26.08.2008
Les acteurs financiers s'inquiètent également du réchauffement climatique
"Inventer de nouvelles techniques qui réduisent les émissions de CO2 et développer les technologies existantes sont au coeur des efforts pour contenir le réchauffement climatique", souligne Morgan Stanley...
09:15 Publié dans Médias, politiques publiques, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : énergie, gaz à effet de serre, isolation, thermique, logement, plan climat
19.07.2008
L'électricité nucléaire : mode de chauffage le moins polluant ?
Les réacteurs nucléaires, en sous régime par rapport à l'utilisation de notre parc résidentiel, ne sont pas en phase avec l'électricité nécessaire pour nos convecteurs les jours d'hiver. EDF doit alors allumer des centrales thermiques -polluantes- en complément.
Or il faut 3,5 fois plus de fioul, de gaz ou de charbon pour alimenter une centrale qui chauffera un logement à l'électricité que si le logement était directement équipé d'une chaudière brûlant ce même fioul ou gaz. Donc 3,5 fois plus de CO2 émis. Le rendement des centrales électriques nucléaires ou thermiques est ainsi proche de 33% sans compter les pertes dans les lignes électriques, soit environ 11%.
L'Ademe a publié en 2005 une note différentiant le contenu en CO2 de chaque kilowattheure électrique.
Selon les usages faits de l'électricité, il en ressort que chaque kWh électrique consommé en période de chauffage produit 180g de CO2 et jusqu'à 260g les années à hiver froid, cette pollution par contribution à l'effet de serre étant bien évidemment à ajouter à la question des déchets nucléaires.
A titre de comparaison un kWh de chauffage émet :
* 200 g de CO2 s'il est produit par une chaudière gaz
* 280 g de CO2 s'il est produit par une chaudière fioul
* 900 g de CO2 s'il était produit par une seule centrale thermique au charbon alimentant un convecteur électrique
Le contenu en CO2 de l'énergie nucléaire est donc loin d'être nul!
D'après les prévisions de l'ADEME (cf note de débat sur les ENR
page 41), la contribution CO2 d'un kilowattheure électrique pour le chauffage passera à 300 grammes en 2010.
Rappelons que le chauffage électrique est interdit au Danemark et que dans certains cantons suisses, il n'est autorisé que si le promoteur immobilier réussit à démontrer qu'il ne peut pas utiliser un autre mode de chauffage.
En savoir plus sur le site wwf.fr
source : http://www.ideesmaison.com/Le-chauffage-les-differentes.html
00:05 Publié dans Energie, Environnement, Logement, politiques publiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : énergie, nucléaire, thermique, fioul, gaz, convecteur électrique, promoteur
12.06.2008
La Région Picardie sur le point d'élargir la gamme de son prêt à taux zéro aux pompes à chaleur
Le Conseil Régional de Picardie enregistre une accélération de la diffusion de ses prêts à taux zéro en faveur de l'isolation des logements : le cap du millier de prêt est aujourd'hui dépassé. Il devrait élargir en septembre la gamme de son « Picardie Avantage » aux chaudières à bois et aux pompes à chaleur en augmentant les montants : jusqu'à 20 000 euros à 0%. De quoi faciliter le retour sur investissement et rendre plus accessible socialement ces équipements écolos.
Qu'est ce qu'une pompe à chaleur?
Ce sont ces gros appareils pas toujours gracieux et ressemblant à des clims, pompant de l’air frais à l’extérieur (ou dans le sol) pour restituer, en comprimant les calories qu’il contient, de l’air chaud dans votre intérieur.
Ce procédé est d’un rendement calorique et écologique très bon : leur bilan énergétique est particulièrement performant. Pour 1 calorie dépensée, l’énergie thermique restituée peu atteindre les 4 !
Le problème, c’est que ces équipements marchaient jusqu’à maintenant pour le neuf : les « caloporteurs » (les canaux qui portent le liquide transportant la chaleur) n’élevaient la température qu’à 35 à 40°c environ. Insuffisant pour les radiateurs anciens.
Selon le mensuel « Enjeux-Les Echos », le centre de recherche EDF Les Renardières a développé une PAC haute performance montant à 60°c environ. Le rendement est de 1 à 3, tout à fait respectable et utilisable prochainement pour l’ancien.
