15.02.2008

- C'était moins chiant que la dernière fois (la phrase du jour)

Il y a trois semaines, nous étions invités sur Richard Lenoir par des habitants du Boulevard du temple pour un débat d'appartement : c était ce soir.

On y est allé avec Khédidja Bourcart, notre tête de liste sur le 11e et franchement, c’était pas dommage.

Appartement : vaste. Public : plutôt petite bourgeoisie, classe moyenne intello, étudiants, 30 personnes en tout dont une majorité de gens de gauche comme ça, au feeling….

Organisation : nous deux face à 25 chaises assises dans un grand salon.

Animation très rythmée obligeant à des réponses précises et concises, rien à voir avec les réunions classiques, quoi.

Ambiance : attentive.

Sujets traités : divers, sur des angles précis, pas de parlottes.

- transport : coups droit sur le stationnement, reprise de volée sur le tram, bon smash sur le boulevard périphérique...

- logement : franchement en phase avec la salle d'autant que l'invitant mène une bataille avec sa petite communauté sur le sujet. Des personnes approuvent quand on parle réquisition, préemption, logement social diffus. Très bonne écoute quand on parle de cas concrets sur le 11e : Bréguet, Charonne, on peut encore faire des logements.

- commerce : attentifs à notre position sur la création de deux "éco quartiers" et à la création d’un pôle d’emploi solidaire sur l’immeuble Bréguet.

- Khédidja Bourcart très écoutée sur la question des foyers, des marchands de sommeil.

Comme la plupart du temps, les gens se lâchent sur la fin.

"Vous jouez votre survie?"

Ici, on peut aussi « parler vrai » et plaider l’impôt contre politiques publiques.

Merci aux invitants !

10.02.2008

In memoriam : le « Modem ».

On se pressait ce midi sur l’aire des jets d’eau de Richard Lenoir pour la photo de la liste PS-Sarre-PC…sans les (futurs ?) alliés du Modem .5d0578d75a17518323817282229e15b7.jpg

Malgré les appels du pied de Bertrand Delanoë dans le JDD du jour, ils manquaient à l’appel. Disons la vérité, c’est à se demander si notre Bertrand n’est pas en roue libre sur le sujet tant il semble soulever l’interrogation de ses propres militants. Sur l’hypothèse d’une alliance avec « le parti du centre ptètbein-qu’oui, ptètbein-qu’non », il n’y a pas que les militants communistes qui font la tronche.

A chacun sa croix.
Revenons à la raison de l’absence du Modem sur le cliché. Elle serait d’ordre technique.
En effet, nous avons retrouvé la trace de son tête de file, alias l’ex-Vert Olivier Pagès.

Nous, les écolos, on pense que nous avons réussi notre coup : en envoyant notre Eric Besson local imploser les centristes de l’intérieur. Et ce, avec l’aide d’un autre élu sortant, anciennement proche de José Bové et, plus certainement, de la confusion.

Cette « trace », c’est un tract de couleur orange avec une grande photo de l’édile passé au Modem…toute cerclée de noir. Du coup, nous en avons tiré quelques conclusions hâtives et rappelons au souvenir des militants démocrates ce que notre ami rédigeait dans sa fulgurante dernière motion (2,1% au congrès) :

« Les deux idéologies dominantes s’appuient sur une production centralisée des richesses. Celles-ci restent concentrées pour s’accroître dans un cas (le libéralisme) ou sont redistribuées plus ou moins bien (du marxisme à la social-démocratie) ». Et il proposait « une production autonome, qui pourra s’appeler auto-développement dans le domaine économique».

C’était assez visionnaire, en effet. Du Jean Peyrelevade dans le texte.

Si tout cela n’est pas très clair, se reporter au site du candidat du Modem à la rubrique :
»mon action »
Là, tout devient plus net.
On comprend mieux la désaffection du terrain local des nouveaux militants du parti de François Bayrou.

09.02.2008

Ambiance de siège rue Fontaine-au-roi

Nos nuits de réunions « et de travail » chez Alice ont une réputation dans le parti qui a dépassé le onzième arrondissement.

Dans ce « QG de fait » de la rue Fontaine au roi, rares sont les échanges de nos comités qui ne commencent pas par un coup de rouge, un morceau de fromage ou quelques pâtes. La première heure est assez peu productive, faite de déconnades et autres autodérisions qui font mieux passer la rudesse d’une campagne électorale…et déborde parfois sur la deuxième heure.


Faut-il rattacher ces soirées à la tradition du nord de notre arrondissement qui, s’adonne dés le 18e siècle, aux arts populaires et à la ripaille ?

L’ambiance de ces rencontres improvisées est en réalité faussement potache.
On y finalise toujours en urgence des actions, réglons tous les problèmes imprévus, innombrables, qui se posent que ce soit pour déposer une liste, organiser un événement, achever l’écriture de nos documents de campagne.

