19.04.2008
Darcos : un faux air de ministère de la propagande
Le ministre de l’éducation nationale déclare récemment sur une chaîne de télévision l’absence de suppressions de postes au lycée Voltaire dans le 11e ce qui est démenti par des sources du lycée même. Extrait du Canard enchaîné de mercredi "Des lycéens plus égaux que d'autres...", p. 8 : [compare la situation à Sevran et Bobigny (93) / dans le XVIe...] "A Paris, les collèges des six arrondissements les moins bourgeois perdent 60 postes. Ceux des huit arrondissements les plus aisés, 18 seulement ! Encore plus fort pour les lycées : 45 suppressions pour les premiers, 11 pour les seconds." Il justifie les 11 000 suppressions de postes dans son ministère en 2009 pour des raisons démographiques alors que c’est précisément l’année du regain à ce niveau. Hier, dans le quotidien « Le Monde », des témoignages de collégiens d’Aubervilliers démontraient que la présence d’adultes-au delà même des enseignants était plus que justifiée dans l’enceinte scolaire.
Des études publiées en 2006 par le think-tank « La république des idées » indiquaient que des classes de 17 élèves dans les zones d’éducation prioritaires accroissent les performances en mathématiques de 40%.17:20 Publié dans Politique, politiques publiques, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : darcos, voltaire, grève
10.04.2008
La police tente de forcer le blocage des lycéens de Voltaire, Paris 11
Selon dedalus , dans un article du 10/04/2008 publié sur le site « le post » : « ce matin, à 7h15 au lycée Voltaire, Paris 11, les lycéens préparent activement le blocage de l'établissement, prenant le relais de trois semaines de blocage par les professeurs. La police arrive et, alors que d'ordinaire les forces de l'ordre assure une présence discrète, de manière à pouvoir éventuellement intervenir en cas de dérapages (qui ne se sont jamais produits), elles ont cette fois très visiblement décidé de jouer la carte de la tension et interviennent de manière plutôt musclée - et il semble que ce fut également le cas dans nombre d'établissements scolaires en mouvement dans l'Est parisien.
(…)
Très vite, et devant les protestations véhémentes des nombreux professeurs présents sur place, et bientôt de quelques parents appelés à la rescousse, les policiers renoncent (…) le proviseur du lycée obtient du rectorat, en échange de la fermeture administrative du lycée, le départ de forces de police pour le coup créatrices de désordres. Les policiers remontent dans leur camion et quittent les lieux, non sans emporter avec eux les poubelles du quartier sous les huées de lycéens moqueurs et triomphants.
Un document de la chaine "Paris cap", le 9 avril.
Au-delà du comportement des autorités qui, après des semaines de mépris pour des revendications qui s'expriment légitimement, jouant la carte de l'enlisement d'un mouvement qui au contraire ne fait que prendre de l'ampleur, jouent à présent celle de la répression et du dérapage dans la violence, il faut noter le sens aigü des responsabilités dont ont fait preuve les jeunes lycéens en ne répondant pas aux provocations des policiers. Parent, j'ai été très fier de leur comportement collectif irréprochable.
(…) Nous appelons, en réponse, tous les parents, élèves et enseignants, à se mobiliser encore davantage pour une école publique de qualité, et notamment demain à partir de 17h, devant le lycée, pour une opération "Colère Noire"
21:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, éducation, grève, lycée, voltaire, 11e