Un fabricant spécialisé serait sur le coup.
Avec une bonne isolation, une pompe à chaleur pour un logement de 100m2 = 3/4 de gaz à effet de serre en moins = facture d'énergie /4 !!
Point de luxe à l'heure où l'Insee révèle que le cout de l'énergie s'est accru de 15% en seulement une année.
15:50 Publié dans Economie, Energie, entreprises, Environnement, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pompe à chaleur, énergie, thermique, efficacité
26.02.2008
Plan climat parisien : mode d'emploi ou comment passer aux actes!
Ce mercredi soir, à 19 heures, nous organisons un débat sur le plan climat dont vous trouverez les détails dans le Site Municipales Verts 11e. Cela se passe au "Café la Fauvette", métro Goncourt, 115 avenue Parmentier. C'est en présence d'Yves Contassot, adjoint Vert à l'environnement.
Intervention d'Yves au Conseil de Paris : le "plan climat", il faut maintenant passer aux actes.
La Ville espère réduire en 2020 par rapport à 2004 de 30% les émissions de gaz à effet de serre et la consommation énergétique du parc municipal (véhicules, bâtiments publics, HLM, etc.).
Plus globalement, l'objectif est fixé à 25% de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur le résidentiel tertiaire et résidentiel, principale source de hausse de GES (gaz à effet de serre) sur ces 10 dernières années. L’engagement retenu dans le plan est ainsi plus contraignant que les objectifs européens (20%).
Comment y arriver ?
En développant des politiques publiques sur les principales sources et de hausse des GES depuis de nombreuses années. Les transports et le logement.
Pour les immeubles, l’objectif affiché est clairement de « cibler le stock ».Toutes les constructions neuves doivent respecter la norme thermique de 2005, soit 50 KWh par an au m2 pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire. Ces constructions représentent seulement 1% du patrimoine en moyenne, renouvelé chaque année. Et moins encore sur Paris.
Le « stock », ce sont les bâtiments anciens à rénover, c’est à dire le cœur de l’enjeu des GES. L’objectif à atteindre serait de 80 KWh dans un plan comprenant une rénovation thermique de 3.000 équipements publics.
Mais pour les 85% du bâti à Paris qui date d'avant 1975, le "plan climat" propose un "plan Marshall" de rénovation d'ici à 2020 traitant :
- un quart du parc social, soit 55.000 logements en commençant par les plus "énergivores" (1)
- pour les 100.000 immeubles privés qui devraient être réhabilités d'ici à 2050, il est proposé des aides aux copropriétés pour un diagnostic énergétique et des travaux d'isolation subventionnés. (2)
L’objectif actuel est de subventionner 300 immeubles en 3 ans dans le cadre d’un projet d’intérêt général, soumis aux copropriétés, combinant conseil, aide au diagnostic thermique et subventionnement des travaux.
Mais d’ores et déjà se pose la question des leviers financiers (3) pour accélérer l’effort en matière d’isolation. Les trois quart des crédits d’impôts consentis à l’échelle nationale en matière énergétique concernent le renouvelable et, pour une frange minoritaire, l’efficacité énergétique.
C'est un des enjeu de cette campagne. Quand on me demande ce qui nous distingue sur le sujet avec les camarades de la liste du PS, je réponds qu'on partage les mêmes préoccupations. Al Gore nous a beaucoup aidé à ce niveau.
Par contre, dés qu'il s'agit de décliner le "plan climat" en dispositifs de politiques publiques assortis de vrais moyens, cela coince.
Nous pourrions mettre à disposition un "crédit gratuit de 100 000 euros par immeubles" pour remplacer la chaudière (dans le parc social = 25% de baisses de charges), isoler voire développer le solaire pour de l'eau chaude sanitaire.
C'est bien pour l'environnement, c'est bon pour les factures. Et bien, les camarades socialistes, ils répondent souvent "qu'il faut étudier les partenariats", "trouver les bons mécanismes". OK, on est d'accord sur la méthode. Mais pour atteindre un objectif, il faut se donner des marges de manoeuvre et changer d'échelle nos politiques.