Il faut se lever le lendemain pour partager quotidiennement les actions avec les militants puis…partir au travail.

Les Verts connaissent un regain d’activisme qui fait plaisir à vivre et aide à tenir le rythme de la période.

Ce soir, lecture d’un mail d’un militant.

- Désolé pour mon absence au "monop" ce matin, je dois être à 11h30 avec les Enfants de Don Quichotte au bois de Vincennes ou nous avons eu la mort de froid d'un homme sans domicile en fauteuil roulant...il a été mis à la porte d'un foyer de la croix-Rouge… »

En bas de la rue de faubourg du temple, je ramassais un tract du Modem, recherchant derrière l’aplat orange quelconque idée masquée derrière une photo très « Barbara Gould ».


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"Dans la rue de la Fontaine au Roi, résista la dernière barricade de la Commune de Paris. Défendue par ses chefs : E.Varlin, T.Ferré, J.B.Clément.*
Elle succomba vers midi, le 28 Mai 1871
au terme de la Semaine Sanglante."

(*) Jean Baptiste Clément auteur du « Temps des Cerises »

En photo : Jean-Charles Lallemand, notre directeur de campagne, en repos temporaire sur le coup de 3 heures du matin, sous la tente de la rue Fontaine-au-roi. Une pensée émue pour Cyril, compagnon d'Alice, dont nous partageons parfois le bord de son lit, à proximité de l'ordinateur, sans aucune forme de culpabilité.

07.02.2008

- Raaah, non merci, vous faites chier...(la phrase du jour)

Une diffusion de tract, c’est rarement le soir et la nuit. On a tenté avec Florence. C’est pas parce qu’on est un peu désoeuvré c’est simplement parce que le train du boulot arrive tard et qu’on n’a pu s’y rendre avant . C’est assez cool en fait, le 20h/21h, place de la République.



Les gens tendent plus curieusement la main, c’est détendu dans le regard. Les « 50 propositions des Verts-Paris » partent comme des petits pains. Un monsieur s’arrête et me précise que « les boites de pizza ne sont pas recyclables : pas assez secs comme déchets. »

Il indique aussi qu’il faut nettoyer la canette de Coca avant de la jeter dans le bac approprié.

Il avoue enfin qu’il vote Vert « parce qu’il ne peut pas faire autrement ».

C’est bien aussi, « voter par dépit », je luis réponds.

Florence raconte que l’autre jour, les supporters de Madame Tissot (UMP) distribuaient des tracts en criant « moins d’impôts ». Du coup, les Verts ripostaient dans la contre-culture par un « plus d’impôts » de derrière les fagots.

Une dizaine de passants passent sans nous voir, le pod vérouillé sur le crane.
La sortie du "Yahoo-sport" de Répu : on devrait faire un carton dans les cours de "step".

Une jeune dame, un peu sèche, redonne son tract : « ah, non, vous faites chier les Verts ».
Ca circule mal gna gna gna.

Au fait, vous n’avez peut être pas vu notre proposition de « la place Répu » en 3D sur le Site Municipales Verts 11e

Y’ a du boulot derrière, c’est pas du De Sarnez.

Un militant du PS croisé sur le chemin du retour : « vous, au moins, les têtes de liste distribuent les tracts ». Les autres ne savent pas ce qu’ils perdent.

02.02.2008

Lettre à mes camarades socialistes

Aujourd’hui, les camarades socialistes me faisaient la gueule. Et comme je sais maintenant qu’ils lisent mon blog, je voulais ici rétablir la vérité sur mon post du 30 janvier. Non, la voiture de Patrick Bloche n’est pas un tracteur de l’ex-Allemagne de l’est mais juste une petite clio (peut être) un peu mal réglée.

Ces petites égratignures rigolotes, c’est juste notre manière à nous de vous dire qu’on vous aime bien : particulièrement Philippe Ducloux qui a toujours une histoire drôle à raconter et François Vauglin dont nous apprécions les qualités humaines et sa rigueur. Et d’ailleurs, nous étions ensemble à défiler cet après-midi, après notre tractage. De la mairie du 11e jusque dans le 19e avec nos amis de RESF, vous avez pu constater que le Modem se fait absent en ce genre occasion.

C’est un point sur lequel nous voulions attirer votre attention. Maintenant qu’il semble que la menace que le 12e arrondissement bascule à droite s’éloigne et que nous pouvons avoir la majorité au conseil de Paris entre nous, alors, pas besoin de faire « ménage à trois ».

Pourquoi ?

Non pas que la liberté des mœurs nous effraie.
Mais pour des raisons de fond, d’abord. On y reviendra ici à l’occasion du chiffrage du programme de nos formations. Le « projet Modem » est à évaluer à la lumière du sérieux avec lequel leur grande prêtresse annonce « stabilité des impôts » et en même temps « couverture du périph’ », « tramway jusqu’à Asnières » et autres bonnes idées…non financées.

