravages, aux Etats-Unis, avec une offensive des néo-protestants ou de rabbins radicaux en Israël dans toutes les pores de la société. On voit maintenant le chef de l’Etat entrer par la grande porte d’une laïcité « positive », se tenant bien de définir ce qu’il entend par une laïcité « négative ». Bien des pays nous envient notre laïcité et encore davantage de citoyens qui n’oublient pas qu’il y a une liberté au moins aussi importante que la liberté religieuse, c’est la liberté de ne pas croire, d’être athée ou agnostique. Et une liberté plus importante encore : la liberté de conscience, précisément garantie par la laïcité. Tout court. Allez expliquer cela à M. Sarkozy…
18:25 Publié dans Politique, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, pape, religion, laîcité
25.04.2008
Sarkozy au divan, Fillion au charbon
Ce qui dépasse la vague impression de « re-présidentialisation » de Nicolas Sarkozy, c’est ce sentiment plus profond qui nous habite presque tous qu’il serait un peu « comme nous ». Ses passages à l’acte parfois surprenants révèlent une fragilité de sa personne (narcissique ?) en réalité peu rassurante.
Hier soir, le président a paru paralysé par les contraintes dont il nous a promis pendant la campagne- à coups de discours de M Guaino- qu’il allait nous en affranchir significativement. Au lieu de quoi, les dysfonctionnements gouvernementaux tromperaient presque le citoyen sur les changements que le pays est en train de vivre. Des revisites des cartes judiciaires, hospitalières et bientôt militaires en passant par l’amorce du dé-tricotage des corps de la fonction publique ou la réforme universitaire, son premier ministre semble d’abord s’intéresser à l’après demain sans beaucoup entendre la colère immédiate du pouvoir d’achat et de la difficulté de vivre.00:20 Publié dans Médias, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, fillion, réforme, promesse, résultat
20.01.2008
In memoriam : 2007, année Sarkozy
Que restera-t-il de cette année ? Un vague arrière-goût de chiotte. Non parce que le président a mis si peu de temps pour renier, en matière de politique étrangère notamment, ses engagements de campagne. Non. Cela, on le savait déjà par avance tant les promesses furent à cette occasion contradictoires. Aux cris sur le « pouvoir d’achat », on entendait rapidement en écho « paquet fiscal » mais bon, c'est encore un autre sujet. Rions un peu justement. Car 2007 restera l’année « droite pipole » comme rarement on aura vu dans l’histoire de notre pays. A force de dire que c’est « sans précédent », on va finir par le croire. Mais alors, d’où vient ce vague à l’âme phytosanitaire ? Il est vrai qu’en sortant un peu de nos frontières, il y a un je ne sais quoi de « french touch » qui a perdu de sa valeur ces derniers temps. Il faut vraiment jeter un regard jusque chez nos amis américains pour assister à une telle mise en œuvre de la vie privée du premier personnage de l’Etat telle qu’on la voit dans l’hexagone. Et c’est sur ce même fond de bigoteries si peu française que les régressifs de tous poils s’emparent de la politique. C’est rarement au profit des questions économiques et sociales. De ce côté-ci de l’atlantique, j’ai noté dans les conversations un vague sentiment d’atterrement qu’on range dans la catégorie « discussions de noël ». Parfois suivi d’un « au moins, au temps de Mitterrand, ça avait davantage de classe ». Et on referme cela dans un placard à balai, juste à côté de la pharmacie.
06:55 Publié dans Liberté d'expression, Politique, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, carla, vie privée, politique
22.12.2007
Le président poursuit sa tournée
Sur l'écran plasma du "Floréal", c’est un peu le tournis via LCI.
Après son tour à Disney, notre président bling-bling est allé se faire voir chez le pape. Et pourquoi ? Pour casser la « laïcité à la Française », paraît-il, « épuisée ». C’est Sarko qui devrait arrêter un peu la coco parce que là, on commence vraiment à atteindre les sommets de l’au-delà.
Attaquer la laîcité, c'est assez à la mode et finalement assez attendu d'un conservateur.
C'est faire croire que la liberté est contre la liberté, l'égalité contre les inégalités, Sarkozy pour les 35 heures, ce genre de truc.
Ce qui est drôle finalement, c'est que notre président s'est trouvé des alliés dans une frange de la gauche régressive qui pense se faire pardonner d'être bourgeoise avant d'être révolutionnaire.
Comme si, aujourd'hui, la liberté religieuse était la liberté la plus menacée en France, avant même la liberté de conscience ce qui est quand même à un autre niveau.Comment se fait-il que dans un pays comme le notre on revienne ainsi par la fenêtre sur des acquis gagnés par la grande au siècle dernier?
Déjà la semaine dernière, l’édition européenne du « Time » nous rappelait que dans son classement des meilleures œuvres artistiques de l’année écoulée, rien, mais vraiment que-dale en France, ne trouvait grâce aux yeux de la rédaction de cet hebdomadaire que ce soit dans le domaine de l’architecture, de la littérature, du cinéma…
Ca commence à sentir le sapin.
Quand quelqu’un d’extérieur vous donne son regard désintéressé, ça calme tout de suite. Et c’est pas les premiers mois du "président-closer, 2 euros seulement" qui ont arrangé les choses.
Là, on est en train d'assister à l'atonie de la gauche dans un placard, laissant la place à tous les bonimenteurs.
post scriptum : Au "Time", ils ne doivent pas connaître Sheila, cf. post d’hier.