Chaque vote pour les Vert le dimanche 9 mars, un coup de pouce supplémentaire pour mettre en oeuvre plus rapidement le plan climat!
(1) sur un total de 220.000 logements sociaux. Le gain serait de 220.000 tonnes équivalent C02.
(2) D’autres mesures sont préconisés dans le plan tel que le recours au chauffage urbain et au gaz collectif. La ville dispose déjà d’un solide réseau de chaleur sur lequel elle peut s’appuyer pour connecter les plus gros consommateurs : administration, établissements scolaires, hopitaux…
(3) lire dans la rubrique ou le tag "énergie" les articles sur le sujet relatant les expériences des crédits bonifiés mis en oeuvre par des conseils régionaux : NPDC, Picardie...
Les "nouveaux outils financiers" pour financer l'efficacité énergétique ont fait l'objet d'un atelier aux dernières assises de l'énergie de Grenoble que j'ai eu le plaisir de co-animer avec Arnaud Caron, Vice-Pdt en charge des finances et de la planification de la région Picardie.
23:00 Publié dans Energie, Environnement, Municipales Paris 2008, Politique, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : énergie, gaz à effet de serre, isolation, thermique, logement, plan climat
26.10.2007
Plan climat : quelques positions du PS parisien
Donc, là, on nous explique que la fondation Clinton vient se renseigner sur ce que met en œuvre la Mairie de Paris dans le cadre du plan climat.
Un plan d’isolation sur 100 écoles (sur 650), les plus énergétivores. 30 ans après le premier choc pétrolier, on réinvente l’eau chaude.
Le pire, c’est que c’est un document de propagande électorale du PS et qu’on sent qu’ils sont super contents de nous l’annoncer, expert à l’appui. On mesure l’ampleur du chantier sur le bâti ancien, 100 000 immeubles à Paris, sur lesquels il conviendrait d’agir.
On n’est pas rendu.
21:45 Publié dans Environnement, Municipales Paris 2008, politiques publiques, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : énergie, gaz à effet de serre, isolation, thermique, logement, plan climat, école
21.09.2007
La ville de Paris soumet au débat son "plan climat"
Avec son futur "plan climat" qui doit être examiné par les élus parisiens début octobre, la Ville de Paris se veut "exemplaire sur son patrimoine". A l’initiative des Verts, porté par Yves Contassot, ce plan affiche un certain nombre d’ambitions.
La Ville espère réduire en 2020 par rapport à 2004 de 30% les émissions de gaz à effet de serre et la consommation énergétique du parc municipal (véhicules, bâtiments publics, HLM, etc.).
Plus globalement, l'objectif est fixé à 25% de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur le résidentiel tertiaire et résidentiel, principale source de hausse de GES (gaz à effet de serre) sur ces 10 dernières années. L’engagement retenu dans le plan est ainsi plus contraignant que les objectifs européens (20%).
Comment y arriver ?
En développant des politiques publiques sur les principales sources et de hausse des GES depuis de nombreuses années. Les transports et le logement.
Sur le plan du patrimoine, l’objectif affiché est clairement de « cibler le stock »..
Toutes les constructions neuves doivent respecter la norme thermique de 2005, soit 50 KWh par an au m2 pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire. Ces constructions représentent seulement 1% du patrimoine en moyenne, renouvelé chaque année. Et moins encore sur Paris.
Le « stock », ce sont les bâtiments anciens à rénover, c’est à dire le cœur de l’enjeu des GES. L’objectif à atteindre serait de 80 KWh dans un plan comprenant une rénovation thermique de 3.000 équipements publics.
Mais pour les 85% du bâti à Paris qui date d'avant 1975, le "plan climat" propose un "plan Marshall" de rénovation d'ici à 2020 traitant :
- un quart du parc social, soit 55.000 logements en commençant par les plus "énergivores" (1)
- pour les 100.000 immeubles privés qui devraient être réhabilités d'ici à 2050, il est proposé des aides aux copropriétés pour un diagnostic énergétique et des travaux d'isolation subventionnés. (2)
Ce plan va être envoyé dans les conseils d'arrondissement, avant d'être débattu en commission (comprenant la majorité et l’opposition) et éventuellement amendé, puis soumis aux élus parisiens les ler et 2 octobre.
