04.08.2007
Le 5 avril : "De la mythologie Besancenot…au projet de la gauche pseudo-radicale"
Ce qui est assez affligeant dans ce zapping envoyé par un copain de la LCR, c’est de constater que même « Olivier le facteur » et son équipe de campagne s’accommodent bien du reportage TF1 à la mode gnan-gnan. Et d’ailleurs, quand le présentateur termine par un « en tous les cas, des collègues bien sympathiques… », il s’est affublé de ce sourire avec lequel il fait aussi ses commentaires sur Cécilia et Nicolas..
Qu’il s’agisse de Besancenot ou de tout autre candidat-e, cette immixtion de la vie privée dans le champ politique illustre le mieux ce vide médiatique à la sauce Pernaud. Il est quand même dommage que le porteur de « l’alter-politique » joue à ce point des mêmes ficelles que les candidats « du système ». Il le fait même avec une habileté rare, ce qui le classe davantage dans la catégorie des « petits filous » de la politique qui sans cesse essaient de vous sous-tirer de la compassion pour attirer votre sympathie électorale.
Pour tout vous dire, je ne crois pas davantage à Besancenot gentil facteur (mais aussi « bien marié », habitant un grand appartement dans le 18°, ayant effectué ses classes d’apparatchik au parlement européen comme tout bon apparatchik qui se respecte..) qu’aux sermons d’Yves Salesse quand il nous assène de sa maison de Lubéron « qu’un autre monde est possible » qu’aux petites faiblesses d’une verte pro-Bové quand elle se déplace de colloques en forums sociaux dans les business class d’Air-France.
Cette gauche-là, jouant de bons sentiments et de la culpabilisation de l’adversaire mou « soc-dém »me fait même prodigieusement chier depuis bien longtemps. J’en parle en connaissance de cause car repenti des comités Juquin dés les avoirs quittés. Après avoir constaté aussi le grand écart permanent entre le dire et le faire de cette oligarchie de la gauche pseudo-radicale.
Sur le fond (car toutes ces remarques plus haut qui ne s’adressent pas aux militants de base et autres camarades sincères), je suis quand même consterné de la faiblesse de la critique de la gauche radicale et du projet qu’elle esquisse. D’abord, parce qu’elle évite soigneusement (contrairement à nous, bons cons de Verts) à se frotter aux responsabilités gouvernementales ou même locales.
Déjà, ça calme un peu au niveau de la pertinence de la critique radicââââle.
Le projet radical-fastoche et ultra-universitaire en trois parties reste le même depuis au moins trois décennies. Il est à la sauce « on va redéplacer la valeur ajoutée en faveur des salariés » et au piment « y’a qu’à prendre sur les dividendes des actionnaires ». Avec une ligne sur l’écologie à la fin parce que ça fait genre.
Bien sûr, tout le monde est d’accord sur les intentions.
« Bouh les vilains méchant du patronat, on va vous reprendre tout cela avec la grève des travailleurs ».
Non, mais sans déconner, après avoir planté le projet de constitution européenne (l’Europe libérale gna gna gna), vous pensez le faire comment le grand plan en économie ouverte ?
Bein ouais, ça plait peut-être pas mais on est en économie réelle et pas dans le modèle Chavez.
Par exemple, il eut été possible d’imposer un impôt sur les sociétés au niveau européen. Il eut fallu une étape supplémentaire d’intégration qui est aujourd’hui plantée pour pas mal de temps.
Aussi, quand j’entends Besancenot nous parler comme plan B de la recomposition de Buffet à Mélenchon, je me dis qu’avec des amis comme cela, on a vraiment pas besoin d’ennemis.
14:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : besancenot, sociaux démocrate, gauche radicale, salesse, bavay, critique, présidentielle