Pour des raisons liées au timing politique également. Nous savons qu’il peut vous être tentant de réaliser un grand chelem englobant nos victoires probables et…celles qu’une alliance avec le Modem.

Êtes vous certains que nos électorats y sont prêts ?

Il y a aussi un risque différé. Celui qui sera le notre lorsque après une saine confrontation aux prochaines présidentielles, notre Maire de Paris se retrouverait au second tour avec des adjoints et des conseillers de Paris soutenant…un autre candidat que lui !!

Vous savez que nous avons tous un pas à faire dans notre refondation. Celle des idées et le temps qui nous reste ne sera pas trop long.

Chers camarades, n’ajoutons pas de difficultés supplémentaires au parcours que nous pourrons faire en commun.

Voilà, si ce blog peut servir de lien entre nous en complément de nos rencontres…

Bien sincèrement…

30.01.2008

Les tribulations d’un candidat aux municipales et « le mystère Patrick Bloche »

Ce soir, nouvelle « diff » devant deux supermarchés autour de Goncourt. Public populaire, davantage que sur Richard Lenoir. Par rapport à il y a quelques semaines, prise de nos tracts plus chaleureuse. La main est plus « attrapante », parole de « diffeur ». On cause plus aussi. Un lecteur du Figaro magasine nous lâche que nous sommes le seul parti dont la cote remonterait en ce moment. Une électrice socialiste traditionnelle nous dit qu’elle va réfléchir cette fois ci au premier tour. La fusion entre le PS et le MRC de George Sarre n’est pas à son goût. Un papi va voter pour la première fois pour les Verts. L’alliance avec le Modem « n’est pas son truc ».

Une amie écolo justement nous aperçoit et impose à sa progéniture un arrêt discussion. Et là, une bagnole toute fumante à l’arrière se gare juste à notre niveau.

- Mais quel est ce c… ??

Mort de rire. Patrick Bloche, himself, en descend. Il rejoint une réunion « sur la démocratie » qui se tient dans le coin. Patrick nous rassure en affirmant qu'il s'est collé une pastille verte sur le pare brise. Les enfants encore asphyxiés de Florence, notre amie écolo, passe du bleu pale au jaune. C'est bon signe.


df49295c773bee1b88f60c2e1a36aeff.jpgJe demande à notre patoche local ce que monsieur Bloche, premier fédéral, pense de la déclaration de Delanöe sur de possibles alliances avec le Modem.

- On se tournera PRIORITAIREMENT vers les Verts.

Bon, ça ne fait pas de doute. D’autant qu’il ajoute en s’éloignant que « tout dépens de vous », du score des Verts.

Autrement dit, si le Modem prend en otage un arrondissement clé, comme le douzième, il va commencer à buter les gosses dans les autres arrondissements.

Entendez, les élus Verts au conseil de Paris notamment.
Voilà, c’est bien ma veine.

Un de nos élus dont la productivité était proche de celle de l’union soviétique avait été écarté lors de nos investitures. Il se retrouve aujourd’hui chef de file du parti centriste sur le onzième. Au grand dam des militants du Modem dont le choix de Madame de Sarnez n’est pas à discuter.

Le revoilà en situation de me dessouder, avec d’autres…avec l’assentiment possible des camarades socialistes.

A Paris, Delanöe fait coup double. Il voit ainsi l’occasion de diminuer son allié écolo trop dissipé et de s’appuyer sur un autre, dont le programme et les listes ont été bricolés en catastrophe.

Entre l’ex-Tibériste Bariani et « l’anti impérialiste » Catahier, pour quoi vote-t-on quand on glisse un bulletin Modem dans l’urne ?

On s’en fout en réalité.

Le Paris du Maire est au delà. En faisant de Paris un laboratoire pour de nouvelles alliances, Delanoë fait la nique a Ségolène Royal en adoptant sa propre stratégie.
Une alliance bricolée potentiellement majoritaire évite de surcroît une refondation idéologique au parti socialiste, travail qui est moins la tasse de thé de Delanöe que de Royal.

Sur le trottoir d’en face, avenue Parmentier, une boite à Pizza fait des promos sur la « grande à emporter ». Sur le comptoir du patron, un exemplaire de "La Stampa". En Italie, la coalition Prodi est tombée.

Et Rudy Giuliani vient de jeter l’éponge.

Madame Tissot (UMP 11e) fait du spam auprès des électeurs

Comme Madame Tissot a fait l’arbre de l’UMP cachant la forêt des absents de sa liste présentée en 2001, cela explique peut être cette démarche un peu virtuelle vis à vis des électeurs…