Comment faire œuvre utile pour ce plan ?
En évaluant une cible pertinente à atteindre sur le bâti ancien qui soit à la hauteur des enjeux du « facteur 4 » ?. (3)
Quelle pourrait être cette cible ?
Si on prend comme objectif les 100 000 immeubles privés amenés à être réhabilités d’ici 2050, le traitement d’une proportion de 75% d’entre eux serait déjà une belle performance.
L’objectif actuel est de subventionner 300 immeubles en 3 ans dans le cadre d’un processus dit « PIG », projet d’intérêt général, soumis aux copropriétés, combinant conseil, aide au diagnostic thermique et subventionnement des travaux.
Le travail qui s’amorce dans les arrondissements permettra de décliner et d’affirmer l’ambition du plan climat sur son volet patrimoine.
Mais d’ores et déjà se pose la question des leviers financiers (4) pour accélérer l’effort en matière d’isolation. Les trois quart des crédits d’impôts consentis à l’échelle nationale en matière énergétique concernent le renouvelable et, pour une frange minoritaire, l’efficacité énergétique.
Au niveau parisien, la réflexion et les débats dans les arrondissements et au conseil de Paris pourraient également permettre d'adosser à ce plan un chiffrage et une enveloppe budgétaire pluriannuelle.
(1) sur un total de 220.000 logements sociaux. Le gain serait de 220.000 tonnes équivalent C02.
(2) D’autres mesures sont préconisés dans le plan tel que le recours au chauffage urbain et au gaz collectif. La ville dispose déjà d’un solide réseau de chaleur sur lequel elle peut s’appuyer pour connecter les plus gros consommateurs : administration, établissements scolaires, hopitaux…
(3) l'objectif du groupe de travail constitué autour de l’objectif du « facteur 4 » était d'étudier les pistes crédibles capables de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre de la France d'ici 2050.
(4) lire dans la rubrique ou le tag "énergie" les articles sur le sujet relatant les expériences des crédits bonifiés mis en oeuvre par des conseils régionaux : NPDC, Picardie...
Les "nouveaux outils financiers" pour financer l'efficacité énergétique ont fait l'objet d'un atelier aux dernières assises de l'énergie de Grenoble que j'ai eu le plaisir de co-animer avec Arnaud Caron, Vice-Pdt en charge des finances et de la planification de la région Picardie.
00:10 Publié dans Economie, Energie, entreprises, Environnement, Municipales Paris 2008, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : énergie, gaz à effet de serre, isolation, thermique, prêt à taux zéro, logement, plan climat
19.05.2007
Les vrais enjeux de la maitrise de la consommation énergétique
Les ressources financières qui auraient été consacrées par le consommateur ou la collectivité à l'approvisionnement énergétique ont pu être consacrées à d'autres besoins, améliorant ainsi le contenu de la croissance économique : construction de logements et d'équipements d'éducation et de santé, développement des transports collectifs, etc.
Ce facteur économique est particulièrement sensible en période d'augmentation des prix de l'énergie et en particulier du pétrole, tant pour la collectivité (balance commerciale) que pour les consommateurs. D'autre part, les investissements de maîtrise des consommations d'énergie (ou "d'efficacité énergétique) sont pourvoyeurs d'activités et d'emplois : réhabilitation thermique des bâtiments, installation de transports collectifs, développement de l'expertise et du conseil, nouveaux matériaux de construction, etc.
Les conséquences favorables pour l'environnement sont faciles à comprendre : l'énergie qui pollue le moins est celle qui, à service rendu égal, n'est ni consommée, ni produite. Chaque fois que, pour un usage donné, on diminue la consommation d'énergie, on diminue les pollutions et les risques liés au système énergétique.
La plupart des actions améliorant l'efficacité énergétique sont les moins chères pour l'amélioration de l'environnement, qu'il s'agisse des pollutions et des risques locaux ou des atteintes à l'environnement global comme l'aggravation de l'effet de serre ou le risque nucléaire. En effet, ces actions sont économiquement rentables par elles-mêmes du fait du gain sur les dépenses énergétiques.