00:45 Publié dans Liberté d'expression, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, laïcité, affaire, tom cruise, prédicateur, quartier
13.12.2007
M. Sarkozy : "qui va reprocher le tempérament de M. Kadhafi?"
01:30 Publié dans Liberté d'expression, Médias, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kadhafi, sarkozy, europe
12.12.2007
Rama Yade n'entend rien à la "real politique", les démocrates américains s'en éloignent
De l'autre côté de l'atlantique, les candidat-es à l'investiture démocrate varient sensiblement dans leurs réponses : Hillary Clinton est la plus réticente à rencontrer des leaders de dictatures
02:31 Publié dans Liberté d'expression, Médias, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rama yade, khadafi, sarkozy
17.11.2007
L’insoutenable état de crise de l’université française
Une trentaine d'universités paralysées et des inquiétudes exprimées par les étudiants sur la loi du 11 août portant sur l'autonomie de leurs établissements.
Personne ne peut contredire le constat alarmant de l’université française : paupérisation matérielle, faible engagement financier par étudiant au regard des moyennes européennes, déficit d’enseignants, trop peu de bourses et d’aides au logement…
L’article paru sur Paris VIII dans le « canard enchaîné » de la semaine du 20 juin 2007 vient encore compléter le tableau d’une extrême noirceur. Il est même évoqué des étudiants SDF ou qui se prostituent. Ce qui était exception il y a vingt ans est en voie de banalisation.
Mais l’université française, c’est aussi un fonctionnement archaïque dont il serait vain d’envisager une sortie de crise uniquement par des dotations budgétaires supplémentaires.
Faiblesse des pouvoirs des présidents, modes de cooptation endogame et paralysant, naufrage des premiers cycles, imperméabilité de l’université vis à vis du monde de travail toujours relégué « à l’extérieur » et pour « l’après », tout cela participe également de notre exception culturelle.
L’importance du taux de chômage français s’explique notamment par un sous-emploi des moins de vingt cinq ans. Il est probable que la situation de notre université alimente cet état de fait. Parce qu’on le sait bien, et c’est encore plus vrai quand on fait partie des rares chanceux universitaires issus de catégories populaires, la relation au monde du travail pendant ses années d’études supérieures se résume bien souvent par des petits boulots estivaux et mal payés. Sauf pour ceux qui peuvent jouer des relations.
Quand partout en Europe les cursus à l’étranger et les stages qualifiants en entreprise se multiplient, on est encore à recruter chaque année dans notre pays cinq à sept fois plus d’étudiants en psycho qu’en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Très bien pour le niveau général de culture général diront nombre d’étudiants dont je fus.
Cette situation procède de la séparation entre l’enseignement de savoir et celui de savoir faire : elle est totalement artificielle. Pire, elle alimente le « stock » des sans diplômes (+150 000 par an) de la moitié des étudiants de premier cycle, en échec. Une sélection qui ne dit pas son nom et qui produit des centaines de milliers de victimes chaque année.Notre système d'enseignement supérieur génère même moins de fils et de filles d'ouvriers qu'il y a trente ans...
Quant à la différence entre "bonnes et mauvaises facs", cela fait belle lurette qu'elle est opérée par les cabinets de recrutement.
Le principe de l'universalité de l'université est largement entamé, quant à son potentiel d'ascension sociale, il est toujours existant et c'est un motif compréhensible de crainte des étudiants qui ne souhaitent pas de sélection. Du moins, pas de sélection officielle car elle a effectivement lieu massivement. Et par la pire des méthodes : l'échec.
Le gouvernement parle de « sélection » à partir de la maîtrise. La prise en compte du problème de l'échec à ce stade est déjà tardive, la solution évoquée est une impasse. L’écrémage massif se fait les deux premières années. Pour tous les étudiants, cela se pose en terme « d’éviction du diplôme » sans possibilité de retour. Car la spécificité du système universitaire français réside aussi dans sa violence. Toute sortie de cursus est trop souvent prématurée et définitive faute de seconde chance. C’est déjà vrai dans le secondaire !
Cette situation créée des phénomènes anxiogènes insupportables dès lors que la question des « passerelles » (entre monde du travail et enseignement supérieur) n’est pas posée de manière concrète.
Ce n’est pas tant le moment ou l’opportunité de la sélection que les étudiants redoutent. C’est son absence d’alternative. Cet « après» qui ressemble le plus souvent au vide et qui est facteur aussi bien d’échec, de déclassement que de dépressions.
00:45 Publié dans Municipales Paris 2008, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : paris 8, université, sélection, réforme, sarkozy
22.08.2007
Sept enseignements capitaux de ce premier tour (23/04)
Hier soir, entre un Sarkozy plus habité que jamais et une candidate socialiste encore trop détachée, quelques enseignements post-premier tour qui a passionné les Français-Es.
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13:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, premier tour, les verts, centre, bayrou, analyse électorale, sarkozy
15.08.2007
Interruption de programme (06/05)
Nouvelle grille des programmes sur TF1. Elle prend effet ce lundi midi. En exclusivité, les premiers extraits de notre nouvelle emisson de la mi-journée. Ministère de l’information.
19:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, humour, sarkozy
C'était le 8/05 dernier, cela avait fait 2600 visites uniques : "Premières images exclusives de la petite virée en yacht du président Sarkozy à Malte"
Le nouveau secrétaire général de l’Elysée devrait présenter des excuses officielles dés le 16 mai.
06:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : politique, humour, sarkozy


