19.10.2008

Délices des classes bourgeoises et nouvellement parvenues

Vous avez certainement connu dans votre enfance un adolescent problématique, un peu en marge au collège, et qui exerçait son autorité à coups de claques ou autres petites menaces plus ou moins suivies d’effets. Moi, il s’appelait Patrick Choquet*. Ce type délaissait de ses assiduités les élèves des classes bourgeoises pour se rabattre sur mes semblables : les fils et filles de prolos « sans histoires » qui attirent moins l’attention des sociologues que le mépris des classes dominantes.

« File-moi tes patins ou je te mets une bouffe ». Près de vingt-cinq ans plus tard, ces admonestations de Patrick Choquet raisonnent encore dans ma tête comme le crissement de la glace de la patinoire de nos sorties de classe. C’était en 1982, à Pessac alouette, en Gironde.

Honte à toi Patrick.





Retournement de l’histoire. Patrick Choquet, mon icône à jamais des classes dangereuses, habite aux confins d’une région qui délaisse ses périphéries. Manœuvre dans une PME qui bat de l’aile, il claque le tiers de son Smic en frais de ses deux bagnoles. Trop loin du travail de sa femme pour n’en avoir qu’une, trop cher pour s’en servir en dehors de la semaine. Patrick n’a pas résisté à l’offre alléchante : celle d’un pavillon, ruiné par des convecteurs et chauffé à blanc au taux variable. Pas plus que son Maire, d’ailleurs.

Aussi, je lance un appel. Aux grands bourgeois bercés par le cinéma des fils et filles à papa de St Germain des près, aux névrosés de classe chahutés par leurs conflits intérieurs, maîtres des subtilités du plan en deux parties, militants des partis trop éclairés pour aller à l’essentiel : un bon geste !

Patrick et sa famille sont pressés.
Par leur patron, défiscalisé.
Par leurs traites, empilées.
Par leur banquier, renfloué.

Que notre vernis social se fissure pour nous rappeler ce sentiment qui nous a parcouru en fin de classe de troisième. Lui, en partance pour les filières professionnelles et nous, en « bac général »…

Patrick, t’es con. Je t’avais dit de me laisser mes patins.


* Le nom de Patrick Choquet a été inventé pour préserver l’anonymat de ce monstre.

04.08.2008

Trouble(s) de voisinage

12.01.2008

-Si les Keufs nous coincent, on dira qu'on distribue pour les paraplégiques....

LA PHRASE DU JOUR, un militant Vert, distribuant sans autorisation dans les boites aux lettres d'immeubles fermés par des digicodes.



JC en connaît un rayon. En croisant les résultats électoraux de son arrondissement depuis six ans, il peut déduire où sont globalement nos réserves de voix.

A pondérer par les déménagements et les changements de sociologie qu’ils entraînent. Mais il n’empêche : nous vérifions sur pièce que le transfert des voix des Verts sur la période récente s’est fait en faveur du cousin socialiste.

Peur Sarkozyste aidant, les électeurs de gauche du premier tour ont moins répartis leurs voix entre le PS et les Verts au détriment de ces derniers.

Quant au Modem, son score des dernières législatives n’a pas bénéficié du transfert d’un ancien Vert. Il s’agit d’un vote des quartiers assez classiquement bourgeois, à quelques exceptions près.

Du coup, nous planifions d’orienter nos diffusions en fonction de ces constats. De là à mettre l’accent sur certains thématiques plus localisées, nous avons convenu qu’on ne vendait pas des yaourts non plus.

Il n’empêche. Il serait intéressant de voir dans quelle mesure les électeurs sont sensibles à la propagande électorale. Un papier avec du texte et des photos, distribué à grande échelle, a-t-il un véritable impact?
En tous les cas, nos concurrents de droite, eux, on trouvé la solution au problème…

09.01.2008

- Putain, le site de Delanoë fait presque "Amélie Poulain". D'habitude, c'est nous..."

LA PHRASE ET LA VIDEO DU JOUR.
Un copain Vert, hier soir, 11e arrondissement.

02.12.2007

Métro, boulot,dodo...

25.06.2007

Chronique de la vie quotidienne en Irak