Le caractère "horizontal" de la maîtrise des consommations d'énergie est particulièrement important à prendre en compte pour le développement des politiques sectorielles (logements, transports, créations d'activités et d'emplois, santé, tourisme…) qui constituent les priorités de la politique régionale.
Nouvelles méthodes et nouveaux acteurs
Les questions énergétiques ont été traditionnellement prises en mains par les compagnies productrices et vendeuses de produits énergétiques. L'utilisateur s'est vu limité à un rôle passif, réduit au paiement des factures énergétiques.
Dans un nouveau contexte de "ré-appropriation" des questions énergétiques, de nouveaux acteurs apparaissent et ont un rôle déterminant : les ménages, les entreprises, les collectivités locales et territoriales…
L'expérience montre que les programmes d'efficacité énergétique ne peuvent être réussis que s'ils sont conçus et réalisés par l'ensemble des agents économiques concernés. En effet, ils constituent des ensembles d'actions diversifiées et décentralisées mises en œuvre par les collectivités locales, les administrations et les sociétés de service, les ménages et les entreprises (soit par la maîtrise de leur propre consommation d'énergie, soit dans la fabrication et la vente d'équipements performants).
Dans ce nouveau contexte, les entreprises énergétiques doivent elles aussi modifier leurs pratiques et passer de la logique exclusive de fourniture d’un produit énergétique à une logique de réponse globale à un besoin de service traitant sur le même pied les actions sur la demande (moins de consommation d’énergie pour le même service rendu) et celles sur l’offre (production et livraison des produits énergétiques pour satisfaire le besoin de consommation).![]()
02:55 Publié dans Economie, Energie, entreprises, Environnement, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : énergie, nucléaire, thermique, fioul, gaz, convecteur électrique, promoteur
13.05.2007
Certificat blanc : un mécanisme pour réduire l'intensité énergétique
Ce mécanisme s’inscrit dans un objectif de réduction de l’intensité énergétique de 2% par an dés 2015 et de 2,5 % d’ici à 2030. Les certificats blancs ont pour principale cible les consommateurs «diffus».
![]()
Le marché des certificats se composera d’une « offre» (les actions permettant de nouvelles économies donnant
lieu à des certificats produits par les DRIRE) et d’une «demande» (des économies d’énergie sont imposés à certains opérateurs du secteurde l’énergie).
Le certificat a un prix plafond, fixé à 2 ct/kWh en énergie cumulé sur 4ans: il s’agit d’une pénalité libératoire imposée si l’objectif n’est pas atteint.![]()
15:05 Publié dans Economie, Energie, entreprises, Environnement, politiques publiques, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : énergie, nucléaire, thermique, fioul, gaz, convecteur électrique, promoteur
12.05.2007
L'énergie devient une compétence locale
Le changement climatique aura mis longtemps à s’imposer comme une donnée dont le caractère
inéluctable est reconnu presque unanimement par la communauté scientifique. Des changements importants sont d’ores et déjà observés ainsi que quelques catastrophes qui ponctuent ici et là l’actualité française ou internationale.
Dans le même temps, les réserves d’énergies fossiles diminuent et leur coût va fatalement augmenter. Les prix
de l’essence pour se déplacer, du gaz ou du fioul pour se chauffer risquent de grimper et de remettre en question des habitudes de vie bien installées.
Les écologistes ont martelé des cris d’alarme pendant plusieurs décennies.
Ces appels à la raison n’ont été que très partiellement entendus. Des mots et concepts nouveaux ont surgi dans les politiques locales, tels le « développement durable » ou les « agenda 21 » mais l’action publique n’a que peu
suivi.
Au pire, elle a tourné les talons face aux oiseaux de mauvais augure en maintenant une politique énergivore
puisque dans les années 1980, la baisse du prix du pétrole avait entraîné un renoncement face aux efforts entrepris dans la décennie précédente sous l’impulsion de l’AFME (la fameuse « chasse aux gaspis »).
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Au mieux, elle a retenu de ces nouveaux impératifs écologiques des axes de communication qui sont venus
s’empiler sur le mille-feuilles des bonnes intentions que chaque institution se doit d’avoir dans son répertoire
: des plaquettes, un colloque, une association, une « coordination des énergies » qui au mieux pouvait déboucher sur un projet « pilote » ou « expérimental»… pour mieux consacrer sa marginalité.
C’est une politique à courte vue, et qui ne peut durablement masquer des réalités aussi crues que le coût des assurances, la facture énergétique des collectivités, des entreprises ou des particuliers. Pour les pouvoirs publics, répondre à ces enjeux n’est plus seulement un impératif moral pour sauver la planète – qui n’engage que ceux qui y pensent -, mais revêt désormais une réalité financière sonnante et trébuchante
qui implique chacun de nos concitoyens.
Pour les élus, c’est l’heure de la responsabilité, et donc d’une politique massive, diversifiée et concrète qui
doit changer la donne. Comme les déchets dans les années 1990, c’est un nouveau phénomène qui émerge :
l’énergie était une ligne dans un budget, elle devient une compétence. Et une fois encore, les collectivités locales
d’une part, l’Europe d’autre part, se montrent plus audacieuses et innovantes que l’Etat.
Christophe Porquier
www.ideesvertes.info
01:15 Publié dans Economie, Energie, Environnement, Fiscalité, Logement, politiques publiques, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, politique, énergie, nucléaire, thermique, fioul, gaz
16.04.2007
l'Europe de l'énergie en plan B
La dégradation de la situation sociale en France a eu raison du projet de traité constitutionnel européen.
Ses réelles faiblesses, en particulier sur sa troisième partie, ont fait converger les attaques de la droite souverainiste et des gauches ultra.
Aujourd'hui, on le sait, il n'y a pas de plan B. Les porteurs de cette option se font très silencieux sur le sujet. Ils savaient et ont sciemment occulté qu’ils n’avaient aucun appui dans l’Europe actuelle pour développer une alternative sociale et écologique : le « non de gauche » a été une exception Française, il a partout ailleurs été conservateur et libéral.
C’est des fédéralistes convaincus tels les Verts que le projet européen peut et doit redémarrer.
Des projets concrets et populaires peuvent demain incarner une « Europe utile ».
Dans le domaine énergétique, l’Europe est la bonne échelle pour initier un vaste plan qui soit en phase avec l’objectif dit de « facteur 4 », avec pour objectif de réduire fortement les gaz à effet de serre (GES).
Là où N.Sarkozy nous présente le nucléaire comme un horizon indépassable, il faut clairement dire que ce typé d’énergie représente 3% de la production énergétique mondiale et que les réserves d’uranium seraient suffisantes pour doubler à peine ce chiffre.
Avec la question insoluble des déchets et les risques réels sur l’exploitation, il n’y a pas d’issue raisonnable de ce côté-là.
Dominique Voynet propose une nouvelle stratégie énergétique gage de création d’emplois dans toute l’Union.
En misant prioritairement sur les économies d’énergie. L’énergie non consommée est celle qui est la moins chère. Un vaste plan d’isolation du bâti existant permet d’économiser 25 à 30% de GES en diminuant d’autant les factures d’énergie.
Dans ce domaine, nous pouvons conjuguer l’écologie, le social et l’emploi. On sait très bien que ce sont les catégories populaires qui coupent les convecteurs pour faire les économies. Ce n’est pas la priorité d’EDF qui doit bien faire fonctionner ses centrales !
On sait aussi que les travaux d’isolation font appel à différents corps de métiers du bâtiment, secteur d’emploi local et non délocalisable.
Dominique Voynet propose également un plan de développement des énergies renouvelables, la mise en « réseaux de chaleur » des bâtiments publics, un plan de ferroutage massif et une forte relance de la recherche développement pour préparer l’après nucléaire.
Voynet à 1%, c’est quoi qu’on en dise, du plomb dans l’aile pour réorienter notre politique énergétique. En France, bien sur. Mais le score des Verts sera aussi un signe sur les priorités que nous voulons…au-delà de nos frontières.
07:10 Publié dans Energie, entreprises, Environnement, Logement, Politique, politiques publiques, Social, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : énergie, nucléaire, thermique, fioul, gaz, convecteur électrique, promoteur


